Lire, aimer, rêver

23 juillet 2007 at 11:40 5 commentaires

« Le verbe lire ne supporte pas l’impératif. Aversion qu’il partage avec quelques autres : le verbe « aimer »… le verbe « rêver »…

On peut toujours essayer, bien sûr. Allez-y : « Aime-moi ! » « Rêve ! » « Lis ! » « Lis ! Mais lis donc, bon sang, je t’ordonne de lire ! » -Monte dans ta chambre et lis ! Résultat?

Néant. “
-Daniel Pennac, Comme un roman 

Donc, ça va mal.  

Je tiens un blog où je vous débusque des tas de lectures, mais comme c’est si bien dit plus haut : Résultat? Néant.  

C’est la même chose avec mes amours, « On peut essayer, bien sûr » : Résultat? Néant. 

Et, invariablement, la même question découlant d’une rupture : «Mais pourquoi? »  

Au fond, on sait pertinemment. Je veux dire qu’on sait au fond de soi pourquoi la relation n’a pas marché. Mais, on continue à se torturer, à se dire qu’on aurait pu tel truc, qu’on aurait dû machin.  

Et l’éternel « ce n’est pas toi, c’est moi ».  

Un autre classique de la séparation.

Pourtant, cette phrase peut être véridique, tout dépendant du contexte.  Par exemple, arriver dans la vie de quelqu’un au mauvais moment.

On y peut rien.

Ça a beau être une personne liée à notre âme, si le « timing » n’est pas bon, les dents vont grincer, les pleurs vont affluer et la Terre va continuer à tourner (quoiqu’elle aurait continuée d’une manière ou d’une autre, mais vous comprenez le principe).  

C’est ce qui m’arrive en ce moment.  

Elle avait tout pour me séduire, plus j’apprenais à la connaitre, plus elle se révélait surprenante. De plus, je crois que je lui apportais certaines choses. Pas assez, j’imagine.

Mais bon.   

Les circonstances étant ce qu’elles sont, les psychologies étant complexes et les gens parfois décevants (au sens où ils peuvent faire des choix qui nous déçoivent), il faut tourner la page en tirant le maximum de positif face à l’expérience. Mais, c’est extrêmement difficile de tirer du positif quand je ne sais même plus quoi penser face à cette charmante demoiselle.   

Et comme l’impératif ne sied pas au verbe aimer, voyons ce que ça donnera au verbe patienter.  

Patienter.

Sagement.

Peut-être pas si sagement que ça, mais quand même un peu.

Parce qu’on a encore beaucoup à s’apporter, elle et moi, seulement ce sera dans une situation différente. Au moins, comme ce n’est pas une rupture à grand fracas, l’occasion de continuer à se connaitre et de passer du temps de qualité avec cette personne si spéciale est toujours vue d’un bon œil. Un œil caché derrière des verres fumés bleus (ben oui, bleu mystique, Jeanne), mais un bon œil quand même.

Par ailleurs, se côtoyer quotidiennement est une drôle d’expérience, plus déstabilisante qu’autre chose. Ce n’est pas nécessairement l’idéal, mais, dans la vie, il faut faire avec les différentes situations. Ce sont les réactions des gens qui sont porteurs d’indications.       

Bref, quand je vous disais que ça va mal, vous avez bien compris que ce n’était qu’une façon de parler. N’importe quelle rupture d’avec un truc ou une personne qui nous est cher, provoque un pincement au cœur d’une intensité variable. Imaginez quand c’est quelqu’un à qui vous tenez beaucoup, beaucoup, pour des raisons si profondes que vous ne sauriez expliquer autrement qu’en disant: « Regarde-moi dans les yeux, c’est le seul moyen que j’ai de t’expliquer ce que je ressens. »

Donc, à des intervalles aléatoires je suis foutu, soulagé, enthousiaste, déçu, songeur, confiant et craintif, et ce, de façon souvent combinée et inattendue. C’est certain que le fait d’être aussi songeur affecte ma productivité au travail, et que je dois mettre les bouchées doubles pour combler le vide.  

(Je sais que vous n’êtes pas ici pour lire les aléas de ma vie personnelle.  Mais, comme je vis cette drôle de situation et que la réflexion enclenchée est plutôt obsédante, je me permets de vous partager mes états d’âmes, quitte à provoquer grognements, bâillements redoublés et haine à mon égard. J’assume mes gestes.) 

Le pire là-dedans, ou le mieux (vraiment dur à dire), c’est que l’on est encore extrêmement proche, ce qui fait en sorte que nos agissements et paroles sont toujours teintés de regards complices et de pensées ambigües. Disons seulement que c’est un beau défi. De toute façon, J’A-D-O-R-E les défis. Surtout que nos relations sont tantôt bonnes, tantôt froides… 

Je sais que vous avez remarqué mon manque d’assiduité dernièrement, mais comme c’est l’été pour tout le monde, je suis certain que vous êtes aussi sur un tempo plus calme. Sinon, vous m’en voyez sincèrement désolé.

Je n’ai pas eu beaucoup l’occasion de lire ces derniers jours (maëlstrom incessant…), et j’ai presque terminé L’insoutenable légèreté de l’être. Quel livre fabuleux, sur lequel je m’attarderai très bientôt sur cet espace.  

Pour en revenir à monsieur Pennac, j’avoue qu’il a raison.

Rêver non plus ne s’impose pas.

Du moins, ne s’impose pas aux autres. Dernièrement, je prends les moyens pour mener à terme mes rêves (rêves en général, pas les messages codés de l’inconscient transmis lors du sommeil). J’ai écrit sur un bout de papier tout ce que je veux: Je veux ci, je veux ça, je veux X, je veux Y. Cet exercice m’a vraiment fait prendre conscience de ce qui me motive fondamentalement, et je suis heureux d’avoir croisé sur mon chemin une motivation à exprimer mes désirs de la sorte.  Je vous jure que vous devriez essayer.

C’est très révélateur de ce que votre moi-profond peut ressentir et c’est un bon déclencheur de prise de conscience. Je vous fais le message. Faites-en ce que vous voulez. Croyez en vos ambitions, voyez-les de telle sorte qu’elles soient déjà réalisées.  

Je vous laisse pour l’instant sur le fait que je suis extrêmement reconnaissant d’avoir les moyens de réaliser mes ambitions, et suis aussi fasciné par le labyrinthe extrême que la vie m’impose présentement. Ce n’est peut-être pas évident, mais ça a le mérite d’être formateur.  

Comme tout le monde me dit, si ce n’est pas la bonne fille pour toi ça ne fonctionnera jamais, et si c’est la bonne, la vie va se charger de vous le faire comprendre. Il suffit de croire que de belles choses peuvent nous arriver.  

J’y crois, moi.

Entry filed under: Délire incessant.

Obéir à son sentiment Foglia = Dieu

5 commentaires Add your own

  • 1. gwenaelle  |  23 juillet 2007 à 5:45

    « Croyez en vos ambitions, voyez-les de telle sorte qu’elles soient déjà réalisées. »

    ça va mal mon grand: tu te mets à la psycho pop

    Réponse
  • 2. Twiggy  |  23 juillet 2007 à 6:07

    Tu sais, c’est vrai que c un bo défi, d’aimer, et c’est particulièrement bien de laisser le temps arranger les choses! J’ai pour mon dire qu’un des secrets du bonheur est la patience. Si vous n’êtes pas fait pour aller ensemble maintenant, qui ne dit pas que vous pourriez vous retrouvez ensemble plus tard? Ca peut prendre beaucoup de temps, mais si après tout ce temps ca clique encore, c que ca vallait la peine d’attendre! Sinon, ben tant mieux, tu viens d’hériter d’une amie de fille ( c très précieux une amie de fille!) Bref, cela dit, c de la théorie et c’est très difficile a appliquer dans la vrai vie… lâche pas! T,écris bien en passant!

    Réponse
  • 3. NSi  |  23 juillet 2007 à 10:51

    @Gwen: Psycho pop tant que tu veux. Si ça te fait plaisir de croire ça, je ne serai probablement pas le dernier à te dire que tu es assez grande pour penser/dire ce que tu veux…

    Réponse
  • 4. Newmontrealaise  |  28 juillet 2007 à 10:52

    Etant donné que je vis un peu la même chose, je peux avoir un jugement trop partial, donc je te dirais les paroles d’une amie française.

    Dis toi au moins que tu as aimé et aime toujours et accroches toi à ça si tu penses que ça vaut le coup!

    Par contre, pour le tempo calme, je suis pas d’accord!!!!

    Réponse
  • 5. romuald  |  5 mai 2008 à 7:49

    déclaration d’amour

    Réponse

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