Archive for juin, 2007

Le 23, les Plaines et les détails

Donc, on est le 23 juin. Québec City.

Je suis arrivé le 22 , question de voir le nouveau-né de mes anciens colocs. Un petit gars, Gabriel, vraiment beau, vraiment petit. Et une équipe du tonnerre s’est affairée à lui concocter le plus mignon toutou (peluche, pour mes cousins et cousines) dans une boutique féérique. Je saute délibérément l’étape de la confection. Disons seulement que c’était formidable.

Le 23 c’est toujours l’enfer, puisque beaucoup de gens viennent des quatre coins du Québec pour converger vers la capitale du fleurdelisé. Et comme je suis un ancien résidant du village de la ville de Québec, je suis de facto le coordonnateur des arrivées et points de rencontre. Au moins, cette année moins de mes amis montréalais (ou lavallois…) allaient se trouver aux plaines, ce qui me donnait un répit sur la planification.

Je vous le dis d’avance, je n’ai aucune idée de qui donnait le spectacle. Ça ne m’intéresse pas, et le gros du party ne se trouve pas SUR les Plaines d’Abraham, mais bien tout autour. Comme je vous disais dans mon dernier billet, la fête est PARTOUT autour.

Depuis plusieurs années, mes amis et moi avons le même endroit de ralliement; sur les remparts, rue St-Louis, à l’entrée des Plaines. Cet endroit nous donne une vue incroyable sur la foule environnante et est un point central pour rejoindre les autres attroupements, tout en ayant un lieu de rencontre pour la centaine d’amis de tout le monde qui finiront par venir dire bonjour au cours des festivités.

On commence donc en se réchauffant un peu. On prend quelques bières avant de se diriger vers le centre-ville, un peu de boucane, et on est parti. Mieux vaut ne pas conduire le lendemain matin (les relents des festivités sont très durs), on s’y rend donc à pied, parce que tous les autobus sont pleins.

Premier problème, mais problème d’envergure: Les remparts sont interdits d’accès par des chiens tenant en laisse d’autres chiens. Tout ça parce qu’une plaie vivante est tombée l’an passé, et se serait ouvert la cage thoracique.

Là, ça va déjà très mal. Les cellulaires ne fonctionnent plus (trop d’utilisateurs dans un trop petit espace donné), les gens sont dispersés et ceux dont nous savons plus ou moins l’endroit de ralliement sont, pour une raison ou une autre, introuvables.

On s’affaire à trouver quelques personnes, et, en même temps, un ami qui a des problèmes à recevoir l’argent qui lui est dû par le gouvernement, tente de faire des affaires en écoulant divers trucs. Ça fonctionne à moitié.

Pour être bien certain de survivre toute la soirée, JD et moi trainons une quinzaine de bières et un vingt-six onces de vodka versé dans un 2 litres de jus d’orange. Mais, comme c’est moi qui ai tenu la vodka toute la soirée, c’était beaucoup trop facile d’en boire constamment…

Tout ça pour dire que la soirée a été bien arrosée, que j’ai rencontré certaines personnes totalement par hasard, et que d’autres (comme le Dr. Zaius et Ketchup Marchand, par exemple) seront pour le prochain voyage à Québec.

Par ailleurs, j’ai assisté à une drôle de situation. Peut-être pas drôle au sens « hi hi, ha ha », mais vraiment une drôle de scène quand même…

Je suis avec des amis à la pataugeuse. Elle est vide. Tout autour, une centaine de personnes sont réunies en petit groupe. Le soirée bat son plein, tout est cependant relativement calme.

Tout à coup, un groupe de policiers à vélo arrivent.

Cinq.

Avec leurs petits casques et tout.

Une personne semble avoir trop bu, et est allongée sur un banc. Les policiers, voulant être gentils, tentent de se frayer un chemin vers l’homme couché, mais ses amis, constatant que ce sont vraiment des policiers, décident de ne pas les laisser passer, et veulent que les policiers s’en aillent. D’ailleurs, l’éclopé se relève finalement par lui-même au bout de quelques secondes.

Tout devrait être beau, les petits oiseaux cui-cui…

Bref, les policiers feraient mieux de s’en aller.

Mais, ils décident de se faire respecter. Et, au fond, ils ont raison. Je veux dire qu’en société, la figure policière devrait être une autorité à laquelle les gens obéissent. Mais, il faut choisir ses batailles.

Et clairement, ce ne sont pas ces cinq policiers à vélo qui allaient vraiment gagner cet affrontement. De plus, les petits casques blancs donnaient une petite allure de farfadets peu crédibles.

Forcément, une empoignade s’en suit, un policier se fait cracher au visage, et pour peu, le groupe de farfadets y passait. Mais d’autres personnes ont réussies à s’interposer, les coups de poing ont volés en toutes directions, quelques brèves batailles entre toughs(!) et même quelqu’un qui a empoigné un banc en bois et a fait mine de le lancer sur la troupe survoltée.

Ça faisait drôle de voir que c’était moins sécuritaire avec des policiers dans les parages… Au moins, ça a bien fini.

Mais comme nous avions autre chose à faire, nous sommes partis.

Le plus gros problème de la fête a définitivement été le côté non-partisan de la St-Jean-Baptiste. Moi qui suis un souverainiste convaincu ai beaucoup de difficulté à voir que cette fête n’a aucune connotation partisane. Évidemment, c’est la fête de tous les québécois, qu’ils soient fédéralistes, autonomistes (!) ou indépendentistes, mais le nombre de personnes qui n’ont pas voulu me parler de ce que représentait la St-Jean pour eux me fait croire que personne en avait rien à cirer.

Je veux dire que ce n’est qu’une immense beuverie. En même temps, comme c’est une fête qui permet de rassembler les québécois de toutes allégences, je ne suis pas tout à fait déçu.

Ça c’est terminé par la traditionnelle poutine piquante du Ashton, le comble de la gastronomie. On a tenté de jouer au aki, mais notre coordination n’y était pas (je ne sais pas trop pourquoi…).

C’est donc sans me tromper que je peux avancer que la soirée a été une réussite, alors que plusieurs personnes intéressantes ont jalonnées son parcours, et que les Plaines, ça reste les Plaines.

27 juin 2007 at 11:10 2 commentaires

Le 23, les Plaines

On est le 23 juin. La veille de la St-Jean-Baptiste. C’est pourtant ce soir que la capitale est prise d’assaut pour un mégaparty.

Imaginez une seconde la ville de Québec remplie de gens. Je veux dire très remplie. Des gens PARTOUT.

Vous voyez le portrait?

C’est plus que ça! Faut le voir pour le croire.

Et, au moment de me diriger vers le traditionnel point de ralliement, je m’interroge sur le pourquoi du comment.

Je vous reviens là-dessus.

23 juin 2007 at 7:54 1 commentaire

Poésir

Écrire le ressentir
Est non-possible
Car les mots de l’esprit
Ne sont émotions.

Pourtant, l’indicible pulsion
Fait se précipiter sur papier:
C’est en vain que l’on tente de mettre le doigt
Sur l’exploré.

Tout de même, on écrit.
On cherche,
On creuse ses méninges,
On biffe,
On repense,
On chiffonne,
On recommence.

Et pendant tout ce temps,
On ressent en décuplé.

18 juin 2007 at 5:04 4 commentaires

Lectures d’été

Au moment de vous écrire ces lignes, nous sommes dimanche matin. Je n’ai pas bien dormi, donc je vais vous soumettre la liste des livres que je dois lire cet été.

Quand je dis que je « dois » les lire, c’est surtout une manière de parlerd’écrire.

En effet, il est plutôt inconcevable que je vais réussir à tous les lire durant la période estivale, surtout en connaissant mon penchant à me laisser tenter par l’achat de livres à prix modiques. Mais, au moins, je me fixe le but d’en lire le plus possible.

Si je vous soumets cette liste, c’est pour savoir un peu de quels livres vous aimeriez avoir des commentaires. Je vais donc tenter de m’astreindre à lire ceux qui auront reçu une quelconque démonstration d’intérêt de votre part. Si personne ne commente, je lirai pour moi et vous aurez droit à quelques échos aléatoire.

Donc, voici la fameuse liste. Elle est composée de livres je n’ai jamais lu ou que j’ai déjà commencés mais abandonnés pour une raison ou une autre, ou que je relis pour le plaisir de la chose, de classiques, de romans obscurs, de théories, de fictions, de dramaturgie, de recueils de nouvelles, de poésie, bref, pas mal n’importe quoi. Par ailleurs, sachez que l’ordre n’a pas d’importance car j’ai fait une grosse pile et que je les nomme au fur et à mesure.

  • Le Saint-Élias, Jacques Ferron
  • Hommage à Michel Beaulieu, Collectif
  • Poèmes, Léopold Sédar Senghor
  • La guerre de la fin du monde, Mario Vargas Llosa
  • Les enfants du bonhomme dans la lune, Roch Carrier
  • La chambre à mourir, Maurice Henrie
  • L’ère du soupçon, Nathalie Sarraute
  • Leibniz et Spinoza, Georges Friedman
  • L’espoir, André Malraux
  • Fantastique île de Pâques, Francis Mazière
  • L’arbre à deux têtes, Claude Viel
  • Défense et illustration de la langue québécoise, Michèle Lalonde
  • L’insoumise, Marie-Claire Blais
  • Les belles-soeurs, Michel Tremblay
  • Le cercle de craie caucasien, Bertol Brecht
  • Éducation euopéenne, Romain Gary
  • La case de l’oncle Tom, Harriet Beecher Stowe
  • La trilogie des déserteurs (L’épouvantail, L’épidémie et Les rescapés), André Major
  • Caligula suivi de Le malentendu, Albert Camus
  • Plateforme, Michel Houllebecq
  • L’homme rapaillé, Gaston Miron
  • Le goût de l’autre, Guy Cloutier
  • La bête humaine, Émile Zola
  • Tous les noms, José Saramago
  • Quoi, déjà la nuit?, Paul Chanel Malenfant
  • La fortune des Rougon, Émile Zola
  • Le turbot, Günter Grass
  • Dieu ne joue pas aux dés, Henri Laborit
  • Faut être nègre pour faire ça, Chester Himes
  • Les pins parasols, Gilles Archambault
  • La généalogie de la morale, Friedrich Nietzsche
  • To kill a mockingbird, Harper Lee
  • La porte étroite, André Gide
  • Celui qui ne m’accompagnait pas, Maurice Blanchot
  • Patience dans l’azur, Hubert Reeves
  • Einstein et l’univers, Lincoln Barnett
  • Le drame de la vie, Valère Novarina
  • La douleur du dollar, Zoé Valdés
  • L’île au trésor, Robert Louis Stevenson
  • Le rouge et le noir, Stendhal
  • La vie en prose, Yolande Villemaire
  • Un taxi mauve, Michel Déon
  • Dune, Tome I, Frank Herbert (je dois trouver le tome II)
  • Le messie de Dune, Frank Herbert
  • Les bijoux indiscrets, Denis Diderot
  • Don Quichotte I et II, Miguel De Cervantès
  • Avant le Big Bang, Igor et Grichka Bogdanov
  • Ainsi parlait Zarathoustra, Friedrich Nietzsche
  • La lune et les deux montagnes, Pedro McGregor
  • Une banale histoire, Anton Tchekov
  • La steppe, Anton Tchekov
  • Entre la vie et la mort, Nathalie Sarraute

Je me doute que vous n’avez pas lu l’intégral de cette longue liste, mais faites-le moi savoir si un titre attire votre attention.

17 juin 2007 at 9:30 6 commentaires

Rouillé. Mais récupérable

Vous avez toutes les raisons de me faire la gueule.

Sachez que je n’hiberne pas, pas tout à fait. En fait, j’éberne.

J’éberne parce que c’est l’été. J’éberne aussi parce que j’essaie de reprendre un peu d’énergie.

Moi qui suis d’habitude une dynamo inépuisable commence à me dire que je n’en peux tout simplement plus. Ça fait longtemps que je le dis, que je suis fatigué, gna gnan, mais maintenant c’est pire que pire.

Pour que je dorme le vendredi soir au lieu de sortir, c’est qu’il y a un sérieux problème (ceux qui me connaissent bien pourront en témoigner). J’ai même de la difficulté à lire plus de deux livres par semaine, et encore, c’est seulement pcq ce sont des livres que je ne peux absolument pas laisser dormir sur mon bureau (celui qui me sert de pas-bibliothèque depuis mon accident de bibliothèque, un crash monumental de … bibliothèque).

Mais, mes vacances arrivent, ce qui va grandement aider. Je n’écris pas dernièrement mais ça va revenir.

J’avais promis une liste de livres à lire avec compte-rendu, ça va finir par arriver. Mariane, je vais publier l’histoire érotique. Mais je me laisse désirer. Ce sera pour un jour de panne d’inspiration!

Récemment, un ami m’a prêté Saga, roman dont était tiré une des dernières citations que j’ai partagé avec vous. Je vous l’avoue d’emblée, c’est mon coup de coeur de l’année. Cet ami me l’avait prêté en me disant que je devais ABSOLUMENT le lire sur le champ, que c’était trop bon, etc.

Etc.

Etc.

Il m’avait bien avertit qu’il me le prêtait car c’était un must. Mais je le croyais à moitié, et je pensais sincèrement lui revenir là-dessus en trouvant moult défaults. Par principe.

Et c’est avec stupeur que j’ai découvert un monstre. Un vrai.

C’est sérieusement le roman le plus captivant:

4 scénaristes prêts à accepter n’importe quel contrat, se font offrir d’écrire une télé série qui sera présentée à 4 heures du matin au budget quasi nul. Qui s’appellera Saga.

Un seul mot d’ordre; s’ils respectent le budget lilliputien, ils peuvent faire « n’importe quoi ».

Et ils le font.

Je vous recommande donc avec conviction ce roman de Tonino Benacquista, Saga.

Le pire c’est que je le dévorais même en marchant, ce que je ne fais que très rarement. Puis, alors qu’il me restait 30 pages à lire sur les 430, je l’ai oublié dans la voiture d’un ami. Bêtement. Et j’ai patienté 4 jours sans… (je sens tout votre désarroi présentement).

Bref, la merde.

Parlant de merde, je sais que c’est arrivé il y a déjà quelques temps de ça, mais est-ce que Vladimir Poutine est vraiment déçu de « n’avoir personne à qui parler depuis la mort du Mahatma Gandhi », c’est à dire, alors que Vladdi Boy n’avait que moins quatre ans? Je ne suis pas certain de l’avoir bien compris celle-là.

Puisqu’on parle politique, inventez une blague sur Sarko. Si elle est drôle, c’est cette blague que j’aurais écrit à cet endroit. Merci de votre indulgence.

Je crois que ça va être tout pour l’instant, alors que je me demande depuis un petit bout de temps comment conclure un texte d’aussi grande (!) qualité.

En vous avouant que je ne suis allé ni à la vente de livres, ni au marché de la poésie?

Ça manquerait de panache, je ne le ferai donc pas.

14 juin 2007 at 8:54 3 commentaires


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