Juste pour briser le silence

N’importe quoi!

7 août 2007 at 7:52 17 commentaires

Foglia = Dieu

L’extrait a été pris ici.

Pour ceux qui ne connaissent pas le Très Grand Pierre Foglia, Wiki en dit ceci.

Sachez que c’est écrit texto, que je n’ai pas fait d’entourloupettes cybernétiques pour que mes deux auteurs fétiches (sic) s’y retrouve.

MERCI, HARRY POTTER -L’autre jour, à la radio du midi de Radio-Canada, un dynamique prof des HEC, titulaire de la chaire Pierre Péladeau sur l’art et l’épicerie, a déclaré que le plus extraordinaire chez Harry Potter, c’était son succès. Le professeur pleurait de joie en rappelant que plus de 300 millions d’enfants avaient lu Harry Potter, la preuve que le succès n’est pas incompatible avec l’art, ronronnait-il. En fait, ce grand spécialiste de l’art et de l’épicerie voulait dire que le succès est l’essence même de l’art.

À cette même émission, tout plein de gens sont venus dire que l’important finalement, c’est que les enfants lisent. Peut-être que Harry Potter ce n’est pas de la grande littérature, mais qu’est-ce qu’on s’en fout, disaient les gens, ces enfants là lisent, comprenez-vous, ILS LISENT.

Je n’y avais pas pensé, mais c’est bien trop vrai, grâce à Harry Potter, un jour ces enfants-là vont lire Marc Lévy et pourquoi pas Marie Laberge. Merci, Harry Potter.

Du grand art.

Quand je serai grand, je vais être Foglia (Dieu en moins, évidemment).

24 juillet 2007 at 7:27 10 commentaires

Lire, aimer, rêver

« Le verbe lire ne supporte pas l’impératif. Aversion qu’il partage avec quelques autres : le verbe « aimer »… le verbe « rêver »…

On peut toujours essayer, bien sûr. Allez-y : « Aime-moi ! » « Rêve ! » « Lis ! » « Lis ! Mais lis donc, bon sang, je t’ordonne de lire ! » -Monte dans ta chambre et lis ! Résultat?

Néant. “
-Daniel Pennac, Comme un roman 

Donc, ça va mal.  

Je tiens un blog où je vous débusque des tas de lectures, mais comme c’est si bien dit plus haut : Résultat? Néant.  

C’est la même chose avec mes amours, « On peut essayer, bien sûr » : Résultat? Néant. 

Et, invariablement, la même question découlant d’une rupture : «Mais pourquoi? »  

Au fond, on sait pertinemment. Je veux dire qu’on sait au fond de soi pourquoi la relation n’a pas marché. Mais, on continue à se torturer, à se dire qu’on aurait pu tel truc, qu’on aurait dû machin.  

Et l’éternel « ce n’est pas toi, c’est moi ».  

Un autre classique de la séparation.

Pourtant, cette phrase peut être véridique, tout dépendant du contexte.  Par exemple, arriver dans la vie de quelqu’un au mauvais moment.

On y peut rien.

Ça a beau être une personne liée à notre âme, si le « timing » n’est pas bon, les dents vont grincer, les pleurs vont affluer et la Terre va continuer à tourner (quoiqu’elle aurait continuée d’une manière ou d’une autre, mais vous comprenez le principe).  

C’est ce qui m’arrive en ce moment.  

Elle avait tout pour me séduire, plus j’apprenais à la connaitre, plus elle se révélait surprenante. De plus, je crois que je lui apportais certaines choses. Pas assez, j’imagine.

Mais bon.   

Les circonstances étant ce qu’elles sont, les psychologies étant complexes et les gens parfois décevants (au sens où ils peuvent faire des choix qui nous déçoivent), il faut tourner la page en tirant le maximum de positif face à l’expérience. Mais, c’est extrêmement difficile de tirer du positif quand je ne sais même plus quoi penser face à cette charmante demoiselle.   

Et comme l’impératif ne sied pas au verbe aimer, voyons ce que ça donnera au verbe patienter.  

Patienter.

Sagement.

Peut-être pas si sagement que ça, mais quand même un peu.

Parce qu’on a encore beaucoup à s’apporter, elle et moi, seulement ce sera dans une situation différente. Au moins, comme ce n’est pas une rupture à grand fracas, l’occasion de continuer à se connaitre et de passer du temps de qualité avec cette personne si spéciale est toujours vue d’un bon œil. Un œil caché derrière des verres fumés bleus (ben oui, bleu mystique, Jeanne), mais un bon œil quand même.

Par ailleurs, se côtoyer quotidiennement est une drôle d’expérience, plus déstabilisante qu’autre chose. Ce n’est pas nécessairement l’idéal, mais, dans la vie, il faut faire avec les différentes situations. Ce sont les réactions des gens qui sont porteurs d’indications.       

Bref, quand je vous disais que ça va mal, vous avez bien compris que ce n’était qu’une façon de parler. N’importe quelle rupture d’avec un truc ou une personne qui nous est cher, provoque un pincement au cœur d’une intensité variable. Imaginez quand c’est quelqu’un à qui vous tenez beaucoup, beaucoup, pour des raisons si profondes que vous ne sauriez expliquer autrement qu’en disant: « Regarde-moi dans les yeux, c’est le seul moyen que j’ai de t’expliquer ce que je ressens. »

Donc, à des intervalles aléatoires je suis foutu, soulagé, enthousiaste, déçu, songeur, confiant et craintif, et ce, de façon souvent combinée et inattendue. C’est certain que le fait d’être aussi songeur affecte ma productivité au travail, et que je dois mettre les bouchées doubles pour combler le vide.  

(Je sais que vous n’êtes pas ici pour lire les aléas de ma vie personnelle.  Mais, comme je vis cette drôle de situation et que la réflexion enclenchée est plutôt obsédante, je me permets de vous partager mes états d’âmes, quitte à provoquer grognements, bâillements redoublés et haine à mon égard. J’assume mes gestes.) 

Le pire là-dedans, ou le mieux (vraiment dur à dire), c’est que l’on est encore extrêmement proche, ce qui fait en sorte que nos agissements et paroles sont toujours teintés de regards complices et de pensées ambigües. Disons seulement que c’est un beau défi. De toute façon, J’A-D-O-R-E les défis. Surtout que nos relations sont tantôt bonnes, tantôt froides… 

Je sais que vous avez remarqué mon manque d’assiduité dernièrement, mais comme c’est l’été pour tout le monde, je suis certain que vous êtes aussi sur un tempo plus calme. Sinon, vous m’en voyez sincèrement désolé.

Je n’ai pas eu beaucoup l’occasion de lire ces derniers jours (maëlstrom incessant…), et j’ai presque terminé L’insoutenable légèreté de l’être. Quel livre fabuleux, sur lequel je m’attarderai très bientôt sur cet espace.  

Pour en revenir à monsieur Pennac, j’avoue qu’il a raison.

Rêver non plus ne s’impose pas.

Du moins, ne s’impose pas aux autres. Dernièrement, je prends les moyens pour mener à terme mes rêves (rêves en général, pas les messages codés de l’inconscient transmis lors du sommeil). J’ai écrit sur un bout de papier tout ce que je veux: Je veux ci, je veux ça, je veux X, je veux Y. Cet exercice m’a vraiment fait prendre conscience de ce qui me motive fondamentalement, et je suis heureux d’avoir croisé sur mon chemin une motivation à exprimer mes désirs de la sorte.  Je vous jure que vous devriez essayer.

C’est très révélateur de ce que votre moi-profond peut ressentir et c’est un bon déclencheur de prise de conscience. Je vous fais le message. Faites-en ce que vous voulez. Croyez en vos ambitions, voyez-les de telle sorte qu’elles soient déjà réalisées.  

Je vous laisse pour l’instant sur le fait que je suis extrêmement reconnaissant d’avoir les moyens de réaliser mes ambitions, et suis aussi fasciné par le labyrinthe extrême que la vie m’impose présentement. Ce n’est peut-être pas évident, mais ça a le mérite d’être formateur.  

Comme tout le monde me dit, si ce n’est pas la bonne fille pour toi ça ne fonctionnera jamais, et si c’est la bonne, la vie va se charger de vous le faire comprendre. Il suffit de croire que de belles choses peuvent nous arriver.  

J’y crois, moi.

23 juillet 2007 at 11:40 5 commentaires

Obéir à son sentiment

Il y a de ces livres qui s’imposent d’eux-mêmes:

J’étais avec Catherine, mais comme j’ai horreur de ces blogs d’exploration de petite-vie-quotidienne, du j’aime-pas-le-rose-et-les-champignons-et-la-Terre-entière-doit-le-savoir, je vous épargne les détails.

Bref, je suis avec elle, et, bien que j’ai plusieurs (si peu) livres non-lus qui n’attendent que ça, je lui confie que je cherche vraiment à mettre la main sur Le bruit et la fureur de Faulkner et L’insoutenable légèreté de l’être de Kundera.

Jusqu’ici, rien de majeur. Une obstination marquée, rien de plus.

On passe chez elle (chez sa tante), et, comme de raison, je suis aimanté par la bibliothèque.

Un classique.

J’entre chez quelqu’un, et la première chose que je fais est de voir ce qui compose la bibliothèque. Par curiosité.

Et là, je manque de m’étouffer.

Littéralement.

Je tombe sur un exemplaire de L’insoutenable légèreté de l’être. Je sais que ce n’est pas incroyable, mais ça reste un drôle de hasard dans ma journée. Pour moi.

Ça fait quelque temps que je cherche ce livre. Comme ça, sans le chercher maladivement, mais sachant qu’il traine dans mon esprit comme une promesse qui finira par se réaliser.

Puis, LA chose impensable est devant mes yeux:

ELLE EN A DEUX PUTAINS D’EXEMPLAIRES!

Je veux dire qu’elle n’a QUE cette oeuvre grandiose en double. Aucune autre.

Et donc, évidemment, je deviens complètement gaga et fais des pieds et des mains pour faire comprendre à cette charmante demoiselle le trouble qui s’est emparé de moi. Elle comprend. Du moins, je crois.

Mais là, ce serait trop beau de vous dire que je l’ai rapporté avec moi, et que Catherine et moi vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants prodigues. Faudrait pas rêver.

Quand même.

Vous avez l’air d’oublier que c’est de ma vie dont il s’agit. Sachez que les situations simples sont exclues.

Pour faire une histoire courte, on a un différend un soir; je me fâche contre elle (il n’y a jamais de bonnes raisons pour se fâcher contre une personne qui nous est chère; on peut ne pas comprendre, mais on a pas le droit de se mettre en colère), j’ai l’impression qu’on ne se parlera plus jamais tant mon attitude est déplacée, et, malgré tout ça, elle prend la peine de m’offrir ce livre alors que tout portait à croire que s’en était fini de nous deux.

Mon coeur ne fait qu’un tour, surtout que ce précieux livre est affublé d’une dédicace flatteuse et touchante, gracieuseté de mademoiselle.

J’espère donc que vous comprendrez que ma liste de lecture a été mise en veilleuse le temps de lire ce livre phare de la littérature du XXième siècle. Bien sûr, je vais vous en faire un compte-rendu en temps et lieu, puisque je n’en suis qu’au tiers.

Comme je sais que vous mourrez d’envie d’un aperçu du roman, je vous laisse sur une citation (!):

« Comment pouvait-il le savoir? Comment pouvait-il le vérifier?

En travaux pratiques de physique, n’importe quel collégien peut faire des expériences pour vérifier l’exactitude d’une hypothèse scientifique. Mais l’homme, parce qu’il n’a qu’une seule vie, n’a aucune possibilité de vérifier l’hypothèse par l’expérience de sorte qu’il ne saura jamais s’il a eu tort ou raison d’obéir à son sentiment. »

J’ai bien l’impression qu’une conclusion serait superflue, surtout que cette Catherine est vraiment spéciale.

Comme elle lit ce blog, je m’abstiendrai.

Pour l’instant.

10 juillet 2007 at 11:37 6 commentaires

Le plus beau poème d’amour

Je vous partage un des plus beaux poèmes d’amour jamais écrit:

Oeuvres créatrices complètes – 1977

Mon Olivine
Ma Ragamuche
je te stoptatalère sur la bouillette mirkifolchette
J’aracamuze ton épaulette
Je crudimalmie ta ripanape
Je te cruscuze
Je te golpède
Ouvre grand ton armomacabre
et laisse entrer dans tes migmags
Ô Lunètophyne
je me penche et te cramuille
Ortie déplépojdèthe
j’agrimanche ta rusplète
Et dans le désert des maquemacons tes seins obèrent le silence

-Claude Gauvreau, Oeuvres créatrices complètes, « coll. du Chien d’or », Montréal, Parti Pris, 1977, p.1259

8 juillet 2007 at 2:11 6 commentaires

Contrainte

J’avais un cours de création littéraire au Cégep.

Un cours pratique. Une création par semaine.

Chaque semaine une contrainte de création différente.

Celle que je vous propose aujourd’hui:

 

L’opposition

« Ibrahim gisait, larmoyant. Pas qu’il s’y plaisait, pris ainsi au sol, mais n’y avait aucun choix. Son ami avait fuit. Son assaillant aussi. On l’avait cru mort.

 

 

 

 

 

Passant par là, son voisin vit son corps tout à fait par hasard. Craintif d’un ajout au souffrir du garçon, il lui prodigua un chaud câlin rassurant. Posant sa main sur lui, il prit son bras, trainant Ibrahim jusqu’à son logis.

 

 

 

Il informa papa Ahiram sur son agir, puis laissa l’amour familial pourvoir aux bons soins du garçon. Ibrahim hurlait son mal d’un ton convaincant.

 

 

 

Pansant son tibia, Ahiram stoppa son flot sanguin, puis cicatrisa son trou par un truc inconnu ou tait aux non-instruits juifs.

 

 

 

Sondant Ibrahim pour pouvoir punir l’individu qui l’a assailli, son papa fouilla Ramalah, haïssant son rival par anticipation. Ahiram doutait du pourquoi on avait fait un mauvais parti à son fils, mais voulait surtout savoir qui.

 

 

 

Glanant son information à foison, il trouva un nom: Wakim.

 

 

 

Il prit un ton rugissant pour savoir où l’attaquant musulman du fiston vivait.

 

 

 

Il y accourut à l’instant, tombant sur un rival sanglotant à qui il cria « vil, malin, assassin », fixant aussi son statut patriarcal par rapport à Ibrahim.

 

 

 

Braquant son fusil sur Wakim, Ahiram souhait avoir la raison. Il voulait savoir la raison qui avait contraint son fils à la quasi-mort, frappant Wakim à grands coups aux bras, puis au thorax pour avoir son information.

 

 

 

 

Accomplissant l’humiliation du vis-à-vis, il obtint l’indication.Son fils avait, lui, commis un assaut anti musulman.

 

 

 

 

Ibrahim n’avait subi qu’action d’un ripostant. »Tant pis », cogita Ahiram « tant pis pour la raison ».

 

 

 

Accomplissant donc un oubli par tradition, il fusilla Wakim par amour pour son fils, fournissant ainsi l’occasion aux musulmans d’avilir plus sa population.

 

 

 

Un cahot stimulant un cahot.

 

 

 

Cas banal pour l’Intifada, quasi normal.

 

 

 

L’Intifada, un conflit toujours roulant, un conflit continu. L’Intifada, un conflit sans fin jamais. « 

Une contrainte? Vous en voyez une?

 

4 juillet 2007 at 12:55 3 commentaires

Le 23, les Plaines et les détails

Donc, on est le 23 juin. Québec City.

Je suis arrivé le 22 , question de voir le nouveau-né de mes anciens colocs. Un petit gars, Gabriel, vraiment beau, vraiment petit. Et une équipe du tonnerre s’est affairée à lui concocter le plus mignon toutou (peluche, pour mes cousins et cousines) dans une boutique féérique. Je saute délibérément l’étape de la confection. Disons seulement que c’était formidable.

Le 23 c’est toujours l’enfer, puisque beaucoup de gens viennent des quatre coins du Québec pour converger vers la capitale du fleurdelisé. Et comme je suis un ancien résidant du village de la ville de Québec, je suis de facto le coordonnateur des arrivées et points de rencontre. Au moins, cette année moins de mes amis montréalais (ou lavallois…) allaient se trouver aux plaines, ce qui me donnait un répit sur la planification.

Je vous le dis d’avance, je n’ai aucune idée de qui donnait le spectacle. Ça ne m’intéresse pas, et le gros du party ne se trouve pas SUR les Plaines d’Abraham, mais bien tout autour. Comme je vous disais dans mon dernier billet, la fête est PARTOUT autour.

Depuis plusieurs années, mes amis et moi avons le même endroit de ralliement; sur les remparts, rue St-Louis, à l’entrée des Plaines. Cet endroit nous donne une vue incroyable sur la foule environnante et est un point central pour rejoindre les autres attroupements, tout en ayant un lieu de rencontre pour la centaine d’amis de tout le monde qui finiront par venir dire bonjour au cours des festivités.

On commence donc en se réchauffant un peu. On prend quelques bières avant de se diriger vers le centre-ville, un peu de boucane, et on est parti. Mieux vaut ne pas conduire le lendemain matin (les relents des festivités sont très durs), on s’y rend donc à pied, parce que tous les autobus sont pleins.

Premier problème, mais problème d’envergure: Les remparts sont interdits d’accès par des chiens tenant en laisse d’autres chiens. Tout ça parce qu’une plaie vivante est tombée l’an passé, et se serait ouvert la cage thoracique.

Là, ça va déjà très mal. Les cellulaires ne fonctionnent plus (trop d’utilisateurs dans un trop petit espace donné), les gens sont dispersés et ceux dont nous savons plus ou moins l’endroit de ralliement sont, pour une raison ou une autre, introuvables.

On s’affaire à trouver quelques personnes, et, en même temps, un ami qui a des problèmes à recevoir l’argent qui lui est dû par le gouvernement, tente de faire des affaires en écoulant divers trucs. Ça fonctionne à moitié.

Pour être bien certain de survivre toute la soirée, JD et moi trainons une quinzaine de bières et un vingt-six onces de vodka versé dans un 2 litres de jus d’orange. Mais, comme c’est moi qui ai tenu la vodka toute la soirée, c’était beaucoup trop facile d’en boire constamment…

Tout ça pour dire que la soirée a été bien arrosée, que j’ai rencontré certaines personnes totalement par hasard, et que d’autres (comme le Dr. Zaius et Ketchup Marchand, par exemple) seront pour le prochain voyage à Québec.

Par ailleurs, j’ai assisté à une drôle de situation. Peut-être pas drôle au sens « hi hi, ha ha », mais vraiment une drôle de scène quand même…

Je suis avec des amis à la pataugeuse. Elle est vide. Tout autour, une centaine de personnes sont réunies en petit groupe. Le soirée bat son plein, tout est cependant relativement calme.

Tout à coup, un groupe de policiers à vélo arrivent.

Cinq.

Avec leurs petits casques et tout.

Une personne semble avoir trop bu, et est allongée sur un banc. Les policiers, voulant être gentils, tentent de se frayer un chemin vers l’homme couché, mais ses amis, constatant que ce sont vraiment des policiers, décident de ne pas les laisser passer, et veulent que les policiers s’en aillent. D’ailleurs, l’éclopé se relève finalement par lui-même au bout de quelques secondes.

Tout devrait être beau, les petits oiseaux cui-cui…

Bref, les policiers feraient mieux de s’en aller.

Mais, ils décident de se faire respecter. Et, au fond, ils ont raison. Je veux dire qu’en société, la figure policière devrait être une autorité à laquelle les gens obéissent. Mais, il faut choisir ses batailles.

Et clairement, ce ne sont pas ces cinq policiers à vélo qui allaient vraiment gagner cet affrontement. De plus, les petits casques blancs donnaient une petite allure de farfadets peu crédibles.

Forcément, une empoignade s’en suit, un policier se fait cracher au visage, et pour peu, le groupe de farfadets y passait. Mais d’autres personnes ont réussies à s’interposer, les coups de poing ont volés en toutes directions, quelques brèves batailles entre toughs(!) et même quelqu’un qui a empoigné un banc en bois et a fait mine de le lancer sur la troupe survoltée.

Ça faisait drôle de voir que c’était moins sécuritaire avec des policiers dans les parages… Au moins, ça a bien fini.

Mais comme nous avions autre chose à faire, nous sommes partis.

Le plus gros problème de la fête a définitivement été le côté non-partisan de la St-Jean-Baptiste. Moi qui suis un souverainiste convaincu ai beaucoup de difficulté à voir que cette fête n’a aucune connotation partisane. Évidemment, c’est la fête de tous les québécois, qu’ils soient fédéralistes, autonomistes (!) ou indépendentistes, mais le nombre de personnes qui n’ont pas voulu me parler de ce que représentait la St-Jean pour eux me fait croire que personne en avait rien à cirer.

Je veux dire que ce n’est qu’une immense beuverie. En même temps, comme c’est une fête qui permet de rassembler les québécois de toutes allégences, je ne suis pas tout à fait déçu.

Ça c’est terminé par la traditionnelle poutine piquante du Ashton, le comble de la gastronomie. On a tenté de jouer au aki, mais notre coordination n’y était pas (je ne sais pas trop pourquoi…).

C’est donc sans me tromper que je peux avancer que la soirée a été une réussite, alors que plusieurs personnes intéressantes ont jalonnées son parcours, et que les Plaines, ça reste les Plaines.

27 juin 2007 at 11:10 2 commentaires

Le 23, les Plaines

On est le 23 juin. La veille de la St-Jean-Baptiste. C’est pourtant ce soir que la capitale est prise d’assaut pour un mégaparty.

Imaginez une seconde la ville de Québec remplie de gens. Je veux dire très remplie. Des gens PARTOUT.

Vous voyez le portrait?

C’est plus que ça! Faut le voir pour le croire.

Et, au moment de me diriger vers le traditionnel point de ralliement, je m’interroge sur le pourquoi du comment.

Je vous reviens là-dessus.

23 juin 2007 at 7:54 1 commentaire

Poésir

Écrire le ressentir
Est non-possible
Car les mots de l’esprit
Ne sont émotions.

Pourtant, l’indicible pulsion
Fait se précipiter sur papier:
C’est en vain que l’on tente de mettre le doigt
Sur l’exploré.

Tout de même, on écrit.
On cherche,
On creuse ses méninges,
On biffe,
On repense,
On chiffonne,
On recommence.

Et pendant tout ce temps,
On ressent en décuplé.

18 juin 2007 at 5:04 4 commentaires

Lectures d’été

Au moment de vous écrire ces lignes, nous sommes dimanche matin. Je n’ai pas bien dormi, donc je vais vous soumettre la liste des livres que je dois lire cet été.

Quand je dis que je « dois » les lire, c’est surtout une manière de parlerd’écrire.

En effet, il est plutôt inconcevable que je vais réussir à tous les lire durant la période estivale, surtout en connaissant mon penchant à me laisser tenter par l’achat de livres à prix modiques. Mais, au moins, je me fixe le but d’en lire le plus possible.

Si je vous soumets cette liste, c’est pour savoir un peu de quels livres vous aimeriez avoir des commentaires. Je vais donc tenter de m’astreindre à lire ceux qui auront reçu une quelconque démonstration d’intérêt de votre part. Si personne ne commente, je lirai pour moi et vous aurez droit à quelques échos aléatoire.

Donc, voici la fameuse liste. Elle est composée de livres je n’ai jamais lu ou que j’ai déjà commencés mais abandonnés pour une raison ou une autre, ou que je relis pour le plaisir de la chose, de classiques, de romans obscurs, de théories, de fictions, de dramaturgie, de recueils de nouvelles, de poésie, bref, pas mal n’importe quoi. Par ailleurs, sachez que l’ordre n’a pas d’importance car j’ai fait une grosse pile et que je les nomme au fur et à mesure.

  • Le Saint-Élias, Jacques Ferron
  • Hommage à Michel Beaulieu, Collectif
  • Poèmes, Léopold Sédar Senghor
  • La guerre de la fin du monde, Mario Vargas Llosa
  • Les enfants du bonhomme dans la lune, Roch Carrier
  • La chambre à mourir, Maurice Henrie
  • L’ère du soupçon, Nathalie Sarraute
  • Leibniz et Spinoza, Georges Friedman
  • L’espoir, André Malraux
  • Fantastique île de Pâques, Francis Mazière
  • L’arbre à deux têtes, Claude Viel
  • Défense et illustration de la langue québécoise, Michèle Lalonde
  • L’insoumise, Marie-Claire Blais
  • Les belles-soeurs, Michel Tremblay
  • Le cercle de craie caucasien, Bertol Brecht
  • Éducation euopéenne, Romain Gary
  • La case de l’oncle Tom, Harriet Beecher Stowe
  • La trilogie des déserteurs (L’épouvantail, L’épidémie et Les rescapés), André Major
  • Caligula suivi de Le malentendu, Albert Camus
  • Plateforme, Michel Houllebecq
  • L’homme rapaillé, Gaston Miron
  • Le goût de l’autre, Guy Cloutier
  • La bête humaine, Émile Zola
  • Tous les noms, José Saramago
  • Quoi, déjà la nuit?, Paul Chanel Malenfant
  • La fortune des Rougon, Émile Zola
  • Le turbot, Günter Grass
  • Dieu ne joue pas aux dés, Henri Laborit
  • Faut être nègre pour faire ça, Chester Himes
  • Les pins parasols, Gilles Archambault
  • La généalogie de la morale, Friedrich Nietzsche
  • To kill a mockingbird, Harper Lee
  • La porte étroite, André Gide
  • Celui qui ne m’accompagnait pas, Maurice Blanchot
  • Patience dans l’azur, Hubert Reeves
  • Einstein et l’univers, Lincoln Barnett
  • Le drame de la vie, Valère Novarina
  • La douleur du dollar, Zoé Valdés
  • L’île au trésor, Robert Louis Stevenson
  • Le rouge et le noir, Stendhal
  • La vie en prose, Yolande Villemaire
  • Un taxi mauve, Michel Déon
  • Dune, Tome I, Frank Herbert (je dois trouver le tome II)
  • Le messie de Dune, Frank Herbert
  • Les bijoux indiscrets, Denis Diderot
  • Don Quichotte I et II, Miguel De Cervantès
  • Avant le Big Bang, Igor et Grichka Bogdanov
  • Ainsi parlait Zarathoustra, Friedrich Nietzsche
  • La lune et les deux montagnes, Pedro McGregor
  • Une banale histoire, Anton Tchekov
  • La steppe, Anton Tchekov
  • Entre la vie et la mort, Nathalie Sarraute

Je me doute que vous n’avez pas lu l’intégral de cette longue liste, mais faites-le moi savoir si un titre attire votre attention.

17 juin 2007 at 9:30 6 commentaires

Rouillé. Mais récupérable

Vous avez toutes les raisons de me faire la gueule.

Sachez que je n’hiberne pas, pas tout à fait. En fait, j’éberne.

J’éberne parce que c’est l’été. J’éberne aussi parce que j’essaie de reprendre un peu d’énergie.

Moi qui suis d’habitude une dynamo inépuisable commence à me dire que je n’en peux tout simplement plus. Ça fait longtemps que je le dis, que je suis fatigué, gna gnan, mais maintenant c’est pire que pire.

Pour que je dorme le vendredi soir au lieu de sortir, c’est qu’il y a un sérieux problème (ceux qui me connaissent bien pourront en témoigner). J’ai même de la difficulté à lire plus de deux livres par semaine, et encore, c’est seulement pcq ce sont des livres que je ne peux absolument pas laisser dormir sur mon bureau (celui qui me sert de pas-bibliothèque depuis mon accident de bibliothèque, un crash monumental de … bibliothèque).

Mais, mes vacances arrivent, ce qui va grandement aider. Je n’écris pas dernièrement mais ça va revenir.

J’avais promis une liste de livres à lire avec compte-rendu, ça va finir par arriver. Mariane, je vais publier l’histoire érotique. Mais je me laisse désirer. Ce sera pour un jour de panne d’inspiration!

Récemment, un ami m’a prêté Saga, roman dont était tiré une des dernières citations que j’ai partagé avec vous. Je vous l’avoue d’emblée, c’est mon coup de coeur de l’année. Cet ami me l’avait prêté en me disant que je devais ABSOLUMENT le lire sur le champ, que c’était trop bon, etc.

Etc.

Etc.

Il m’avait bien avertit qu’il me le prêtait car c’était un must. Mais je le croyais à moitié, et je pensais sincèrement lui revenir là-dessus en trouvant moult défaults. Par principe.

Et c’est avec stupeur que j’ai découvert un monstre. Un vrai.

C’est sérieusement le roman le plus captivant:

4 scénaristes prêts à accepter n’importe quel contrat, se font offrir d’écrire une télé série qui sera présentée à 4 heures du matin au budget quasi nul. Qui s’appellera Saga.

Un seul mot d’ordre; s’ils respectent le budget lilliputien, ils peuvent faire « n’importe quoi ».

Et ils le font.

Je vous recommande donc avec conviction ce roman de Tonino Benacquista, Saga.

Le pire c’est que je le dévorais même en marchant, ce que je ne fais que très rarement. Puis, alors qu’il me restait 30 pages à lire sur les 430, je l’ai oublié dans la voiture d’un ami. Bêtement. Et j’ai patienté 4 jours sans… (je sens tout votre désarroi présentement).

Bref, la merde.

Parlant de merde, je sais que c’est arrivé il y a déjà quelques temps de ça, mais est-ce que Vladimir Poutine est vraiment déçu de « n’avoir personne à qui parler depuis la mort du Mahatma Gandhi », c’est à dire, alors que Vladdi Boy n’avait que moins quatre ans? Je ne suis pas certain de l’avoir bien compris celle-là.

Puisqu’on parle politique, inventez une blague sur Sarko. Si elle est drôle, c’est cette blague que j’aurais écrit à cet endroit. Merci de votre indulgence.

Je crois que ça va être tout pour l’instant, alors que je me demande depuis un petit bout de temps comment conclure un texte d’aussi grande (!) qualité.

En vous avouant que je ne suis allé ni à la vente de livres, ni au marché de la poésie?

Ça manquerait de panache, je ne le ferai donc pas.

14 juin 2007 at 8:54 3 commentaires

Nothing Unusual

31 mai 2007 at 12:07 2 commentaires

Saga

« Je me souviens même d’avoir éprouvé une étrange inquiétude la première fois que je l’ai regardée. Je me suis dit que si par malheur elle n’était pas libre, je consacrerais ma vie entière à la débauche sans jamais me lier à personne. »

Tonino Benacquista, Saga

29 mai 2007 at 12:23 3 commentaires

L’espoir (pas celui de Malraux)

J’attendais l’autobus, comme tous les matins, au nouveau terminus Montmorency. Je fais ma petite affaire, je lis Huis clos de Jean-Sol Partre, quand je les vois.

À ma droite, un afro-américain de 6 pieds 3 pouces, lunettes d’aviateur sur les yeux, bandeau (dont je ne me souviens s’il était rouge ou bleu) autour de la tête, à la démarche trainante.

À ma gauche, une fille d’environ 5 pieds 3 pouces, aux cheveux roses, aux bas culottes volontairement (du moins, j’imagine) et allègrement troués, avec un t-shirt tout aussi défraîchi de Crass. Sans compter les caractéristiques bottes à cap d’acier.

Ces deux personnes, aux antipodes vestimentaires, marchaient plus ou moins vers le même point, c’est-à-dire, pas mal sur moi.

Ne voyant pas le lien entre les deux individus, je continue à lire, en notant que les deux ont un visage neutre (bien que je ne vois pas les yeux de l’homme en question).

Puis, à ma grande stupeur, alors qu’ils arrivent face à face, la fille se jette dans les bras du gars, et ils se mettent à s’embrasser comme si leur vie en dépendait.

À ce moment précis, je me suis souvenu à quel point je peux aimer la race humaine.

Du moins, des fois.

26 mai 2007 at 1:08 2 commentaires

Chuck Norris facts

« Chuck Norris doesn’t read books. He stares them down until he gets the information he wants. »

Trouvé ici

21 mai 2007 at 10:21 Laisser un commentaire

Le Divin Marquis

Vendredi après-midi, il faisait beau, chaud, les oiseaux chantaient, les caissières de crèmerie offraient le sourire gratuitement, et les terrasses débordaient de gens sirotant bières/sangrias/cocktails. Sans compter que les sandwichs et salades agrémentés de fromage étaient particulièrement savoureux…

Ne voulant pas être en reste de la communauté, je déambulais sur St-Laurent avec elle, en revenant de l’ONF. C’est sans vous parler de l’achat d’un disque de Georges D’Or et d’un disque de métal (vraiment plate en passant, assez pour que je n’aille même pas le goût d’en parler) sous le regard mitigé de la caissière de cet antre du mal corporatif… (une chance que mon accompagnatrice m’a valu 50% de rabais…)

Bref, vous devez savoir que, étant des littéraires-finis, la discussion tournait pas mal autour de livres. Je sais que vous avez du mal à le croire, mais c’est vrai. Pour une raison ou une autre, on en vient à parler du Marquis De Sade. Pour les plus incultes que moi, sachez que le mot « sadisme » a été élaboré autour des écrits de Sade. Ça donne une bonne image de départ.

Donc, on remonte cette rue très passante, parmi une foule pas mal compacte.

Moi: bla bla bla

Elle: Ah, c’est comme La philosohie dans le boudoir

M: Je ne sais pas, je ne l’ai pas lu.

E: En gros c’est l’histoire d’une jeune vierge qui en vient à avoir des ébats sexuels avec des hommes plus vieux, mais qui ne font que la sodomiser pour ne pas la dépuceler. Ils trouvent ensuite l’homme avec le plus gros pénis imaginable, pour que ce soit lui qui s’occupe de la défloraison de la demoiselle.

À ce point du récit, il faut que vous sachiez que notre ton de voix n’a pas diminué. S’il a changé, c’est qu’on parle encore plus fort que normalement. Les gens nous regardent un peu, et sont plus éberlués qu’autre chose.

M: (Interjection et/ou onomatopée quelconque impliquant une envie d’en savoir plus)

E : Et, après cette initiation, ils se mettent sur le cas de la mère de la jeune fille, qui est une femme prude et de bonnes moeurs. Ils décident donc de l’affliger d’une terrible maladie en la faisant coucher avec un homme qui porte une maladie transmissible sexuellement, et dès qu’il éjacule, les comparses s’emparent de la femme pour lui coudre les lèvres, histoire de garder la semence en elle et de s’assurer qu’elle sera infectée par la maladie.

Très enthousiasmé par cette finale, je continue à poser des questions sur ce thème. On en parle comme si ce n’était qu’un sujet comme un autre, puisque s’en est un. De toute façon, comme je connais les thèmes et motivations philosophiques derrière les constructions du Divin Marquis, je sais que ce n’est pas juste de la pornographie. Il y a une réelle intention littéraire dans ses oeuvres.

Mais, à ce point de l’histoire, il faut vraiment! voir la réaction des gens qui nous entourent. Ils sont catastrophés, amusés, scandalisés et/ou toutes ces réponses à la fois. Surtout ce couple qui tentait par tous les moyens de nous dépasser et que l’on suivait à la trace par plaisir. Je crois qu’on s’est fait deux ennemis. Mais bon, est-ce qu’on allait se passer de notre discussion, seulement parce qu’elle se déroulait dans un lieu public? Oh que non! (j’imagine que vous vous en doutiez)

Je vous conseille donc d’essayer ce genre d’échange (vocal, et non physique, à moins d’être très libertaire) dans un lieu bondé de gens, juste pour voir leur réaction. Ça vaut trop la peine.

Dans un autre ordre d’idées, il y aura à Montréal deux évènements littéraires absolument incontournables. Le premier est la vente de livres de la bibliothèque du Mile End, qui aura lieu les 2 et 3 juin. Le deuxième est le marché de la poésie, qui se déroule annuellement à l’extérieur de la station de métro Mont-Royal, qui, lui, se tiendra du 31 mai au 3 juin.

Comme je ferai un tour aux deux lieux, contactez-moi si vous voulez vous joindre à une ou aux deux visites. Plaisir garanti (du moins, pour les lecteurs enthousiaste.)

20 mai 2007 at 10:50 9 commentaires

Livre de vie

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15 mai 2007 at 6:50 3 commentaires

Censure

Il est en poste depuis seulement quelques heures, et déjà, le nouvel homme-fort de la France serait soupçonné de musellement journalistique.

Ça commence bien!

Vous pouvez lire l’article de Cyberpresse ici, qui contient les liens vers le libé et le rue89.com

À tous mes amis français, je vous souhaite sincèrement bonne chance…

Update: Allez vraiment lire l’article du rue89.com  Ça vaut vraiment la peine de lire ça, que vous soyez de n’importe où

13 mai 2007 at 4:41 2 commentaires

Sans titre

J’écris beaucoup moins ces derniers temps. Je suis seulement un peu tanné, et comme le beau temps se met de la partie, je préfère de loin boire une bière au soleil en lisant, que de m’acharner à écrire des textes qui ne me conviennent pas… Pourtant, j’ai quelques lecteurs et lectrices à contenter et comme ce site ne s’auto-alimente pas encore, je vais mettre fin à mon cybermutisme.

En fait, j’avais publié un texte il y a quelques jours, mais, après en avoir parlé avec le personnage principal de mon billet, j’ai été obligé de le retirer temporairement. Vous savez, il y a de ce genre d’histoires qui ne se raconte pas parce qu’elles sont confidentielles. Et comme la personne qui m’en avait parlé à l’origine avait PROMIS de ne pas en parler, je provoquais un malaise assez considérable envers quelques personnes fréquentant ce blog. Soyez sans craintes, je vais vous publier ce texte dans un avenir plus ou moins éloigné, selon le développement de la situation…

À part ça, j’ai recommencé à avoir le goût de lire. Cette semaine j’ai lu Cosmos de Witold Gombrowicz et m’apprête à commencer Beauté baroque de Claude Gauvreau, bien que j’ai entamé les Nouvelles péterbougeoise de Gogol. De toute façon, je suis habitué de lire plusieurs livres en même temps, surtout que, pour une raison que j’ignore, j’ai laissé en plan La vie en prose de Yolande Villemaire. Le pire c’est que ce dernier roman est d’une rare qualité esthétique. Je le comparerais, au niveau de la construction des phrases, à Alexandre Jardin. On peut reprocher beaucoup de choses à Jardin; d’être un écrivain pseudo-populiste, d’être romantico-cucul, d’écrire des histoires à la profondeur douteuse, mais on ne peut absolument pas ignorer le fait qu’il a une des plus belles plume de la francophonie contemporaine. Ses constructions de phrases coulent comme de l’eau de source, et c’est exactement ce qu’on peut observer dans le roman de Yolande Villemaire.

Pour ceux qui sont moins familier avec l’écriture de Gogol, sachez que ses nouvelles sont considérées très novatrices, et, paradoxalement, un peu misérabilistes. Ces nouvelles phares sont Le manteau et Le nez, alors que le manteau est l’histoire d’un fonctionnaire de peu d’envergure qui tente de gagner en respectabilité en sacrifiant tout pour obtenir une pelisse digne de ce nom, et que Le nez est la recherche de son nez par un homme qui se réveille un matin pour se rendre compte que son organe aux narines doubles est parti en cavale, et qu’il doit tenter de le retrouver.

Ah oui, j’avais gardé une citation pour vous, et comme j’ai seulement envie de la partager et passer à autre chose, la voici sans plus de préambule. C’est tiré de Le procès de Kafka:

« En montant il dérangea des enfants qui jouaient sur le palier et qui le regardèrent d’un mauvais oeil quand il traversa leurs rangs.
– Si je reviens ici, se disait-il, il faudra que j’apporte des bonbons pour gagner leurs bonnes grâces ou une canne pour les battre. »

Sans transition, je suis en train de boire un merveilleux White Velvet sur mon balcon, en vous écrivant ces lignes, et je viens de me souvenir que je voulais absolument vous parler de la nouvelles drogue que deux diablesses (elle et elle) m’ont fait découvrir. Pour cette découverte, et pour plusieurs autres raisons, je les déteste, d’une haine cordiale et réciproque. Il s’agit de Stumble Upon. C’est simple. Vous téléchargez la barre d’outils, vous enregistrez votre profil, et selon vos intérêts, hobbys et goûts, Stumble Upon vous propose des sites internet qui pourraient vous plaire. Vous adorez? Vous cliquez sur le pouce vers le haut. Le site est aussi intéressant qu’un roman de Marc Levy? Vous cliquez sur le pouce vers le bas.

Et ça crée véritablement une dépendance. On se dit toujours « Ah, ok, un dernier site… » Invariablement, on clique une autre fois. Et une autre fois. Et une autre fois.

D’ailleurs, si vous voulez, vous pouvez m’ajouter à votre liste de contacts, alors que je suis inscrit sous le pseudonyme de NSi (qui l’eût cru…)

Je sais que ce billet est vraiment sans but, très échevelé et peu intéressant. Reste que je tente surtout de mettre le doigt sur un rythme d’écriture, et vais tenter de vous revenir avec des vraies histoires d’ici peu. En attendant, j’ai une quarantaine de livres de retard et tient mordicus à tous les lire avant la fin de l’été. Prochainement, la liste des lectures à venir, avec appréciation suivant chaque lecture.

11 mai 2007 at 5:42 3 commentaires

Un p’tit nouveau

Vous irez dire bonjour au « New Kid in Town » de mon blogroll; Laurent.

C’est le genre de gars qui arrive tard dans une soirée, et qui, pour se faire pardonner, amène des fruits avec lui, question de faire une bonne salade de fruits avec du jus de raisin. Oh Yeah!

2 mai 2007 at 5:55 3 commentaires

Les chaînes de lettres

Bon.

Tout le monde se fait harceler par des putains de chaînes de lettre, et ça fait longtemps que je cherchais une façon d’exprimer ce que j’en pense.

Et, aujourd’hui, j’ai reçu un courriel qui résume assez bien ma hargne face à ce fléau. Mais, pour ne pas suivre la chaîne que je cherche à dénoncer, je vous publie cette lettre. Je l’ai à peine retouchée, et prenez autant de libertés que vous voulez à l’égard de ce dithyrambe (sic).

(Veuillez prendre note que ce texte n’est pas une attaque personnelle envers quiconque et que si vous vous sentez visés, je m’en excuse, ce n’est pas vous, mais bien l’activité de la chaîne de lettre sur lequel je crache mon fiel.)

« Bonjour, je souffre d’une virulente maladie mortelle, de résultats scolaires minables, de virginité, de peur d’être kidnappé et exécuté par électrocution anale et d’être coupable de ne pas forwarder à peu près 50 milliards de crisse de chaînes de lettres envoyées par des personnes assez idiotes pour croire que si elles les forward, une pauvre petite fille de 6 ans avec un bras mutant dans le front qui vit au Bangladesh va pouvoir ramasser assez d’argent pour se le faire enlever avant que ses parents ne réussissent à la vendre à un musée des horreurs crasseux, sans eau courante et infesté par le malaria

Êtes-vous vraiment assez cons pour croire que Bill Gates va donner 1000$ a tous ceux qui forward « son » e-mail? Êtes-vous naturellement imbéciles ou est-ce parce que vous avez pris en feu dans votre jeunesse et que l’on a été obligé de vous éteindre a coups de pelle?

Oooooh regardez celle-la! Si je lis tout le message et que je fais un voeu, je vais pouvoir me taper toutes les filles que je veux! Enfin!

Non mais quelle merde …

Donc, en gros, ce message est un gros FUCK YOU à tous ceux qui n’ont rien de mieux a faire que d’envoyer des stupides chaînes de lettres. Peut-être que le lutin maléfique des chaînes de lettre va venir me voir et me sodomiser durant mon sommeil si je ne continue pas la chaîne commencée par Jésus en l’an 5 et qui a été amenée au Canada par Jacques Cartier en personne (les connections Internet outre-mer étaient difficiles à l’époque).

J’ai reçu toutes les lettres possibles du genre « envoie ça à 50 de tes amis et une quelconque cloque humaine va recevoir un 5 cents d’un quelconque organisme à chaque 90 forwards ».

Je m’en calice. Faites donc preuve d’intelligence, un peu, et pensez un peu à ce à quoi vous contribuez. C’est sûrement à votre propre impopularité.

LES QUATRES PRINCIPAUX TYPES DE CHAÎNES DE LETTRE:

Premier type:
(scroll down)

Faites un voeu!!!

Sérieusement, faites un voeu!!!

Come on, c’est sur qu’a sortira jamais avec toi parce que tu clique sur forward!

Fais un autre voeu!

Pas ca, maudit pervers!

Ton doigt est-il fatigué?

STOP !!!

C’était pas cool?!?!

J’espère que t’as fait un voeu intéressant!

Maintenant, pour te faire sentir coupable, voici ce que je vais faire. Premièrement, si tu n’envoies pas ça a 5096 personnes dans les 5 prochaines secondes, tu vas te faire violer par une chèvre démente et te faire lancer du haut d’un gratte-ciel dans une montagne de merde. Et c’est vrai! Parce que CETTE lettre-là n’est pas comme toutes les autres fausses, celle-là est VRAIE!!

Sérieusement, voici comment ça marche véritablement: Envoie ça à 1 personne: 1 personne va être en crisse après toi pour lui avoir envoyé une stupide chaîne de lettre. Envoie ça à 2-5 personnes: 2-5 personnes vont être en crisse après toi pour leur avoir envoyé une stupide chaîne de lettre. Envoie ça à 5-10 personnes: 5-10 personnes vont être en crisse après toi pour leur avoir envoyé une stupide chaîne de lettre et pourraient comploter dans le but de mettre fin à ta vie. Envoie ça à 10-20 personnes: 10-20 personnes vont être en crisse après toi pour leur avoir envoyé une stupide chaîne de lettre et vont bombarder ta maison au napalm. J’espère que c’est clair. Merci!

Deuxième type de chaînes de lettre: *** Bonjour et merci de lire ce message. Vous voyez, il existe un petit garçon au Temiscouata qui n’a pas de bras, pas de jambes, pas de parents et un seul testicule. La vie de ce garçon pourrait être sauvée car chaque fois que ce message est forwardé, un dollar est versé à la Fondation-du-Petit-Garçon-Qui-n’a-qu’un-Tronc-et-un-Testicule du Temiscouata.

Oh! et n’oubliez pas que nous n’avons absolument aucun moyen de compter le nombre de e-mails envoyés et que ceci n’est que de la merde. Donc, faites ce qui suit: Envoyez ce message à 5 personnes dans les prochaines 47 secondes. Et n’oubliez pas que si vous envoyez accidentellement ce message à 4 ou à 6 personnes, vous mourrez instantanément d’une crise cardiaque de l’intestin grêle. Merci encore!!!

Troisième type de chaîne de lettre:*** Salut! Cette chaîne de lettre existe depuis 1897. Ceci est absolument incroyable puisque les e-mails n’existaient pas à ce moment-là. C’est donc pour ça que c’est la SEULE ET UNIQUE chaîne de lettre digne de ce nom. Voici comment ca marche: Forwardez ceci a 15 067 personnes dans les 7 prochaines minutes ou quelque chose d’horrible vous arrivera, comme par exemple:

Histoire d’Horreur Étrange #1: Bob Wong revenait de l’école un dimanche matin. Il avait récemment reçu cette lettre et l’a ignorée. Il a trébuché sur une craque du trottoir, est tombé dans les égouts, a été aspiré dans le conduit municipal de traitements des excréments. Non seulement il puait, mais en plus il est mort! Ceci pourrait vous arriver!!!

Histoire d’Horreur Étrange #2: Roger Phillipo, un garçon de 13 ans, a reçu cette chaîne de lettre et l’a ignorée. Un peu plus tard ce jour-la, il s’est fait broyer tous les os du corps par un camion de livraison de béton, tout comme son petit
ami (l’homosexualité peut se développer à n’importe quel âge). Ils sont morts tous les deux et ont été envoyés en enfer. Leur châtiment est de manger des chatons vivants pour l’éternité. Ceci aussi pourrait vous arriver!

N’oubliez pas que vous pourriez finir comme Wong et Phillipo. Vous avez juste a envoyer ce message à tous vos losers d’amis, et tout sera parfait!

Quatrième type de chaîne de lettre: Comme si tu ne t’en crissais pas, voici un poème que j’ai écris. Envoie-le à tous tes amis.

« Un ami est quelqu’un toujours près de toi,
Un ami est quelqu’un qui t’apprécie, même si tu sens la charogne,
Même si ton haleine empeste la litière de chat,
Un ami est quelqu’un qui t’apprécie même si tu ressembles a un gros anus envahi de champignons,
Un ami est quelqu’un qui te lèche les fesses quand tu as terminé ton déversement,
Un ami est quelqu’un qui reste a tes cotés toute la nuit durant quand tu t’es fracturé un cheveu
Un ami est quelqu’un qui t’écoute te vider le coeur quand tu viens de te faire violer par une bande de chimpanzés déments, puis lancé dans une meute de loups affamés,
Un ami est quelqu’un qui lave ta toilette, Ramasse et se pousse, et qui ne parle même pas français. (Non désolé, ca c’est la femme de ménage…)
Un ami est quelqu’un qui t’envoie des chaînes de lettres, parce qu’il veut que son fantasme impliquant sa grand-mère se réalise.

Maintenant forward ça à tous tes amis! Sinon, tu feras plus jamais l’amour de ta vie. »

La conclusion? Si vous recevez une chaîne de lettres qui menace de vous enlever votre chance ou votre Q.I. pour le reste de vos jours, supprimez-là. Si c’est drôle, à la limite, envoyez-là à quelques personnes.

Arrêtez de faire chier le monde en tentant de les forcer à se sentir mal à propos d’un lépreux du Botswana qui n’a pas de dents, qui a été attaché a un éléphant mort depuis 27 ans, dont la seule chance de survie est le sous noir qu’il va recevoir pour chaque e-mail forwardé.

Parce que clairement, ÇA NE FONCTIONNE PAS ET ÇA REND LES GENS AGRESSIFS DE VOIR LEURS COURRIELS REMPLIS DE CES PUTAINS DE DÉTRITUS CYBERNÉTIQUES »

Je pense que ça fait le tour de la question

2 mai 2007 at 5:28 10 commentaires

?

Est-ce que quelqu’un sait ce qui se passe avec Business Mum?

1 mai 2007 at 10:31 5 commentaires

Murmurer pour ne pas troubler le silence

Désolé.

Je suis tout à fait incapable d’écrire ne serait-ce qu’une ligne intéressante.

J’ai du retard dans mes courriels, du retard dans mon sommeil, du retard dans mes pensées.

Le vide doit se faire un peu, car, pour l’instant, le néant s’est emparé de mon envie normale d’écriture.

Fatigue, humeur changeante, tendance à être désagréable pour rien, bref, c’est pas la grande forme.

Mais bon, la session est finie et l’été est arrivé, je devrais donc fermer ma grande gueule et être content… Ce serait mal me connaitre.

Pour vous donner une idée, même le poker ne m’intéresse pas pour l’instant. Je crois que c’est grave docteur.

Ok, j’en ai assez de vous expliquer pourquoi je ne vous écris pas. Donc, ça va probablement me revenir bientôt. En attendant, je vous remercie de votre patience et suis curieux de savoir si vous serez au rendez-vous quand je reviendrai au clavier pour d’autres rocambolesqueries

1 mai 2007 at 10:27 9 commentaires

La vie en musique

Vous comprenez que c’est la fin de session, donc je ne prends que le temps de faire un petit truc que j’ai volé ici

If your life was a movie, what would the soundtrack be? So, here’s how it works:

1. Open your library
2. Put it on shuffle.
3. Press Play.
4. For every question, type the song that’s playing.
5. When you go to a new question, press the Next button.
6. Don’t lie and try to pretend you’re cool.
7. Don’t skip songs.

(1) Opening credits:
Rideau (Cognac-gnac) – Plume Latraverse

(2) Waking up:
Pas a Pas Step Until – Fly Pan Am (Ça tombe bien, je suis toujours muet le matin)

(3) Falling in love:
Claws of the Laughter Dead – At the Gates (hmm… belle chanson d’amour)

(4) Fight song:
The Royal Crown vs. Blus Duchess – From Autumn to Ashes

(5) Breaking up:
Doornails – NoFX

(6) Happiness:
Happy to be Alive – Love Lost but not Forgotten (je suis heureux!)

(7) Hope:
A Letter to Heartattack – Das Oath

(8) Mental breakdown:
On the Outside (Live) – No Use for a Name

(9) Driving:
Truly, Truly this is the End – Zao (le groupe préféré de Chuck)

(10) Flashback:
Trashin’ USA – Bones Brigade

(11) Getting back together:
# – I would set Myself on Fire for You (une des rares qui fait du sens avec le mood recherché)

(12) Wedding:
White Cell – Cult of Luna (Wow, j’avoue que si j’avais à me marier, j’aurais définitivement Cult of Luna comme band au mariage)

(13) Birth of a child:
One Heavy February – Architecture in Helsinki (Une naissance pleine de funkiness)
(14) Final battle:
Esquimat Harbour – Set Fire to Flames (Oh que ça va être expérimental comme scène…)

(15) Death scene:
La vie est laide – Jean Leloup
(16) Funeral song:
Relative Ways – …andyouwillknowusbythetrailofdead

(17) End credits:
Pipeline / Kill Time – Sonic Youth

Ça va donner un film vraiment fucké, mais ô combien intéressant… Dans une salle près de chez vous, ou pas, dépendant du votre lieu de domicile

20 avril 2007 at 7:38 2 commentaires

Printemps

Saison de fonte au point du cycle
Renouveau annuel
Renouveau mutuel
Effervescence visuelle

Les jambes se montrent le bout du nez
Les bras s’affranchissent de la tyrannie des manches
Les doigts délaissent les mitaines
Pour pointer discrètement le retour des ex-recluses saisonnières
Qui déambulent fièrement au soleil

On tire un trait sur l’hibernation
Quand la sève se défige
Et le radieux se propage
Aux sourires
Revenus

Ça ne durera qu’un temps (si délicieux soit-il)
L’émerveillement s’émoussera
L’orange chaleureuse deviendra coutumière
Jusqu’à ce que les bourgeons parvenus tombent à leur tour au sol
Et que le crépuscule revête son manteau blanc
Faisant regretter cette période d’euphorie partagée.

13 avril 2007 at 7:00 3 commentaires

Contre les poètes

Pour mon anniversaire, je me suis offert, entre autres, Contre les poètes de Witold Gombrowicz.

C’est un compte-rendu de conférences données sur la poésie, plus précisément sur la poésie lyrique, celle écrite selon la règle classique des vers qui riment.

Je vous jure que, comme lecture de défoulement face à l’écoeurement théorique, il ne se fait pas mieux.

Pour ceux qui connaissent un peu cet auteur polonais, sachez qu’on retrouve dans cet essai la même prose mordante, voire agressive, qui lui est propre, le même pétillement de modernisme que l’on sent dans ses romans, surtout quant à la vision qu’il propose de l’artiste, de celle qu’on devrait accorder à l’art littéraire en société, etc., et le même humour quasi sauvage à l’égard de ses détracteurs (qui sont très, très, très nombreux).

De plus, j’éprouve, depuis un bout de temps, un malaise croissant face à la poésie lyrique, et il est tout à fait à propos de lire cet ouvrage qui réussit à mettre des mots (quoique parfois un peu virulents) sur ce sentiment que je n’arrivais pas vraiment à définir. (Évidemment, pour moi, tout ce processus exclut la poésie de Nelligan, pour plusieurs bonnes raisons dont je n’ai pas envie de parler pour l’instant.)

Bref, pendant que je me délecte de ce chef-d’oeuvre contestataire et contesté, je ne lis pas la théorie psychanalytique du langage de Lacan, donc, ma santé mentale ne peut que mieux s’en porter.

Pour vous résumer un peu la vie de Gombrowicz, sachez qu’il est né en Pologne en 1904, et que peu avant la IIè GM il s’est embarqué pour l’Argentine, pays dans lequel il vivra en exil durant vingt-cinq ans. Vivant avec des moyens financiers précaires (pour ne pas dire inexistants), il se refusa à effectuer quelque modification que ce soit à sa littérature, comptant sur la générosité de certains bienfaiteurs et usant de stratagèmes pour lui permettre de manger dans les périodes les plus creuses. Interdit de publication en Pologne communiste, il réussit tout de même à se forger une réputation d’écrivain incontournable, par l’entremise d’une revue littéraire (Kultura), éditée à Paris. Il devint mondialement reconnu, et autant détesté qu’admiré pour ses positions farouchement progressistes/polémistes. En trois mots: un vrai écrivain.

Je vous conseille donc fortement la lecture de ses deux oeuvres majeures, à savoir Ferdydurke et Trans-Atlantique.

Pour ce qui est de La pornographie, Cosmos, et de son Journal (publié en deux tomes), je suis toujours ouvert aux cadeaux offerts en retard pour mon anniversaire.

Je vous laisse sur un petit extrait de Contre les poètes.

« Pourquoi est-ce que je n’aime pas la poésie pure? Oui, pourquoi? Mais pour la simple et même raison qui fait que je déteste le sucre à l’état pur! À quoi sert le sucre? Mais à sucrer notre café, et l’on ne saurait vraiment le manger à pleine cuillerées comme une quelconque semoule… Ce qui lasse dans la Poésie pure, c’est l’excès de poésie, oui, la pléthore de paroles poétiques, de métaphores, de sublimation, – bref, l’excès de condensation- qui épurent ces textes de tout élément anti-poétique et dont l’accumulation fait finalement ressembler le poème à un produit chimique »

C’est joli, non?

2 avril 2007 at 2:43 3 commentaires

ANDY

Mariane, je travaille sur ce que tu attends avec impatience (peut-être pas impatience, mais bon…), ce ne sera plus très long.

En attendant, un peu de Woody (le seul qui peut s’apeler Woody et ne pas être le Woody de Histoire de jouets).

« Une rafale de vent soulève Maugham du sol et le projette dans une maison. Il ricane. Puis il me donne le meilleur conseil qu’on puisse donner à un jeune auteur:

-À la fin d’une phrase interrogative, placez un point d’interrogation. Vous serez surpris de l’efficacité que ça prend. »

Merci encore pour le cadeau.

29 mars 2007 at 9:59 10 commentaires

Sexe et lecture

« (…) la lecture est comme le sexe: il est périlleux d’établir une normalité. En confinant le lecteur aux pratiques correctes ou canoniques, on tue tout l’intérêt de la chose. »

-Nicolas Dickner
Lisez l’intégralité de sa chronique hebdomadaire du Voir, ici

22 mars 2007 at 3:22 9 commentaires

Criss Angel

Criss Angel est un mentaliste/illusionniste. Il avoue lui-même que la plupart de ses trucs sont des illusions (du style David Copperfield), mais certains trucs sont difficilement explicable. Je vous envoie le lien vers deux vidéos, un où il marche sur l’eau, et un où il vole.

Je suis encore sceptique à savoir ce qui est vrai ou non, mais force est de constater que c’est très impressionant, quelle que soit la façon dont il accomplit ses trucs.

Le vidéo où il marche sur l’eau: http://www.youtube.com/watch?v=sBQLq2VmZcA

Le vidéo où il vole: http://www.youtube.com/watch?v=PHVeBuwxxAw

Vous m’en donnerez des nouvelles.

21 mars 2007 at 11:47 8 commentaires

Campagne électorale

campagneelectorale.pps

15 mars 2007 at 9:17 1 commentaire

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