Le 23, les Plaines et les détails

27 juin 2007 at 11:10 2 commentaires

Donc, on est le 23 juin. Québec City.

Je suis arrivé le 22 , question de voir le nouveau-né de mes anciens colocs. Un petit gars, Gabriel, vraiment beau, vraiment petit. Et une équipe du tonnerre s’est affairée à lui concocter le plus mignon toutou (peluche, pour mes cousins et cousines) dans une boutique féérique. Je saute délibérément l’étape de la confection. Disons seulement que c’était formidable.

Le 23 c’est toujours l’enfer, puisque beaucoup de gens viennent des quatre coins du Québec pour converger vers la capitale du fleurdelisé. Et comme je suis un ancien résidant du village de la ville de Québec, je suis de facto le coordonnateur des arrivées et points de rencontre. Au moins, cette année moins de mes amis montréalais (ou lavallois…) allaient se trouver aux plaines, ce qui me donnait un répit sur la planification.

Je vous le dis d’avance, je n’ai aucune idée de qui donnait le spectacle. Ça ne m’intéresse pas, et le gros du party ne se trouve pas SUR les Plaines d’Abraham, mais bien tout autour. Comme je vous disais dans mon dernier billet, la fête est PARTOUT autour.

Depuis plusieurs années, mes amis et moi avons le même endroit de ralliement; sur les remparts, rue St-Louis, à l’entrée des Plaines. Cet endroit nous donne une vue incroyable sur la foule environnante et est un point central pour rejoindre les autres attroupements, tout en ayant un lieu de rencontre pour la centaine d’amis de tout le monde qui finiront par venir dire bonjour au cours des festivités.

On commence donc en se réchauffant un peu. On prend quelques bières avant de se diriger vers le centre-ville, un peu de boucane, et on est parti. Mieux vaut ne pas conduire le lendemain matin (les relents des festivités sont très durs), on s’y rend donc à pied, parce que tous les autobus sont pleins.

Premier problème, mais problème d’envergure: Les remparts sont interdits d’accès par des chiens tenant en laisse d’autres chiens. Tout ça parce qu’une plaie vivante est tombée l’an passé, et se serait ouvert la cage thoracique.

Là, ça va déjà très mal. Les cellulaires ne fonctionnent plus (trop d’utilisateurs dans un trop petit espace donné), les gens sont dispersés et ceux dont nous savons plus ou moins l’endroit de ralliement sont, pour une raison ou une autre, introuvables.

On s’affaire à trouver quelques personnes, et, en même temps, un ami qui a des problèmes à recevoir l’argent qui lui est dû par le gouvernement, tente de faire des affaires en écoulant divers trucs. Ça fonctionne à moitié.

Pour être bien certain de survivre toute la soirée, JD et moi trainons une quinzaine de bières et un vingt-six onces de vodka versé dans un 2 litres de jus d’orange. Mais, comme c’est moi qui ai tenu la vodka toute la soirée, c’était beaucoup trop facile d’en boire constamment…

Tout ça pour dire que la soirée a été bien arrosée, que j’ai rencontré certaines personnes totalement par hasard, et que d’autres (comme le Dr. Zaius et Ketchup Marchand, par exemple) seront pour le prochain voyage à Québec.

Par ailleurs, j’ai assisté à une drôle de situation. Peut-être pas drôle au sens « hi hi, ha ha », mais vraiment une drôle de scène quand même…

Je suis avec des amis à la pataugeuse. Elle est vide. Tout autour, une centaine de personnes sont réunies en petit groupe. Le soirée bat son plein, tout est cependant relativement calme.

Tout à coup, un groupe de policiers à vélo arrivent.

Cinq.

Avec leurs petits casques et tout.

Une personne semble avoir trop bu, et est allongée sur un banc. Les policiers, voulant être gentils, tentent de se frayer un chemin vers l’homme couché, mais ses amis, constatant que ce sont vraiment des policiers, décident de ne pas les laisser passer, et veulent que les policiers s’en aillent. D’ailleurs, l’éclopé se relève finalement par lui-même au bout de quelques secondes.

Tout devrait être beau, les petits oiseaux cui-cui…

Bref, les policiers feraient mieux de s’en aller.

Mais, ils décident de se faire respecter. Et, au fond, ils ont raison. Je veux dire qu’en société, la figure policière devrait être une autorité à laquelle les gens obéissent. Mais, il faut choisir ses batailles.

Et clairement, ce ne sont pas ces cinq policiers à vélo qui allaient vraiment gagner cet affrontement. De plus, les petits casques blancs donnaient une petite allure de farfadets peu crédibles.

Forcément, une empoignade s’en suit, un policier se fait cracher au visage, et pour peu, le groupe de farfadets y passait. Mais d’autres personnes ont réussies à s’interposer, les coups de poing ont volés en toutes directions, quelques brèves batailles entre toughs(!) et même quelqu’un qui a empoigné un banc en bois et a fait mine de le lancer sur la troupe survoltée.

Ça faisait drôle de voir que c’était moins sécuritaire avec des policiers dans les parages… Au moins, ça a bien fini.

Mais comme nous avions autre chose à faire, nous sommes partis.

Le plus gros problème de la fête a définitivement été le côté non-partisan de la St-Jean-Baptiste. Moi qui suis un souverainiste convaincu ai beaucoup de difficulté à voir que cette fête n’a aucune connotation partisane. Évidemment, c’est la fête de tous les québécois, qu’ils soient fédéralistes, autonomistes (!) ou indépendentistes, mais le nombre de personnes qui n’ont pas voulu me parler de ce que représentait la St-Jean pour eux me fait croire que personne en avait rien à cirer.

Je veux dire que ce n’est qu’une immense beuverie. En même temps, comme c’est une fête qui permet de rassembler les québécois de toutes allégences, je ne suis pas tout à fait déçu.

Ça c’est terminé par la traditionnelle poutine piquante du Ashton, le comble de la gastronomie. On a tenté de jouer au aki, mais notre coordination n’y était pas (je ne sais pas trop pourquoi…).

C’est donc sans me tromper que je peux avancer que la soirée a été une réussite, alors que plusieurs personnes intéressantes ont jalonnées son parcours, et que les Plaines, ça reste les Plaines.

Entry filed under: Délire incessant.

Le 23, les Plaines Contrainte

2 commentaires Add your own

  • 1. Newmontrealaise  |  27 juin 2007 à 8:13

    Ashton!! trop bon!!
    Bref, après cette euphorie dû à un lontain souvenir de Québec, je dirais ma beuverie, ça sera le 14 juillet fête nationale Française!
    Et pour ceux qui se demande pourquoi le 14 juillet voyez Wikipédia, à Prise de la bastille.

    Réponse
  • 2. mariee  |  16 juillet 2007 à 3:30

    j’ai manqué la tirade des casques blancs? jo m’avais pas raconter cette partie d’la soirée. pendant qu’on jouais au poker dans la ville la plus cool de l’année (sarcasme) roswell et un étrange orage mélangé de grêle et surement une tornade qu’on a manqué vous pendant ce tant là vous aivez tant de plaisir? .. j’me reprend moi l’année prochaine sans la game de poker sans julie malade dans le lit et caro vedge a écouter un film . en passant , donne dont des nouvelles car j’commence à penser que t’est un personnage fictif . haha . adioss. (;

    Réponse

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