Archive for octobre, 2006

Ah non, parle nous pas de politique, c’est l’halloween…

Durant la dernière campagne électorale fédérale, alors que le Canada voulait punir les libéraux à la lumière du Scandale des Commandites, le chef du parti conservateur Stephen Harper a basé sa campagne électorale, entre autres choses, sur le fait qu’il allait rétablir l’intégrité du gouvernement de la feuille d’érable. Gouverner avec éthique, redonner de la crédibilité à la politique post-corruption et post-nomination-partisane-à-la-sauce-libérale.

Mais, comme le très vertueux parti-qui-veut-faire-revenir-le-Canada-à-une-noirceur-duplessiste-étendue-à-l’échelle-nationale parti conservateur n’a malheureusement pas réussi à faire élire un député dans la grande région de Montréal, il nomma donc, dans notre intérêt à tous, Michael Fortier, un non-élu, proche ami et contributeur du parti (ce qui n’a rien à voir évidemment, excusez ma mauvaise foi) au poste de Ministre des travaux publics et des services gouvernementaux.

Mais, n’allez pas voir là une nomination partisane. Cet homme qui n’a en effet QUE coordonné les campagnes électorales de l’Honorable Stephen Harper, et du parti conservateur lors des deux dernières élections, est un nominé NON-PARTISAN, car, en effet, il a pour fonction de représenter la voix des gens de Montréal, qui dans leur grande sottise, n’ont pas daignés élire de candidat régressif conservateur.

Donc, premièrement, disons tous Merci!!! à notre grand ami Stephen, l’homme qui sert la main à ses enfants en allant les reconduire à l’école, et deuxièmement, comprenons donc qu’il ne fait que vouloir nous aider à être représentés, parce qu’en effet, les partis d’opposition sont tous composés d’ignares imbéciles muets et albinos.

Tout ce préambule avait un but (pour ceux, peux nombreux, qui liront ce post au complet).

Comme vous le savez probablement, le député du Bloc Québécois, Benoît Sauvageau, est décédé dans une collision routière avec un camion. Le défunt ne pouvant siéger pour des raisons évidentes, le comté est vacant depuis. Le comté de Repentigny sera donc appelé aux urnes.

Tout comme moi, vous vous dites fort probablement: « Mais, comme cette élection se déroule au Québec, près de Montréal en plus, c’est clair que Mike s’y présentera en tant que candidat pour officialiser son rôle de ministre représentant le peuple. »

C’est ici que l’honorable snorro connardservateur nous joue un tour. En effet, puisque c’était décidé avant que la décision de tenir des élections partielles (celle-là j’ai un peu de la misère je vous l’avoue) fut prise, c’est who cares? Stéphane Bourgon qui se présentera sous la bannière anti-Kyoto.

Étant perplexe quelque peu, je vous propose de signer une pétition. Mais c’est vous qui choisirez laquelle, le cas échéant où vous voudriez en signer une.

Si vous croyez que Michael Fortier ne devrait pas se présenter en tant que candidat, car être élu par le peuple ne devrait pas être un critère pour être un ministre, cliquez ici

Si, au contraire, vous êtes en faveur de la candidature de Mike, pour qu’un semblant de bon-sens semble émaner de ce parti (tâche difficile, je vous l’accorde), cliquez ici

En dernier lieu, si vous préférez voir une citrouille pourrir car c’est l’halloween, cliquez ici

Merci à Michel Vastel pour les liens pétitionnaires.

31 octobre 2006 at 10:26 1 commentaire

Première journée d’université

Aujourd’hui, j’ai vécu ma première vraie journée universitaire, du moins, première journée au sens où je l’entends.

Pour moi, l’U est une place où on peut débattre d’un sujet qui nous intéresse (eh oui, vous l’avez deviné, moi c’est la littérature), d’une façon normale, sans avoir à prouver aux autres que l’on a plus de culture qu’eux, débattre dans le respect de ses interlocuteurs en ayant des arguments pour défendre ses opinions et ce, en prenant bien soin d’écouter attentivement les autres points de vue, puisqu’ils émanent de personnes intéressantes, et surtout, intéressées.

Donc, trois heures à débattre de socio-critique, des théories fondatrices de cette discipline que sont les apports de Lukacs et Goldmann, et ce, dans le respect le plus total, à développer des théories à force de comparaison et en venir à un concensus qui semblait difficile à atteindre, et ce, en acceptant de faire un pas dans la direction que proposait chacun.

La professeure a dû venir nous avertir que le cours était fini, sinon nous serions probablement encore en train de raconter des anecdotes sur le lien entre la non-existence de l’auteur en tant qu’individu, telle que mise de l’avant par Goldmann, et les peintres anonymes du Moyen-Âge, ou de comparer le réalisme de Zola et de Flaubert (réalisme que Sartre tente de démontrer qu’il n’est considéré comme tel que parce que le lectorat a bien voulu lui accoler cette désignation sans réelle base argumentative, mais comme d’habitude, c’est un autre débat…).

Bref, pour la plupart des gens, une discussion sans intérêt, voire d’un ennui mortel, mais ô combien rafraîchissante pour des étudiants en lettres.

Autre constat agréable, il n’y a pas que des têtes enflées et des narcissiques en quête d’attention dans mon programme. Une autre question éclaircie.

Demain, peut-être, la Vérité ultime… On verra.

31 octobre 2006 at 1:45 2 commentaires

Comment détruire sa réputation en 1 minute et 30 secondes

Je suis par-dessus la tête dans mes travaux de mi-session. Évidemment, je suis vraiment en avance dans tout et je ne suis pas du tout à la dernière minute.

Bref, entre deux textes sur « La politique extérieure des États-Unis », je suis allé voir ce que la blogosphère avait à proposer (quelle bonne idée pour se détendre juste une minute, je sais).

Je suis tombé sur un vidéo vraiment très drôle, même si, à priori, le sujet est tout ce qu’il y a de moins propice à la dilatation de la rate.

Le tout se passe en Hollande, et, un animateur reçoit deux personnes qui expliquent comment leur chirurgie a mal tournée à cause d’erreurs médicales. L’invité explique donc son cas, mais, l’animateur a une réaction, disons gênante, quand il entend la voix particulière de l’homme en question.

Le vidéo est en hollandais, mais ne vous en faites pas, on comprend très bien ce qui se passe quand même.

Merci à Dominic Arpin pour la découverte

Voyez le vidéo ici

29 octobre 2006 at 2:59 Laisser un commentaire

Pauvreté

Je suis peut-être tellement différent de tout le monde, mais quand je pense à de la pauvreté, j’ai tendance à voir des images de petits africains qui crèvent la dalle, à voir des cultivateurs de patates russes qui n’ont pas réussi à se sortir comme il faut d’un régime tyrannique, je pense à des cultivateurs sud-américains qui se font confisquer leur récolte par la guérilla locale.

Je pense à plein de choses, mais je pense pas spontannément à la pauvreté ambiante, celle de tous les jours autour de moi. Des fois je donne de l’argent à un itinérant dans la rue, des fois je parle avec un quêteux qui a juste besoin d’être écouté deux minutes (et qui demande aussi un trente sous, mais bon…), mais je vois pas la réalité vraiment en face. Bien sûr, il y a la pauvreté de la mère monoparentale qui tire son seul revenu des prestations de Jean et Stephen, mais comme c’est pas très spectaculaire, on en parle pas souvent. Si j’ai pas envie de me faire achaler et/ou déranger, je continue mon chemin sans vraiment voir le gars qui regarde dans les poubelles ouvertes pour voir si l’itinérant qui l’a précédé aurait pas laissé une cannette vide.

Si j’ai faim, je m’arrête dans un resto pas cher. Si je n’ai pas d’argent, je rentre chez moi, où, assurément, un semblant de repas va quand même m’attendre dans le frigo ou le garde-manger. C’est certain qu’il y a plusieurs punks en ville, dormant à la belle étoile et avalant un repas par jour quand ils sont chanceux, mais, dans la plupart des cas, ces gens ont choisis leur style de vie, et donc, je ne me sens pas mal à l’aise devant leur sort.

Mais, tantôt, mon regard de nord-américain-pas-dans-ma-cour-ou-juste-quand-je-regarde-pas-ou-faites-bien-ce-que-vous-voulez-mais-montrez-le-pas-trop en a pris pour son rhume quand (et pourtant j’habite le quartier Ahuntsic, qui, sans être un quartier délabré, regorge de gens assez singuliers) j’ai vu un homme qui ouvrait méthodiquement les sacs à ordure empilés devant mon bloc appartements, et ce, à quatre heures de l’après-midi, devant les enfants de l’école quittant leur établissement d’enseignemant, avec bonne humeur, devant tous les passants, sans pudeur aucune.

J’ai crû pendant une seconde à une blague, mais quand j’ai vu tous les détritus joncher le sol (dont des traces manifeste de litière biodégradable) et une bonne vingtaine de sacs de poubelle éventrés et à-moitié vidés de leur contenu, avec, en prime, une odeur peu agréable, j’ai été convaincu de la réalité de l’acte commis.

Une fois le constat bien assimilé, je me suis demandé: Coudonc, on est en 2006? En amérique du nord? Dans une ville assez grande pour arriver à ses fins quelles qu’elles soient?

Et ya des gens qui fouillent les poubelles parmi la foule avec le même entrain que moi qui lit un livre en me prélassant au soleil, c’est-à-dire comme s’il n’y avait personne autour? On en reparlera

27 octobre 2006 at 8:33 1 commentaire

J’haïs l’Internet

Tu as une sinusite.

Tu dors toute la soirée.

Tu te lèves une seconde pour aller boire de l’eau.

Tu te dis, « tiens, je vais aller prendre mes courriels. »

Tu cliques sur deux ou trois liens « juste pour voir » ce que les blogueurs que tu suis le plus avaient à dire ce soir.

Tu cliques sur les liens qu’ils ont mis sur leur blogues « en allant te coucher »

Il est encore une fois minuit moins quart et tu n’es pas encore couché alors que tu sais pertinnement que tu te lèves dans 6 six heures.

Ça ne t’arrive pas?

Chanceux, chanceuse ( et les extra-terrestres qui me lisent je les évoque comment?)

25 octobre 2006 at 11:44 5 commentaires

Le roi est mort, vive l’immortel!

Ça y est, mes rêves de célébrité viennent de s’éteindre dans l’oeuf.

Je sais, vous allez me demander pouquoi, me dire que je suis encore jeune, que j’ai la vie devant moi, que mes ambitions devraient se voir multipliées par le fait de mes relativement peu nombreux printemps vécus… il me reste le sentiment que, si jamais je meurs (ça pourrait m’arriver un jour moi aussi), je ne serai pas du tout immortalisé dans la conscience collective. Du moins, jamais je ne vais faire plus d’argent qu’Elvis à ma mort. Donc, imaginez si je meurs jeune.

Et pourtant, un jeune homme originaire de l’état de Washington, qui a à peine eu le temps de développer son art, et qui est aujourd’hui six pieds sous terre à cause d’une succube (mais ça, c’est une autre histoire), a empoché (ben ses héritiers en tout cas) plus de profit que le « King » lui-même l’an dernier.

Évidemment, je parle de Bam Bam Bigelow, le seul et unique Bam Bam Bigelow, celui qui sautait de la troisième corde pour frapper son adversaire étendu au sol de son crâne tatoué. Oh que ça devait faire mal! Le poids de l’encre devait rajouter au supplice de celui qui se faisait inévitablement terrasser par le mastodonte.

Ben non, je parle de Kurt Cobain, qui a fait profiter sa famille d’un bénifice de 50 millions de dollars. En tout, le défunt groupe Nirvana a fait la jolie somme de 247 millions de tomates. Plutôt bien pour un jeune blond aux prises avec une dépendance majeure aux drogues fortes et une dépression quasi permanente.

Vous pouvez lire l’article complet ici.

Les paroles de ce poète m’ont souvent inspirées, et encore régulièrement je me surprends à fredonner ce passage mythique :

Tiré de Dumb.

 

I’m not like them,

But I can pretend.

The sun is gone, but I have a light.

The day is gone, but i’m having fun.

I think i’m dumb,

Maybe just happy.

Think i’m just happy.

 

On ne t’oubliera jamais Kurt.

25 octobre 2006 at 7:01 1 commentaire

Ah oui, avant d’oublier

Je n’ai pas l’intention de transformer mon blog en espace pharmaceutique, mais à part les Tylenol, est-ce qu’il y a quelquechose à faire contre une sinusite?

Et puis là, n’allez pas me répondre d’aller voir le médecin, parce que c’est hors de question.

Ya aussi le truc gelé appliqué sur les sinus quand la douleur est insupportable, mais c’est peu pratique à moyen et long terme.

Donc, j’attends vos propositons de faire boillir du sang de cochon avec de la coriandre une nuit de pleine lune à minuit en brassant avec la main droite et en répétant une prière dans une langue disparue…

23 octobre 2006 at 11:04 5 commentaires

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