Sans titre

11 mai 2007

J’écris beaucoup moins ces derniers temps. Je suis seulement un peu tanné, et comme le beau temps se met de la partie, je préfère de loin boire une bière au soleil en lisant, que de m’acharner à écrire des textes qui ne me conviennent pas… Pourtant, j’ai quelques lecteurs et lectrices à contenter et comme ce site ne s’auto-alimente pas encore, je vais mettre fin à mon cybermutisme.

En fait, j’avais publié un texte il y a quelques jours, mais, après en avoir parlé avec le personnage principal de mon billet, j’ai été obligé de le retirer temporairement. Vous savez, il y a de ce genre d’histoires qui ne se raconte pas parce qu’elles sont confidentielles. Et comme la personne qui m’en avait parlé à l’origine avait PROMIS de ne pas en parler, je provoquais un malaise assez considérable envers quelques personnes fréquentant ce blog. Soyez sans craintes, je vais vous publier ce texte dans un avenir plus ou moins éloigné, selon le développement de la situation…

À part ça, j’ai recommencé à avoir le goût de lire. Cette semaine j’ai lu Cosmos de Witold Gombrowicz et m’apprête à commencer Beauté baroque de Claude Gauvreau, bien que j’ai entamé les Nouvelles péterbougeoise de Gogol. De toute façon, je suis habitué de lire plusieurs livres en même temps, surtout que, pour une raison que j’ignore, j’ai laissé en plan La vie en prose de Yolande Villemaire. Le pire c’est que ce dernier roman est d’une rare qualité esthétique. Je le comparerais, au niveau de la construction des phrases, à Alexandre Jardin. On peut reprocher beaucoup de choses à Jardin; d’être un écrivain pseudo-populiste, d’être romantico-cucul, d’écrire des histoires à la profondeur douteuse, mais on ne peut absolument pas ignorer le fait qu’il a une des plus belles plume de la francophonie contemporaine. Ses constructions de phrases coulent comme de l’eau de source, et c’est exactement ce qu’on peut observer dans le roman de Yolande Villemaire.

Pour ceux qui sont moins familier avec l’écriture de Gogol, sachez que ses nouvelles sont considérées très novatrices, et, paradoxalement, un peu misérabilistes. Ces nouvelles phares sont Le manteau et Le nez, alors que le manteau est l’histoire d’un fonctionnaire de peu d’envergure qui tente de gagner en respectabilité en sacrifiant tout pour obtenir une pelisse digne de ce nom, et que Le nez est la recherche de son nez par un homme qui se réveille un matin pour se rendre compte que son organe aux narines doubles est parti en cavale, et qu’il doit tenter de le retrouver.

Ah oui, j’avais gardé une citation pour vous, et comme j’ai seulement envie de la partager et passer à autre chose, la voici sans plus de préambule. C’est tiré de Le procès de Kafka:

“En montant il dérangea des enfants qui jouaient sur le palier et qui le regardèrent d’un mauvais oeil quand il traversa leurs rangs.
- Si je reviens ici, se disait-il, il faudra que j’apporte des bonbons pour gagner leurs bonnes grâces ou une canne pour les battre.”

Sans transition, je suis en train de boire un merveilleux White Velvet sur mon balcon, en vous écrivant ces lignes, et je viens de me souvenir que je voulais absolument vous parler de la nouvelles drogue que deux diablesses (elle et elle) m’ont fait découvrir. Pour cette découverte, et pour plusieurs autres raisons, je les déteste, d’une haine cordiale et réciproque. Il s’agit de Stumble Upon. C’est simple. Vous téléchargez la barre d’outils, vous enregistrez votre profil, et selon vos intérêts, hobbys et goûts, Stumble Upon vous propose des sites internet qui pourraient vous plaire. Vous adorez? Vous cliquez sur le pouce vers le haut. Le site est aussi intéressant qu’un roman de Marc Levy? Vous cliquez sur le pouce vers le bas.

Et ça crée véritablement une dépendance. On se dit toujours “Ah, ok, un dernier site…” Invariablement, on clique une autre fois. Et une autre fois. Et une autre fois.

D’ailleurs, si vous voulez, vous pouvez m’ajouter à votre liste de contacts, alors que je suis inscrit sous le pseudonyme de NSi (qui l’eût cru…)

Je sais que ce billet est vraiment sans but, très échevelé et peu intéressant. Reste que je tente surtout de mettre le doigt sur un rythme d’écriture, et vais tenter de vous revenir avec des vraies histoires d’ici peu. En attendant, j’ai une quarantaine de livres de retard et tient mordicus à tous les lire avant la fin de l’été. Prochainement, la liste des lectures à venir, avec appréciation suivant chaque lecture.

Entry Filed under: Délire incessant. .

3 Comments Add your own

  • 1. Newmontrealaise  |  12 mai 2007 at 7:06

    Bon choix de lecture! moi, je finis les Rougon Macquart de Zola…
    Pour Stumble Upon rien que par esprit de contradiction et parce que je n’aime pas les drogues à dépendance directe, je n’adhérais pas!

  • 2. Mariane  |  12 mai 2007 at 12:34

    Notre plan fonctionne à perfection, Gab ;)

  • 3. gwenaelle  |  13 mai 2007 at 11:06

    Vous cliquez sur le pouce vers le haut. Le site est aussi intéressant qu’un roman de Marc Levy?

    *se roule par terre*

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