Archive for avril, 2007

La vie en musique

Vous comprenez que c’est la fin de session, donc je ne prends que le temps de faire un petit truc que j’ai volé ici

If your life was a movie, what would the soundtrack be? So, here’s how it works:

1. Open your library
2. Put it on shuffle.
3. Press Play.
4. For every question, type the song that’s playing.
5. When you go to a new question, press the Next button.
6. Don’t lie and try to pretend you’re cool.
7. Don’t skip songs.

(1) Opening credits:
Rideau (Cognac-gnac) – Plume Latraverse

(2) Waking up:
Pas a Pas Step Until – Fly Pan Am (Ça tombe bien, je suis toujours muet le matin)

(3) Falling in love:
Claws of the Laughter Dead – At the Gates (hmm… belle chanson d’amour)

(4) Fight song:
The Royal Crown vs. Blus Duchess – From Autumn to Ashes

(5) Breaking up:
Doornails – NoFX

(6) Happiness:
Happy to be Alive – Love Lost but not Forgotten (je suis heureux!)

(7) Hope:
A Letter to Heartattack – Das Oath

(8) Mental breakdown:
On the Outside (Live) – No Use for a Name

(9) Driving:
Truly, Truly this is the End – Zao (le groupe préféré de Chuck)

(10) Flashback:
Trashin’ USA – Bones Brigade

(11) Getting back together:
# – I would set Myself on Fire for You (une des rares qui fait du sens avec le mood recherché)

(12) Wedding:
White Cell – Cult of Luna (Wow, j’avoue que si j’avais à me marier, j’aurais définitivement Cult of Luna comme band au mariage)

(13) Birth of a child:
One Heavy February – Architecture in Helsinki (Une naissance pleine de funkiness)
(14) Final battle:
Esquimat Harbour – Set Fire to Flames (Oh que ça va être expérimental comme scène…)

(15) Death scene:
La vie est laide – Jean Leloup
(16) Funeral song:
Relative Ways – …andyouwillknowusbythetrailofdead

(17) End credits:
Pipeline / Kill Time – Sonic Youth

Ça va donner un film vraiment fucké, mais ô combien intéressant… Dans une salle près de chez vous, ou pas, dépendant du votre lieu de domicile

20 avril 2007 at 7:38 2 commentaires

Printemps

Saison de fonte au point du cycle
Renouveau annuel
Renouveau mutuel
Effervescence visuelle

Les jambes se montrent le bout du nez
Les bras s’affranchissent de la tyrannie des manches
Les doigts délaissent les mitaines
Pour pointer discrètement le retour des ex-recluses saisonnières
Qui déambulent fièrement au soleil

On tire un trait sur l’hibernation
Quand la sève se défige
Et le radieux se propage
Aux sourires
Revenus

Ça ne durera qu’un temps (si délicieux soit-il)
L’émerveillement s’émoussera
L’orange chaleureuse deviendra coutumière
Jusqu’à ce que les bourgeons parvenus tombent à leur tour au sol
Et que le crépuscule revête son manteau blanc
Faisant regretter cette période d’euphorie partagée.

13 avril 2007 at 7:00 3 commentaires

Contre les poètes

Pour mon anniversaire, je me suis offert, entre autres, Contre les poètes de Witold Gombrowicz.

C’est un compte-rendu de conférences données sur la poésie, plus précisément sur la poésie lyrique, celle écrite selon la règle classique des vers qui riment.

Je vous jure que, comme lecture de défoulement face à l’écoeurement théorique, il ne se fait pas mieux.

Pour ceux qui connaissent un peu cet auteur polonais, sachez qu’on retrouve dans cet essai la même prose mordante, voire agressive, qui lui est propre, le même pétillement de modernisme que l’on sent dans ses romans, surtout quant à la vision qu’il propose de l’artiste, de celle qu’on devrait accorder à l’art littéraire en société, etc., et le même humour quasi sauvage à l’égard de ses détracteurs (qui sont très, très, très nombreux).

De plus, j’éprouve, depuis un bout de temps, un malaise croissant face à la poésie lyrique, et il est tout à fait à propos de lire cet ouvrage qui réussit à mettre des mots (quoique parfois un peu virulents) sur ce sentiment que je n’arrivais pas vraiment à définir. (Évidemment, pour moi, tout ce processus exclut la poésie de Nelligan, pour plusieurs bonnes raisons dont je n’ai pas envie de parler pour l’instant.)

Bref, pendant que je me délecte de ce chef-d’oeuvre contestataire et contesté, je ne lis pas la théorie psychanalytique du langage de Lacan, donc, ma santé mentale ne peut que mieux s’en porter.

Pour vous résumer un peu la vie de Gombrowicz, sachez qu’il est né en Pologne en 1904, et que peu avant la IIè GM il s’est embarqué pour l’Argentine, pays dans lequel il vivra en exil durant vingt-cinq ans. Vivant avec des moyens financiers précaires (pour ne pas dire inexistants), il se refusa à effectuer quelque modification que ce soit à sa littérature, comptant sur la générosité de certains bienfaiteurs et usant de stratagèmes pour lui permettre de manger dans les périodes les plus creuses. Interdit de publication en Pologne communiste, il réussit tout de même à se forger une réputation d’écrivain incontournable, par l’entremise d’une revue littéraire (Kultura), éditée à Paris. Il devint mondialement reconnu, et autant détesté qu’admiré pour ses positions farouchement progressistes/polémistes. En trois mots: un vrai écrivain.

Je vous conseille donc fortement la lecture de ses deux oeuvres majeures, à savoir Ferdydurke et Trans-Atlantique.

Pour ce qui est de La pornographie, Cosmos, et de son Journal (publié en deux tomes), je suis toujours ouvert aux cadeaux offerts en retard pour mon anniversaire.

Je vous laisse sur un petit extrait de Contre les poètes.

« Pourquoi est-ce que je n’aime pas la poésie pure? Oui, pourquoi? Mais pour la simple et même raison qui fait que je déteste le sucre à l’état pur! À quoi sert le sucre? Mais à sucrer notre café, et l’on ne saurait vraiment le manger à pleine cuillerées comme une quelconque semoule… Ce qui lasse dans la Poésie pure, c’est l’excès de poésie, oui, la pléthore de paroles poétiques, de métaphores, de sublimation, – bref, l’excès de condensation- qui épurent ces textes de tout élément anti-poétique et dont l’accumulation fait finalement ressembler le poème à un produit chimique »

C’est joli, non?

2 avril 2007 at 2:43 3 commentaires


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