Juste pour briser le silence

N’importe quoi!

Publicités

7 août 2007 at 7:52 17 commentaires

Foglia = Dieu

L’extrait a été pris ici.

Pour ceux qui ne connaissent pas le Très Grand Pierre Foglia, Wiki en dit ceci.

Sachez que c’est écrit texto, que je n’ai pas fait d’entourloupettes cybernétiques pour que mes deux auteurs fétiches (sic) s’y retrouve.

MERCI, HARRY POTTER -L’autre jour, à la radio du midi de Radio-Canada, un dynamique prof des HEC, titulaire de la chaire Pierre Péladeau sur l’art et l’épicerie, a déclaré que le plus extraordinaire chez Harry Potter, c’était son succès. Le professeur pleurait de joie en rappelant que plus de 300 millions d’enfants avaient lu Harry Potter, la preuve que le succès n’est pas incompatible avec l’art, ronronnait-il. En fait, ce grand spécialiste de l’art et de l’épicerie voulait dire que le succès est l’essence même de l’art.

À cette même émission, tout plein de gens sont venus dire que l’important finalement, c’est que les enfants lisent. Peut-être que Harry Potter ce n’est pas de la grande littérature, mais qu’est-ce qu’on s’en fout, disaient les gens, ces enfants là lisent, comprenez-vous, ILS LISENT.

Je n’y avais pas pensé, mais c’est bien trop vrai, grâce à Harry Potter, un jour ces enfants-là vont lire Marc Lévy et pourquoi pas Marie Laberge. Merci, Harry Potter.

Du grand art.

Quand je serai grand, je vais être Foglia (Dieu en moins, évidemment).

24 juillet 2007 at 7:27 10 commentaires

Lire, aimer, rêver

« Le verbe lire ne supporte pas l’impératif. Aversion qu’il partage avec quelques autres : le verbe « aimer »… le verbe « rêver »…

On peut toujours essayer, bien sûr. Allez-y : « Aime-moi ! » « Rêve ! » « Lis ! » « Lis ! Mais lis donc, bon sang, je t’ordonne de lire ! » -Monte dans ta chambre et lis ! Résultat?

Néant. “
-Daniel Pennac, Comme un roman 

Donc, ça va mal.  

Je tiens un blog où je vous débusque des tas de lectures, mais comme c’est si bien dit plus haut : Résultat? Néant.  

C’est la même chose avec mes amours, « On peut essayer, bien sûr » : Résultat? Néant. 

Et, invariablement, la même question découlant d’une rupture : «Mais pourquoi? »  

Au fond, on sait pertinemment. Je veux dire qu’on sait au fond de soi pourquoi la relation n’a pas marché. Mais, on continue à se torturer, à se dire qu’on aurait pu tel truc, qu’on aurait dû machin.  

Et l’éternel « ce n’est pas toi, c’est moi ».  

Un autre classique de la séparation.

Pourtant, cette phrase peut être véridique, tout dépendant du contexte.  Par exemple, arriver dans la vie de quelqu’un au mauvais moment.

On y peut rien.

Ça a beau être une personne liée à notre âme, si le « timing » n’est pas bon, les dents vont grincer, les pleurs vont affluer et la Terre va continuer à tourner (quoiqu’elle aurait continuée d’une manière ou d’une autre, mais vous comprenez le principe).  

C’est ce qui m’arrive en ce moment.  

Elle avait tout pour me séduire, plus j’apprenais à la connaitre, plus elle se révélait surprenante. De plus, je crois que je lui apportais certaines choses. Pas assez, j’imagine.

Mais bon.   

Les circonstances étant ce qu’elles sont, les psychologies étant complexes et les gens parfois décevants (au sens où ils peuvent faire des choix qui nous déçoivent), il faut tourner la page en tirant le maximum de positif face à l’expérience. Mais, c’est extrêmement difficile de tirer du positif quand je ne sais même plus quoi penser face à cette charmante demoiselle.   

Et comme l’impératif ne sied pas au verbe aimer, voyons ce que ça donnera au verbe patienter.  

Patienter.

Sagement.

Peut-être pas si sagement que ça, mais quand même un peu.

Parce qu’on a encore beaucoup à s’apporter, elle et moi, seulement ce sera dans une situation différente. Au moins, comme ce n’est pas une rupture à grand fracas, l’occasion de continuer à se connaitre et de passer du temps de qualité avec cette personne si spéciale est toujours vue d’un bon œil. Un œil caché derrière des verres fumés bleus (ben oui, bleu mystique, Jeanne), mais un bon œil quand même.

Par ailleurs, se côtoyer quotidiennement est une drôle d’expérience, plus déstabilisante qu’autre chose. Ce n’est pas nécessairement l’idéal, mais, dans la vie, il faut faire avec les différentes situations. Ce sont les réactions des gens qui sont porteurs d’indications.       

Bref, quand je vous disais que ça va mal, vous avez bien compris que ce n’était qu’une façon de parler. N’importe quelle rupture d’avec un truc ou une personne qui nous est cher, provoque un pincement au cœur d’une intensité variable. Imaginez quand c’est quelqu’un à qui vous tenez beaucoup, beaucoup, pour des raisons si profondes que vous ne sauriez expliquer autrement qu’en disant: « Regarde-moi dans les yeux, c’est le seul moyen que j’ai de t’expliquer ce que je ressens. »

Donc, à des intervalles aléatoires je suis foutu, soulagé, enthousiaste, déçu, songeur, confiant et craintif, et ce, de façon souvent combinée et inattendue. C’est certain que le fait d’être aussi songeur affecte ma productivité au travail, et que je dois mettre les bouchées doubles pour combler le vide.  

(Je sais que vous n’êtes pas ici pour lire les aléas de ma vie personnelle.  Mais, comme je vis cette drôle de situation et que la réflexion enclenchée est plutôt obsédante, je me permets de vous partager mes états d’âmes, quitte à provoquer grognements, bâillements redoublés et haine à mon égard. J’assume mes gestes.) 

Le pire là-dedans, ou le mieux (vraiment dur à dire), c’est que l’on est encore extrêmement proche, ce qui fait en sorte que nos agissements et paroles sont toujours teintés de regards complices et de pensées ambigües. Disons seulement que c’est un beau défi. De toute façon, J’A-D-O-R-E les défis. Surtout que nos relations sont tantôt bonnes, tantôt froides… 

Je sais que vous avez remarqué mon manque d’assiduité dernièrement, mais comme c’est l’été pour tout le monde, je suis certain que vous êtes aussi sur un tempo plus calme. Sinon, vous m’en voyez sincèrement désolé.

Je n’ai pas eu beaucoup l’occasion de lire ces derniers jours (maëlstrom incessant…), et j’ai presque terminé L’insoutenable légèreté de l’être. Quel livre fabuleux, sur lequel je m’attarderai très bientôt sur cet espace.  

Pour en revenir à monsieur Pennac, j’avoue qu’il a raison.

Rêver non plus ne s’impose pas.

Du moins, ne s’impose pas aux autres. Dernièrement, je prends les moyens pour mener à terme mes rêves (rêves en général, pas les messages codés de l’inconscient transmis lors du sommeil). J’ai écrit sur un bout de papier tout ce que je veux: Je veux ci, je veux ça, je veux X, je veux Y. Cet exercice m’a vraiment fait prendre conscience de ce qui me motive fondamentalement, et je suis heureux d’avoir croisé sur mon chemin une motivation à exprimer mes désirs de la sorte.  Je vous jure que vous devriez essayer.

C’est très révélateur de ce que votre moi-profond peut ressentir et c’est un bon déclencheur de prise de conscience. Je vous fais le message. Faites-en ce que vous voulez. Croyez en vos ambitions, voyez-les de telle sorte qu’elles soient déjà réalisées.  

Je vous laisse pour l’instant sur le fait que je suis extrêmement reconnaissant d’avoir les moyens de réaliser mes ambitions, et suis aussi fasciné par le labyrinthe extrême que la vie m’impose présentement. Ce n’est peut-être pas évident, mais ça a le mérite d’être formateur.  

Comme tout le monde me dit, si ce n’est pas la bonne fille pour toi ça ne fonctionnera jamais, et si c’est la bonne, la vie va se charger de vous le faire comprendre. Il suffit de croire que de belles choses peuvent nous arriver.  

J’y crois, moi.

23 juillet 2007 at 11:40 5 commentaires

Obéir à son sentiment

Il y a de ces livres qui s’imposent d’eux-mêmes:

J’étais avec Catherine, mais comme j’ai horreur de ces blogs d’exploration de petite-vie-quotidienne, du j’aime-pas-le-rose-et-les-champignons-et-la-Terre-entière-doit-le-savoir, je vous épargne les détails.

Bref, je suis avec elle, et, bien que j’ai plusieurs (si peu) livres non-lus qui n’attendent que ça, je lui confie que je cherche vraiment à mettre la main sur Le bruit et la fureur de Faulkner et L’insoutenable légèreté de l’être de Kundera.

Jusqu’ici, rien de majeur. Une obstination marquée, rien de plus.

On passe chez elle (chez sa tante), et, comme de raison, je suis aimanté par la bibliothèque.

Un classique.

J’entre chez quelqu’un, et la première chose que je fais est de voir ce qui compose la bibliothèque. Par curiosité.

Et là, je manque de m’étouffer.

Littéralement.

Je tombe sur un exemplaire de L’insoutenable légèreté de l’être. Je sais que ce n’est pas incroyable, mais ça reste un drôle de hasard dans ma journée. Pour moi.

Ça fait quelque temps que je cherche ce livre. Comme ça, sans le chercher maladivement, mais sachant qu’il traine dans mon esprit comme une promesse qui finira par se réaliser.

Puis, LA chose impensable est devant mes yeux:

ELLE EN A DEUX PUTAINS D’EXEMPLAIRES!

Je veux dire qu’elle n’a QUE cette oeuvre grandiose en double. Aucune autre.

Et donc, évidemment, je deviens complètement gaga et fais des pieds et des mains pour faire comprendre à cette charmante demoiselle le trouble qui s’est emparé de moi. Elle comprend. Du moins, je crois.

Mais là, ce serait trop beau de vous dire que je l’ai rapporté avec moi, et que Catherine et moi vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants prodigues. Faudrait pas rêver.

Quand même.

Vous avez l’air d’oublier que c’est de ma vie dont il s’agit. Sachez que les situations simples sont exclues.

Pour faire une histoire courte, on a un différend un soir; je me fâche contre elle (il n’y a jamais de bonnes raisons pour se fâcher contre une personne qui nous est chère; on peut ne pas comprendre, mais on a pas le droit de se mettre en colère), j’ai l’impression qu’on ne se parlera plus jamais tant mon attitude est déplacée, et, malgré tout ça, elle prend la peine de m’offrir ce livre alors que tout portait à croire que s’en était fini de nous deux.

Mon coeur ne fait qu’un tour, surtout que ce précieux livre est affublé d’une dédicace flatteuse et touchante, gracieuseté de mademoiselle.

J’espère donc que vous comprendrez que ma liste de lecture a été mise en veilleuse le temps de lire ce livre phare de la littérature du XXième siècle. Bien sûr, je vais vous en faire un compte-rendu en temps et lieu, puisque je n’en suis qu’au tiers.

Comme je sais que vous mourrez d’envie d’un aperçu du roman, je vous laisse sur une citation (!):

« Comment pouvait-il le savoir? Comment pouvait-il le vérifier?

En travaux pratiques de physique, n’importe quel collégien peut faire des expériences pour vérifier l’exactitude d’une hypothèse scientifique. Mais l’homme, parce qu’il n’a qu’une seule vie, n’a aucune possibilité de vérifier l’hypothèse par l’expérience de sorte qu’il ne saura jamais s’il a eu tort ou raison d’obéir à son sentiment. »

J’ai bien l’impression qu’une conclusion serait superflue, surtout que cette Catherine est vraiment spéciale.

Comme elle lit ce blog, je m’abstiendrai.

Pour l’instant.

10 juillet 2007 at 11:37 6 commentaires

Le plus beau poème d’amour

Je vous partage un des plus beaux poèmes d’amour jamais écrit:

Oeuvres créatrices complètes – 1977

Mon Olivine
Ma Ragamuche
je te stoptatalère sur la bouillette mirkifolchette
J’aracamuze ton épaulette
Je crudimalmie ta ripanape
Je te cruscuze
Je te golpède
Ouvre grand ton armomacabre
et laisse entrer dans tes migmags
Ô Lunètophyne
je me penche et te cramuille
Ortie déplépojdèthe
j’agrimanche ta rusplète
Et dans le désert des maquemacons tes seins obèrent le silence

-Claude Gauvreau, Oeuvres créatrices complètes, « coll. du Chien d’or », Montréal, Parti Pris, 1977, p.1259

8 juillet 2007 at 2:11 6 commentaires

Contrainte

J’avais un cours de création littéraire au Cégep.

Un cours pratique. Une création par semaine.

Chaque semaine une contrainte de création différente.

Celle que je vous propose aujourd’hui:

 

L’opposition

« Ibrahim gisait, larmoyant. Pas qu’il s’y plaisait, pris ainsi au sol, mais n’y avait aucun choix. Son ami avait fuit. Son assaillant aussi. On l’avait cru mort.

 

 

 

 

 

Passant par là, son voisin vit son corps tout à fait par hasard. Craintif d’un ajout au souffrir du garçon, il lui prodigua un chaud câlin rassurant. Posant sa main sur lui, il prit son bras, trainant Ibrahim jusqu’à son logis.

 

 

 

Il informa papa Ahiram sur son agir, puis laissa l’amour familial pourvoir aux bons soins du garçon. Ibrahim hurlait son mal d’un ton convaincant.

 

 

 

Pansant son tibia, Ahiram stoppa son flot sanguin, puis cicatrisa son trou par un truc inconnu ou tait aux non-instruits juifs.

 

 

 

Sondant Ibrahim pour pouvoir punir l’individu qui l’a assailli, son papa fouilla Ramalah, haïssant son rival par anticipation. Ahiram doutait du pourquoi on avait fait un mauvais parti à son fils, mais voulait surtout savoir qui.

 

 

 

Glanant son information à foison, il trouva un nom: Wakim.

 

 

 

Il prit un ton rugissant pour savoir où l’attaquant musulman du fiston vivait.

 

 

 

Il y accourut à l’instant, tombant sur un rival sanglotant à qui il cria « vil, malin, assassin », fixant aussi son statut patriarcal par rapport à Ibrahim.

 

 

 

Braquant son fusil sur Wakim, Ahiram souhait avoir la raison. Il voulait savoir la raison qui avait contraint son fils à la quasi-mort, frappant Wakim à grands coups aux bras, puis au thorax pour avoir son information.

 

 

 

 

Accomplissant l’humiliation du vis-à-vis, il obtint l’indication.Son fils avait, lui, commis un assaut anti musulman.

 

 

 

 

Ibrahim n’avait subi qu’action d’un ripostant. »Tant pis », cogita Ahiram « tant pis pour la raison ».

 

 

 

Accomplissant donc un oubli par tradition, il fusilla Wakim par amour pour son fils, fournissant ainsi l’occasion aux musulmans d’avilir plus sa population.

 

 

 

Un cahot stimulant un cahot.

 

 

 

Cas banal pour l’Intifada, quasi normal.

 

 

 

L’Intifada, un conflit toujours roulant, un conflit continu. L’Intifada, un conflit sans fin jamais. « 

Une contrainte? Vous en voyez une?

 

4 juillet 2007 at 12:55 3 commentaires

Le 23, les Plaines et les détails

Donc, on est le 23 juin. Québec City.

Je suis arrivé le 22 , question de voir le nouveau-né de mes anciens colocs. Un petit gars, Gabriel, vraiment beau, vraiment petit. Et une équipe du tonnerre s’est affairée à lui concocter le plus mignon toutou (peluche, pour mes cousins et cousines) dans une boutique féérique. Je saute délibérément l’étape de la confection. Disons seulement que c’était formidable.

Le 23 c’est toujours l’enfer, puisque beaucoup de gens viennent des quatre coins du Québec pour converger vers la capitale du fleurdelisé. Et comme je suis un ancien résidant du village de la ville de Québec, je suis de facto le coordonnateur des arrivées et points de rencontre. Au moins, cette année moins de mes amis montréalais (ou lavallois…) allaient se trouver aux plaines, ce qui me donnait un répit sur la planification.

Je vous le dis d’avance, je n’ai aucune idée de qui donnait le spectacle. Ça ne m’intéresse pas, et le gros du party ne se trouve pas SUR les Plaines d’Abraham, mais bien tout autour. Comme je vous disais dans mon dernier billet, la fête est PARTOUT autour.

Depuis plusieurs années, mes amis et moi avons le même endroit de ralliement; sur les remparts, rue St-Louis, à l’entrée des Plaines. Cet endroit nous donne une vue incroyable sur la foule environnante et est un point central pour rejoindre les autres attroupements, tout en ayant un lieu de rencontre pour la centaine d’amis de tout le monde qui finiront par venir dire bonjour au cours des festivités.

On commence donc en se réchauffant un peu. On prend quelques bières avant de se diriger vers le centre-ville, un peu de boucane, et on est parti. Mieux vaut ne pas conduire le lendemain matin (les relents des festivités sont très durs), on s’y rend donc à pied, parce que tous les autobus sont pleins.

Premier problème, mais problème d’envergure: Les remparts sont interdits d’accès par des chiens tenant en laisse d’autres chiens. Tout ça parce qu’une plaie vivante est tombée l’an passé, et se serait ouvert la cage thoracique.

Là, ça va déjà très mal. Les cellulaires ne fonctionnent plus (trop d’utilisateurs dans un trop petit espace donné), les gens sont dispersés et ceux dont nous savons plus ou moins l’endroit de ralliement sont, pour une raison ou une autre, introuvables.

On s’affaire à trouver quelques personnes, et, en même temps, un ami qui a des problèmes à recevoir l’argent qui lui est dû par le gouvernement, tente de faire des affaires en écoulant divers trucs. Ça fonctionne à moitié.

Pour être bien certain de survivre toute la soirée, JD et moi trainons une quinzaine de bières et un vingt-six onces de vodka versé dans un 2 litres de jus d’orange. Mais, comme c’est moi qui ai tenu la vodka toute la soirée, c’était beaucoup trop facile d’en boire constamment…

Tout ça pour dire que la soirée a été bien arrosée, que j’ai rencontré certaines personnes totalement par hasard, et que d’autres (comme le Dr. Zaius et Ketchup Marchand, par exemple) seront pour le prochain voyage à Québec.

Par ailleurs, j’ai assisté à une drôle de situation. Peut-être pas drôle au sens « hi hi, ha ha », mais vraiment une drôle de scène quand même…

Je suis avec des amis à la pataugeuse. Elle est vide. Tout autour, une centaine de personnes sont réunies en petit groupe. Le soirée bat son plein, tout est cependant relativement calme.

Tout à coup, un groupe de policiers à vélo arrivent.

Cinq.

Avec leurs petits casques et tout.

Une personne semble avoir trop bu, et est allongée sur un banc. Les policiers, voulant être gentils, tentent de se frayer un chemin vers l’homme couché, mais ses amis, constatant que ce sont vraiment des policiers, décident de ne pas les laisser passer, et veulent que les policiers s’en aillent. D’ailleurs, l’éclopé se relève finalement par lui-même au bout de quelques secondes.

Tout devrait être beau, les petits oiseaux cui-cui…

Bref, les policiers feraient mieux de s’en aller.

Mais, ils décident de se faire respecter. Et, au fond, ils ont raison. Je veux dire qu’en société, la figure policière devrait être une autorité à laquelle les gens obéissent. Mais, il faut choisir ses batailles.

Et clairement, ce ne sont pas ces cinq policiers à vélo qui allaient vraiment gagner cet affrontement. De plus, les petits casques blancs donnaient une petite allure de farfadets peu crédibles.

Forcément, une empoignade s’en suit, un policier se fait cracher au visage, et pour peu, le groupe de farfadets y passait. Mais d’autres personnes ont réussies à s’interposer, les coups de poing ont volés en toutes directions, quelques brèves batailles entre toughs(!) et même quelqu’un qui a empoigné un banc en bois et a fait mine de le lancer sur la troupe survoltée.

Ça faisait drôle de voir que c’était moins sécuritaire avec des policiers dans les parages… Au moins, ça a bien fini.

Mais comme nous avions autre chose à faire, nous sommes partis.

Le plus gros problème de la fête a définitivement été le côté non-partisan de la St-Jean-Baptiste. Moi qui suis un souverainiste convaincu ai beaucoup de difficulté à voir que cette fête n’a aucune connotation partisane. Évidemment, c’est la fête de tous les québécois, qu’ils soient fédéralistes, autonomistes (!) ou indépendentistes, mais le nombre de personnes qui n’ont pas voulu me parler de ce que représentait la St-Jean pour eux me fait croire que personne en avait rien à cirer.

Je veux dire que ce n’est qu’une immense beuverie. En même temps, comme c’est une fête qui permet de rassembler les québécois de toutes allégences, je ne suis pas tout à fait déçu.

Ça c’est terminé par la traditionnelle poutine piquante du Ashton, le comble de la gastronomie. On a tenté de jouer au aki, mais notre coordination n’y était pas (je ne sais pas trop pourquoi…).

C’est donc sans me tromper que je peux avancer que la soirée a été une réussite, alors que plusieurs personnes intéressantes ont jalonnées son parcours, et que les Plaines, ça reste les Plaines.

27 juin 2007 at 11:10 2 commentaires

Articles précédents


Catégories

  • Délire incessant

  • Feeds