Contrainte

4 juillet 2007 at 12:55 3 commentaires

J’avais un cours de création littéraire au Cégep.

Un cours pratique. Une création par semaine.

Chaque semaine une contrainte de création différente.

Celle que je vous propose aujourd’hui:

 

L’opposition

« Ibrahim gisait, larmoyant. Pas qu’il s’y plaisait, pris ainsi au sol, mais n’y avait aucun choix. Son ami avait fuit. Son assaillant aussi. On l’avait cru mort.

 

 

 

 

 

Passant par là, son voisin vit son corps tout à fait par hasard. Craintif d’un ajout au souffrir du garçon, il lui prodigua un chaud câlin rassurant. Posant sa main sur lui, il prit son bras, trainant Ibrahim jusqu’à son logis.

 

 

 

Il informa papa Ahiram sur son agir, puis laissa l’amour familial pourvoir aux bons soins du garçon. Ibrahim hurlait son mal d’un ton convaincant.

 

 

 

Pansant son tibia, Ahiram stoppa son flot sanguin, puis cicatrisa son trou par un truc inconnu ou tait aux non-instruits juifs.

 

 

 

Sondant Ibrahim pour pouvoir punir l’individu qui l’a assailli, son papa fouilla Ramalah, haïssant son rival par anticipation. Ahiram doutait du pourquoi on avait fait un mauvais parti à son fils, mais voulait surtout savoir qui.

 

 

 

Glanant son information à foison, il trouva un nom: Wakim.

 

 

 

Il prit un ton rugissant pour savoir où l’attaquant musulman du fiston vivait.

 

 

 

Il y accourut à l’instant, tombant sur un rival sanglotant à qui il cria « vil, malin, assassin », fixant aussi son statut patriarcal par rapport à Ibrahim.

 

 

 

Braquant son fusil sur Wakim, Ahiram souhait avoir la raison. Il voulait savoir la raison qui avait contraint son fils à la quasi-mort, frappant Wakim à grands coups aux bras, puis au thorax pour avoir son information.

 

 

 

 

Accomplissant l’humiliation du vis-à-vis, il obtint l’indication.Son fils avait, lui, commis un assaut anti musulman.

 

 

 

 

Ibrahim n’avait subi qu’action d’un ripostant. »Tant pis », cogita Ahiram « tant pis pour la raison ».

 

 

 

Accomplissant donc un oubli par tradition, il fusilla Wakim par amour pour son fils, fournissant ainsi l’occasion aux musulmans d’avilir plus sa population.

 

 

 

Un cahot stimulant un cahot.

 

 

 

Cas banal pour l’Intifada, quasi normal.

 

 

 

L’Intifada, un conflit toujours roulant, un conflit continu. L’Intifada, un conflit sans fin jamais. « 

Une contrainte? Vous en voyez une?

 

Entry filed under: Délire incessant.

Le 23, les Plaines et les détails Le plus beau poème d’amour

3 commentaires Add your own

  • 1. Janic Naud  |  4 juillet 2007 à 12:40

    Je vois pas de contrainte mais je pense que la lettre « E » de ton keyboard est foutue.

    Réponse
  • 2. NSi  |  4 juillet 2007 à 1:14

    @ Janic: Ouais, j’ai dû trop l’utiliser dans mes autres billets…

    Je ne suis pas du genre original.

    Réponse
  • 3. Janic Naud  |  4 juillet 2007 à 4:39

    J’ai bien aime. Je veux dire, ton histoire dit de quoi. C’est un regard realiste sur un evenement comme tant d’autres qui contribue quotidiennement a faire augmenter la tension generale de l’Intifada.

    Réponse

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Trackback this post  |  Subscribe to the comments via RSS Feed


Calendrier

juillet 2007
L M M J V S D
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031  

Most Recent Posts


%d blogueurs aiment cette page :