Cath Pépé

Elle a résumée comment je me sens aujourd’hui. Une image vaut mille mots

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14 mars 2007 at 7:39 3 commentaires

À peine moins intéressant qu’un magazine à potins

J’ai l’impression que mon blog est devenu comme une copine dont la flamme serait en train de s’éteindre. Je le prends pour acquis, je ne pense plus à notre relation avec l’excitation caractéristique du début, j’ai de moins en moins envie de lui donner de l’attention, je me dis que demain ça va surement me tenter beaucoup plus d’y mettre un effort.

Bref, mon blog et moi sommes dans une mauvaise vague. Comme dans toutes les relations, nous nous sommes négligés ces derniers temps, alors que j’ai un horaire de fou et ne prends pas assez de temps pour lui laisser une chance de s’épanouir quand je reviens tard le soir, et, de son côté, mon blog ne m’apporte plus autant de surprises qu’avant.

Mais, on a décidé de se laisser une nouvelle chance. Seul le temps nous dira si on a bien fait, mais, pour l’instant, on aborde le futur avec enthousiasme et on est prêt à y investir du temps, parce qu’on est conscient du potentiel qu’il nous reste à exploiter. Au pire, on prendra chacun des tangentes divergentes (quoique je vois mal comment mon blog survivra sans mon apport, mais c’est une autre question).

Donc, maintenant que vous en savez un peu plus (voire un peu trop) sur mon spleen des derniers jours, je vous retranscris l’intégral de la deuxième partie de mon auto-interview, alors que le blogeur nul que je suis a reçu l’interviewer nul que je suis aussi, pour une deuxième fois. Sachez que la nullité n’est pas un critère absolu dans la sélection de mon lectorat, mais ça compte pour beaucoup.

Interviewer Nul: Salut NSi, comment vas-tu?

Blogeur Nul: Ah, ça va…

IN: Pas plus que ça? Il me semble que, la mi-session étant passée, tu devrais être soulagé et fêter ta libération en dansant sur un pupitre, une cravate nouée autour du front, non?

BN: Bah, oui et non.

IN: C’est-à-dire?

BN: On voit que tu es un intervieweur aguerri; tes questions sont vraiment pertinentes, et en plus, ton haleine est tellement rafraîchissante…

IN: N’essaie pas de changer de sujet en me flattant, on dirait que tu oublies que je suis la même personne que toi.

BN: Un gars s’essaie… Mais bon, vu que tu insistes, je suis juste pas mal à plat, alors que j’ai tiré tout le jus (métaphoriquement, ne te fais pas d’idées) disponible, que mes piles sont vides.

Tellement, que je n’ai même pas encore pris la peine d’envoyer mon texte à André Major (tu comprendras que mon vieil ordinateur tortuesque est rangé au fin fond de mon garde-robe et que de tout déplacer signifierait de changer le coin préféré pour la sieste de mes chattes…), que cette fatigue m’empêche de me concentrer sur l’énergie ambiante et que mes envies de sorties cinéma/n’importe-quoi-de-surprenant sont reléguées aux oubliettes, du moins, pour l’instant.

IN: Et pour le oui?

BN: Je suis toujours en vie, je sais lire, mes chattes sont en forme et demain je vais manger une lasagne (dont je suis le meilleur pour faire la confection).

IN: Donc, tu devrais arrêter de te plaindre, non?

BN: Je te trouve chiant ce soir, mais, effectivement, c’est juste parce que je suis trop fatigué que je suis de mauvaise humeur.

IN: Et à part ça, tu n’as pas rencontré des gens intéressant et de la matière divertissante dans tes cours?

BN: Si tu n’étais pas une partie de moi, je me demanderais sérieusement comment tu obtiens tes informations, parce que, comme d’habitude, tu as raison. En effet, tes questions s’avèrent pertinentes et véridiques, mais, comme tu sembles pas mal à jour, je ne m’étendrai pas sur ces sujets, mis à part que la matière peut être aussi intéressante qu’elle veut/peut, reste que si je continue à la résumer d’une façon aussi merdique que je l’ai fait dans mon dernier billet, mes études vont couper court pour cause d’incompétence chronique. Tu as dû voir comme moi à quel point la syntaxe et la désorganisation sont flagrantes dans l’analyse. Si ce n’était du souci de transparence, je l’enlèverais tellement j’en ai honte, mais je me dis que ça va me servir de motivation pour les temps à venir en tant qu’exemple à ne pas suivre.

IN: Tu es un peu dur avec toi-même, non?

BN: Je ne le vois pas de cette manière, mais, de toute façon, si je ne le suis pas, personne ne va l’être. Donc, je préfère être mon propre tyran que me complaire dans une médiocrité facilement atteignable et hyperexposée.

IN: Je te trouve un peu prétentieux de croire que tu ne fais pas partie de la tranche des blogeurs nombrilistes au discours sans intérêt, surtout que nous sommes plus ou moins contrôlés par la même entité, donc que nous occupons plus ou moins la même personne, mais qu’on ressent le besoin de s’exprimer en double .

BN: Plus ou moins?

IN: Ok, plus plus que moins!

BN: Merci.

IN: J’entends nos lecteurs ronfler d’ici. Parle-nous de littérature, histoire de les laisser dormir comme il faut.

BN: Tu préfères que je parle de quoi? Le fait que l’on peut télécharger L’assommoir d’Émile Zola, ici? Qu’on peut aussi télécharger L’inquiétante étrangeté de Freud, ici? Du fait que nos (quatre) lecteurs sont courageux de suivre nos péripéties malgré notre manque d’assiduité sur cet espace?

IN: Pfffff! Parle pour toi. De mon côté, je fais une apparition sporadique quand le moment est opportun. C’est ton problème si tu n’écris pas assez souvent. N’essaie pas de faire passer ça sur moi.

BN: J’avoue, désolé. Reste que si tu faisais des interviews avec d’autres que moi, parfois, je pourrais avoir un soir de repos, et nous n’aurions pas cette meute de quatre fans réclamant secrètement du divertissement. Tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes.

IN: Ben là, quoi? Tu voudrais que j’interviewe des gens extérieurs pour laisser une trace de l’existence d’autres auteur(e)s/blogeur(euse)s sur notre site?

BN: Donc, maintenant c’est NOTRE site, hein? Je pensais que ce blog c’était MON problème!

IN: Tu gosses avec ton vocabulaire pointilleux. Mais bon, tu veux que je fasse des interviews avec d’autres?

BN: Juste s’ils en ont envie.

IN: Même si ce ne sont pas des littéraires-finis?

BN: As you wish. As long as it’s interesting.

IN: De toute façon, si je me fie à ce que tu écris à date, la barre n’est pas tellement haute.

BN: Je pense que ce serait mieux pour nous deux d’arrêter ça ici avant que ça dégénère.

IN: Donc, à la prochaine?

BN: J’espère que ça va être dans un bon bout de temps.

IN: Nous voilà enfin d’accord.

12 mars 2007 at 11:12 2 commentaires

À la va-vite

Je n’ai pas le temps de vous écrire car mes travaux ne sont pas finis et la date de tombée est dans quelques heures.

Donc, ayant demandé à ma machine ultra-puissante de choix de sujet automatique (vous croyez que c’est moi qui choisit les sujets, pfff, je demande à ma machine, quand même) de quoi vous aimeriez entendre parler aujourd’hui. Il semblerait que ce soit d’avoir droit à mon résumé sur La courte lettre pour un long adieu. Ce n’est pas ma faute, c’est la machine qui décide. Donc, voilà votre voeu exaucé.

D’abord, sachez que ce travail demande de résumer l’oeuvre à l’étude de cette semaine là, en deux pages maximum. Il est exigé de structurer le guide de lecture selon différents angles, histoire de bien comprendre de quoi il en retourne.

« Peter Handke, La courte lettre pour un long adieu, Paris, Gallimard, « Folio », 1986, 177 p.

 

 

Contexte historique

La années 1960, et aussi les années subséquentes, ont été marqué par l’émergence d’un nouveau style de roman, appelé « nouveau roman ». En profonde rupture face aux romanciers classiques, plusieurs auteurs se mirent à se questionner sur la pertinence du narrateur, mouvement dont ont été les instigateurs des auteurs comme Franz Kafka ou William Faulkner, plus tôt dans le siècle. Peter Handke est un peu l’héritier de cette tradition, alors qu’il y mêle aussi le roman de formation, courant marqué par l’instruction, le développement d’un héros souvent jeune, mais toujours naïf, qui apprend la vie en étant en opposition au monde, pour devenir « évolué ». Auteur autrichien, Handke a donc été aussi fortement influencé par les tenants du roman de formation, dont Goethe, qui fut le principal fondateur du genre avec son roman Les années d’apprentissage de Wilhelm Meister. Dans La courte lettre pour un long adieu, Handke entre donc dans une « hybridité », entre l’incompatibilité sociale du narrateur et la société qui l’entoure, et cette même société qu’il voudrait tant rejoindre, cette vie « normale » qui semble évoluer parallèlement avec lui sans qu’il puisse y trouver sa place.

 

 

Résumé du récit

Le personnage principal est en voyage à New York et reçoit une courte lettre disant : « Je suis à New York. Ne me cherche pas, il n’est pas souhaitable que tu me trouves. », lettre envoyée par sa femme. S’en suit le long adieu, où le personnage principal tentera de faire le point sur son passé, essayer de ressasser son vécu pour grandir en tant qu’individu. Mais, son évolution sera nulle, puisqu’il ne pourra que stagner face à cette société qu’il n’est pas en mesure de comprendre.

Dans la première moitié du roman, c’est le narrateur qui semble « courir » après sa femme, puis, à mi-chemin, c’est au tour de la femme de camper le rôle de la « détective/prédatrice », le roman se conclura par une rencontre aussi fortuite que rocambolesque.

La courte lettre pour un long adieu est dominé par l’incapacité sociale des personnages à adopter des comportements « normaux », alors que le narrateur a une obsession pour le temps et tous les détails environnants, et qu’il décrit aléatoirement ce qu’il perçoit autour de lui, tout en racontant son passé. Il y a aussi l’amie de ce dernier, Claire, qui a élevé sa fillette en lui nommant, au hasard, chaque objet rencontré, ce qui déboucha sur une fille instable, angoissée et hystérique.

La grande filiation entre les personnages atypiques et leurs visions marginales fait passer le roman à un autre plan que celui du roman « classique ».

 

 

 

Caractéristiques formelles

L’œuvre est écrite dans un style dépouillé de tout artifice. Sa grande force repose sur cet aspect primordial pour nous entrainer dans une aventure où ce n’est pas l’histoire en elle-même qui est importante, mais bien comment nous la raconte le narrateur/héros, selon que son œil capte tel détail insignifiant ou qu’il vive une situation quelconque, situation invariablement racontée sur le même ton, accordant autant d’importance à tout, sans être capable de hiérarchiser ses pensées, ses priorités.

Cette façon aléatoire de narrer est aussi reflétée par le passage de la réalité au rêve, sans transition aucune, sans emphase grammaticale ou changement de registre et/ou de temps, ce qui reflète bien cette incompétence psychologique dont est affligé le héros (ou plutôt, anti-héros), bien que le personnage ne soit pas « fou » au sens où il faudrait l’empêcher de vivre en société, puisqu’il fonctionne quand même plus ou moins sans faire de vagues parmi la foule, mais ne réussissant pas à s’y dénicher une place propre.

Aussi, avec cette narration, on assiste à une prolifération des images, que ce soit par la description minutieuse d’insignifiances de façon constante tout au long du récit, par le mouvement incessant qu’effectue le narrateur à travers les États-Unis, ou par la volonté d’appropriation de l’identité des autres, volonté alimentée par le récit, entre autres, par Francis Scott Fitzgerald, de Gatsby le magnifique, Gatsby de qui il aimerait posséder les caractéristiques..

Cette multitude d’images combinées à la narration conséquente font en sorte que le roman est un jeu persistant entre le narrateur et le lecteur, et qui force le lecteur à se dépasser dans son acte de lecture plutôt que de se laisser doucement bercer par la linéarité des récits traditionnels.

 

 

Commentaire personnel

 

 

Ce roman m’a beaucoup fait penser au roman Le naufragé de Thomas Bernhard (1983, version originale), lui aussi écrivain autrichien écrivant en allemand, premièrement, par la forme apparentée au monologue, très grande tendance d’exploration du « moi » en tant qu’individu. Deuxièmement, par la façon qu’ont les deux romans à mettre en scène deux narrateurs totalement incapables de se fondre dans le monde sans ressasser indéfiniment un passé trouble, symptôme très présent comme problématique dans la société autrichienne, alors que le pays n’arrivait pas à se libérer du fardeau psychologique de son passé nazi. Aussi, fait anecdotique, les auteurs ont tous deux une parenté pour les turbulences reliées aux remises de prix littéraires; alors que Handke, en sachant que son œuvre primée serait boycottée pour avoir assisté aux obsèques de l’ancien homme fort de Belgrade, Slobodan Milosevic, déclina le prix qui lui était attribué pour son œuvre, Bernhard, de son côté, harangua la foule remplie de responsables autrichiens sur l’état de la culture et de la société autrichienne en général quand on lui remit le prix de l’État d’Autriche pour la littérature, pour l’ensemble de son oeuvre. »

 

Félicitations si vous vous êtes rendus jusqu’au bout sans vous endormir ou tricher.

9 mars 2007 at 8:29 2 commentaires

MOUton

7 mars 2007 at 10:08 1 commentaire

Réponse

Si je n’avais à prendre qu’un seul roman avec moi, ce serait Ferdydurke de Witold Gombrowicz.

7 mars 2007 at 8:28 5 commentaires

Le 26 mars

Mon collègue de bureau a fait ceci pour son balcon

Le 26 mars

4 mars 2007 at 5:15 4 commentaires

La question qui tue (désolé Guy A.)

Jeudi soir, un ami m’a posé une question vraiment chiante: « Quel est ton roman préféré? Si tu te retrouvais seul sur une île déserte, et qu’avant de couler de ton bateau tu avais pu sauver un seul bouquin, ce serait lequel? »

On m’avait déjà posé la question, mais la plupart du temps j’esquivais en établissant un palmarès de 5 ou 10 livres dans un ordre non-hiérarchique, question de ne pas me tromper (je prends ça pas mal au sérieux).

J’ai répondu une première fois à la question, mais à la façon de Jean Charest, c’est-à-dire, en contournant la question pour ne pas m’impliquer. Il me repose la question, en insistant pour que je ne choisisse qu’une seule oeuvre.

Dilemme…

Réflexion…

« Oui, mais est-ce que je peux… » interrompu abruptement par un « Non »

Re-réflexion…

Finalement, j’ai eu une illumination et j’ai su ce qu’était mon livre préféré.

Mais avant de vous dire lequel est-ce, je vous demande quel est votre livre préféré. Pas les deux, trois cinq meilleurs. UN SEUL.

Pas facile, hein?

4 mars 2007 at 4:42 7 commentaires

Court divertissement

Ça y est, entre le travail et une rencontre d’étude avec Adrie, je prends deux secondes pour vous dire un petit coucou, histoire de vous divertir un peu.

Tout d’abord, Business Mum, avec ta (tu as décrétée que l’on peut se tutoyer et je suis bien loin de m’en plaindre) perspicacité à toute épreuve, tu as compris que mon anniversaire tombait le 26 mars. La question est: vas-tu être à Montréal pendant cette période? Parce que si oui, il est clair que l’on devra aller prendre une consommation ensemble. Au fait, je prévois organiser une soirée, donc, avis aux intéressés (tous les deux ou trois qui voudraient se déplacer dans un endroit festif), je dévoilerai les informations en temps et lieux. Vous pouvez communiquer avec moi à mysticnsi@yahoo.ca, et sachez que j’aime particulièrement les Bacardi Mojitos.

Dans un ordre d’esprit plus littéraire, j’ai appris aujourd’hui, en lisant cyberpresse, que le 9e Festival international littéraire de Montréal Métropolis bleu (quand même long comme nom pour un évènement) se tiendra du 25 au 29 avril 2007. Sérieusement, j’ai rarement vu un site aussi broche-à-foin, alors que tout ce qu’on y trouve est que Margaret Atwood sera récompensée d’un prix de 10 000$ (il est vrai que c’est une auteure fabuleuse), que le programme des activités ne sera dévoilé que le 4 avril, que le vidéo proposé ne fonctionne pas, et que tout ce que l’on peut tirer comme information est que ça va couter cher. Non mais, pourquoi est-ce que la littérature doit être dispendieuse? Je ne crois pas que c’est de cette façon que les gens vont se ruer aux portes, mais bon, je suis probablement juste trop stupide pour comprendre.

Dans une toute autre veine, j’ai lu LA phrase par excellence de la vie. Quelques fois, je m’emballe pour des trucs, et à moyen/long terme, mon enthousiasme s’estompe. Mais, cette fois-ci, je vous mets au défi de me trouver un uppercut plus percutant. Je vous explique. En 1937, pendant la guerre d’Espagne, Pablo Picasso a peint une de ses toiles les plus connues: Guernica. Pour vous faire une histoire courte, la toile représente le bombardement de la ville de Guernica avec moults détails sanglants représentant des civils tués/des victimes innocentes. Plus tard, alors que la Deuxième Guerre Mondiale suivait son cours, Picasso exposa ses dernières créations, dont faisait partie la toile en question. Alors qu’interrogé sur le fait que ce soit lui qui avait peint cette toile par l’ambassadeur nazi à Paris (question posée avec un ton dégouté, ça va de soi), Picasso aurait, semble-t’il, répondu: « Non, c’est vous. »

Je ne crois pas qu’il y ait rien à rajouter après ça, si ce n’est que j’ai pris la dernière citation du nouveau Dieu Wiki, et que le conditionnel s’applique puisque je n’ai pas eu la chance d’aller contre-vérifier l’information, semaine-de-remise-de-travaux oblige. Si vous avez quelque chose à partager concernant cette citation, sentez vous libre d’intervenir.

28 février 2007 at 6:39 3 commentaires

Bonne fête!

Les élections provinciales sont à nos portes.

Elles vont coïncider avec mon 23ième anniveraire.

Comme seul cadeau, je veux un gouvernement qui ne sera pas mené par le mouton frisé de Sherbrooke.

Aussi, est-ce que vous avez déjà écrit « mouton insignifiant » sur le moteur de recherche que tout le monde utilise?

25 février 2007 at 9:29 8 commentaires

Tout ce temps? Déjà?

Je suis vraiment désolé de n’avoir rien écrit depuis une semaine. J’ai des travaux par-dessus la tête, et des lectures en conséquence.

Mais, j’ai plein d’idées en tête, pour votre propre divertissement (ou ennui, si jamais vous venez sur mon site pour me haïr).

Bref, d’emblée, je vous partage un petit bout de Volkswagen Blues, écrit par Jacques Poulin, qui, comme vous le savez, sera mis en lien avec Neige noire d’Hubert Aquin pour mon travail de mi-session de littérature québécoise:

(Alors que le personnage principal/narrateur se présente aux douanes états-uniennes)

« -What do you write?
-Novels, dit Jack
-What kind of novels?

C’était la question classique et il n’avait jamais réussi à trouver une réponse satisfaisante. Combien y avait-il de sortes de romans? Dans quelle catégorie fallait-il mettre les siens? Pour répondre à ces questions, il aurait fallu qu’il fût en mesure de dire quel était le sujet principal de ses romans… Or, il en était incapable pour la simple raison que l’écriture était pour lui non pas un moyen d’expression ou de communication, mais plutôt une forme d’exploration. Chacun de ses romans avait été écrit de la façon suivante: dans un certain décor, il avait mis deux personnages en présence l’un de l’autre et il les avait regardés vivre en intervenant le moins possible.

-Love? Adventure? insista la fille.

Jack se décida pour le premier mot parce qu’il englobait le second.

-Love, dit-il en regardantla fille dans les yeux. Il s’attendait à voir quelque chose de spécial dans ses yeux, un éclair, un signe de complicité ou d’intelligence – une lueur quelconque. Mais la fille avait des yeux gris et froids comme l’acier et son visage était de marbre.

Elle posa des questions sur Théo. Depuis quand était-il à Saint-Louis? Quelle était son adresse? Quel métier exerçait-il? Était-il devenu citoyen américain? (lire « états-unien », note du bloggeur) Elle finit par se lasser de n’obtenir que des réponses vagues et elle le pria de rester dans le local du service de l’immigration pendant qu’elle allait inspecter le vieux Volkswagen. Par la fenêtre, Jack vit que la Grande Sauterelle s’éloignait du minibus avec le chat dans son capuchon. La fille aux yeux gris revint dix minutes plus tard et elle déclara qu’il pouvait partir.

– Everything’s in order, dit-elle.
– May I ask a question? demanda Jack.
-Sure

Il construisit sa phrase dans sa tête, puis il demanda:

– Was I suspected because I’m a writer?
– No. Because you don’t seem to know anything, dit la fille.
– Maybe that’s why I’m a writer, plaisanta Jack.
– I think you’d better go, dit-elle, et l’homme eut le sentiment très net qu’il valait mieux ne pas insister. »

J’adore ce roman, alors que c’est la quatrième fois, minimum, que je le lis. Mais, comme je cherche des particularités bien précises, je le relis, avec un plaisir évident, il va sans dire. Dans mon esprit, juste pour la dernière réplique de Jack, monsieur Poulin est un grand auteur. Imaginez comment je peux le respecter, si je vous dis que c’est de lui dont je vous parlais comme étant le signataire de La traduction est une histoire d’amour.

À part ça, que c’est-il passé entre temps? Ah oui!

Comment oublier ça??

Grâce à la grande déesse des reines de l’existence, j’ai assisté à une conférence d’André Major, portant sur son prochain opus Errance(s?), et sur l’écriture de carnets, façon littéraire de mélanger journal intime et blog, alors que le regard du lecteur est ressenti par le fait que l’auteur du dit carnet a conscience de la publication prochaine de ses pensées et qu’en même temps ce sont ses réflexions les plus personnelles qui sont justement publiées. Bref, c’était une conférence incroyable, surtout parce que c’était l’auteur québécois par excellence (du moins, à mon humble avis) qui la donnait.

Je sais que vous vous demandez tous comment j’ai pu réagir, étant dans la même pièce que mon idole, surtout qu’un vin & fromage était planifié après la rencontre, question de continuer la discussion sur un ton moins formel.

Soyez en sûr, je n’ai pas loupé la chance d’approfondir la discussion avec lui. De plus, comme je l’interrogeais sur des concepts théoriques, il m’avouait avoir oublié certains trucs que je lui rappelais, et n’a pas hésité à dire à tous ses interlocuteurs que je lui avais remémoré plusieurs enjeux… C’est sans importance pour tout le monde, sauf pour moi, et donc je vous partage ce moment.
Vraiment, cet auteur est à part des autres.

Le pire là-dedans, c’est que, comme je vous l’apprenais récemment, je n’avais pas eu le courage de lui envoyer mon essai, et que je lui ai avoué après avoir longuement discuté (et bu, je dois l’avouer) avec lui. Et vous savez quoi? Il se souvenait que je l’avais contacté, mais, ayant changé d’adresse de courriel, il n’arrivait plus à rejoindre ses anciens messages, et du coup, il a perdu toutes ses interpellations cybernétiques. Donc, si je lui avais envoyé mon texte à l’ancienne adresse, je serais mort d’inquiétude de n’avoir reçu aucune réponse. Maintenant que j’ai sa nouvelle adresse, au moins, je saurai qu’il lira le texte. Je ne m’attends pas à plus, même que pour moi, c’est déjà beaucoup.

Aussi, je me suis frotté à La courte lettre pour un long adieu de Peter Handke, roman déstabilisant s’il en est-un. (En passant, je viens d’effectuer ma première contribution wikipédienne. Modeste, mais réelle. Longue vie à Wiki)

Par ailleurs, c’est la mi-session, que seuls les non-étudiants considèrent comme une semaine de repos. Et donc, malheureusement, il se peut que je sois encore obligé de vous négliger un tantinet, surtout que c’est la fête d’un de mes meilleurs amis et que le mini-party effectué mardi soir ne pouvait être à la hauteur, ce pourquoi nous sortons dans les bars vendredi soir et faisons une raclette samedi.

À part ça, je commence tranquillement à avoir le blues du célibat, mais comme je suis plutôt exigeant côté fréquentation, ce n ‘est pas prêt de se régler comme situation. Je me dis que j’ai tout mon temps, que je suis jeune et fringant, reste que j’ai souvent le goût de partager plus qu’une amitié avec une fille intéressante.

J’ai plusieurs amies, mais ce n’est pas plus que ça, des AMIES. Ce sont toutes des filles belles (chacunes à leur façon) et intelligentes ( ibid), mais pas des filles avec qui je me vois à moyen terme, pour plusieurs raisons.

Donc, si jamais vous avez des filles intelligentes, gentilles, littéraires et drôles à me présenter, laissez-vous aller. Pas que je possède ces qualités ;) mais bien parce que je me complais dans un monde de rêve rempli de fleur de lotus, de terre originelle et de cieux observateurs.

Sur ce, je vais me coucher et tenter de vous revenir avec d’autres rocambolesqueries (pffff…) bientôt.

Oh oui!

Avant d’oublier, grand-maman je vais t’appeler en fin de semaine et aller souper chez toi mardi si tu es diponible.

Pour tous ceux qui n’êtes pas ma grand-maman, vous n’aviez qu’à m’inviter souper avant.

23 février 2007 at 1:54 6 commentaires

De l’inculture

Ne ratant pas une occasion de ramener mon inculture sur le tapis, je viens d’apprendre que Frankenstein est le nom du savant démoniaque dans le roman de Mary Shelley, et non du monstre.

Eh ben!

14 février 2007 at 10:45 8 commentaires

Débordé

Vous me connaissez.

Quand je suis débordé, que j’ai plus de lectures à faire que de travaux (ce qui est un fait d’arme en soit, compte tenu de la nature des travaux de mi-session dont je suis affligé), je fais quoi?

Je partage avec vous les citations qui m’ont marqué dans mes lectures récentes.

Oh ouais! (je sais que la moitié d’entre vous en auront rien à branler, mais vous savez que c’est un blog pseudo-littéraire, donc, tant pis).

En vrac:

« Il faut poser des gestes d’une telle audace que même ceux qui les répriment devront avouer qu’un pouce de liberté a été conquis pour tous » – Claude Gauvreau, La charge de l’orignal épormyable

« S’en prendre à la conscience collective qui préside à celle de chacun, essayer de la modifier, c’est en soi une grande entreprise; elle donne satisfaction, qu’on réussisse ou pas. » – Jacques Ferron, « Le Devoir » (14-5-68) à propos de sa pièce Les grands soleils

« L’acte surréaliste le plus simple consiste, revolver au poing, à descendre dans la rue et à tirer au hasard, tant qu’on peut, dans la foule » – André Breton, Manifeste du surréalisme

« Quelqu’un pleure dans le silence
Morne des nuits d’avril;
Quelqu’un pleure la somnolence
Longue de son exil;
Quelqu’un pleure dans sa douleur
Et c’est mon coeur!
– Émile Nelligan, « Quelqu’un pleure dans le silence » tiré de Poésies complètes

12 février 2007 at 11:57 4 commentaires

Matinée d’examen

Ce matin, j’avais un examen dans mon cours de littérature et langage. Le test allait porter sur les fonctions du langage de Jakobson.

Donc, je me lève tôt, histoire de boire une partie de mon café avant que le cours ne débute, ce qui est indispensable au bon (!) fonctionnement de mon esprit d’analyse et de synthèse à 9h30 le matin.

Je prends une douche rapide, puis file en direction du toujours agréable métro bondé. En direction de la charmante station Berri-UQAM, j’en profite pour revoir mes notes sur le sujet, et pour terminer mon analyse de la BD (tu parles, on se fait interroger sur des BD) qui sera à l’examen. Il faut savoir que je reste toujours debout dans le métro, puisque je devrai céder ma place d’une façon ou d’une autre si je m’assied, et donc, je préfère prendre appui sur les portes du côté qui ne s’ouvrira pas (du moins pas entre Henri-B. et Berri), m’assurant ainsi la quiétude durant ma courte période de lecture.

Durant ces quelques minutes de trajet souterrain, je sentais que quelqu’un me regardait avec insistance, sans toutefois réussir à percevoir par qui. De toute façon, comme j’avais d’autres chats à fouetter, je mis ma suspicion sur le dos de mon esprit réclamant encore un oreiller douillet.

Puis, vers la station Laurier (donc, après 7 stations et environ une douzaine/quinzaine de minutes), je me rendis compte que la dame assise face à moi ne dévisageait pas mon visage, mais bien ma fourche. Dans ces moments-là, je vous jure que le cerveau s’active, mais veut surtout être rassuré avant toute chose.

Donc, conscient que ma fermeture-éclair était probablement ouverte, mon premier réflexe ne fût pas de remonter la dite fermeture comme une éclair, mais plutôt de vérifier si le bouton de mon boxer était bien en place.

La bonne nouvelle, c’est qu’il était bien en place.

La mauvaise (du moins, pour moi), c’est qu’il n’était pas en train d’effectuer le boulot que j’attendais de lui, c’est-à-dire, de refermer l’échancrure servant normalement à faire ses besoins naturels.

Et donc, le pinson se promenait à l’air libre au lieu se se cacher dans le buisson. (En fait, il ne se promenait pas vraiment, mais était tout de même visible alors qu’il portait d’un côté, mais je vous épargne les détails.)

À ma grande surprise, et aussi, à mon plus grand soulagement, seule la dame mentionnée précédemment semblait avoir découvert le pot-aux-roses.

Vous vous imaginez bien que j’ai couvert le tout en moins de temps qu’il n’en faut pour crier ciseau, reste que le mal était fait. (Ce serait un mauvais jeu de mot de dire que le mâle était fait, n’est-ce pas?)

Mais, maintenant que j’y repense à tête reposée, une question trotte dans mon esprit: Comment se fait-il que je ne me sois pas rendu compte que le froid mordant était particulièrement ravageur à cet endroit « délicat » pendant que je me dirigeais vers la station de métro?

Au moins, l’examen s’est bien déroulé. C’est déjà ça de gagné.

9 février 2007 at 6:32 8 commentaires

Aquin et Shakespeare

La semaine dernière, j’ai lu Neige noire (1974), d’Hubert Aquin. Écrit en parallèle avec Hamlet de Shakespeare, ce roman est incroyable. C’est sérieusement un des meilleurs roman que j’ai lu ces derniers temps.

Tout y est: le scénario est original(je parle de scénario car le texte est écrit comme si c’était un scénario de film, avec en prime, moult pensées philosophiques sur le septième art) , les tirades réflexives touchent le coeur de la cible, une certaine dose de violence et de sexualité y sont insérés avec brio (c’est à dire sans vulgarité excessive et sans gratuité), bref c’est un chef d’oeuvre.

Je me propose de partager avec vous le quatrième de couverture, pour vous mettre l’eau à la bouche, et vous donner un avant-goût de ce roman que vous devez absolument lire une fois dans votre vie, surtout que c’est le dernier roman écrit par Hubert Aquin avant son suicide, en 1977.

Ça va comme suit:

« Bien sûr, le spectateur hésite à se percevoir comme succube quand il est plongé dans l’obscurité d’une salle de cinéma et à admettre la trouble complémentarité du film et de celui qui le regarde jusqu’au bout. Quelque chose de difficile à avouer est lié à toute obscurité librement consentie, fût-ce celle d’un cinéma, et, pour cette raison même, les gens devraient aller au cinéma masqués. Puisque les acteurs se présentent visage nu, il revient au spectateur de reprendre, à leur profit, cet usage révolu et de conférer, ce faisant, une dimension nouvelle à l’acte de regarder et d’écouter. Les spectateurs masqués vivraient plus profondément et plus franchement ce que la présence de voisins de salle transforme en une cérémonie trop codifiée. Le masque, visage de pure convenance, aurait pour effet de libérer totalement le spectateur, le déchargeant des contraintes de son identité, lui épargnant de cacher sa joie ou de feindre son émotion et l’habituant à l’intensité grisante de ses propres vécus. L’idéal, même, serait d’imaginer le lecteur d’un livre portant un masque dont il pourrait même se servir comme signet. »

Je vous laisse découvrir par vous-même comment le parllèle avec Hamlet est amené.

Mais, par un heureux hasard, pour un autre cours, je dois lire la pièce susnommée cette semaine. Et, comme c’est une pièce mythique de la littérature, du théâtre et de la vie en général, je vous en propose trois extraits, dont le premier est nul autre que la tirade la plus connue de toute l’écriture, tirade que l’on stoppe généralement après le premier vers, mais dont je veux vous offrir l’intégralité (c’est l’extrait culturel):

« Être ou ne pas être, telle est la question.
Est-il plus noble pour l’esprit de souffrir
Les coups et les flèches d’une injurieuse fortune,
Ou de prendre les armes contre une mer de tourments,
Et, en les affrontant, y mettre fin? Mourir, dormir,
Rien de plus, et par un sommeil dire: nous mettons fin
Aux souffrances du coeur et aux mille chocs naturels
Dont hérite la chair; c’est une dissolution
Ardamment désirable. Mourir, dormir,
Dormir, rêver peut-être, ah! c’est là l’écueil.
Car dans ce sommeil de la mort les rêves qui peuvent surgir,
Quand nous aurons quitté le tourbillon de vivre,
Arrêtent notre élan. C’est là la pensée
Qui donne au malheur une si longue vie.
Car qui voudrait supporter les fouets et la morgue du temps,
Les outrages de l’oppresseur, la superbe de l’orgueilleux,
Les affres de l’amour dédaigné, la lenteur de la loi,
L’insolence du pouvoir, et les humiliations
Que le patient mérite endure des médiocres,
Quand il pourrait lui-même s’en rendre quitte
D’un coup de dague? Qui voudrait porter ces fardeaux,
Pour grogner et suer sous une vie harassante,
Si la terreur de quelque chose après la mort,
Contrée inexplorée dont, la borne franchie,
Nul voyageur ne revient, ne déroutait la volonté
Et ne faisait supporter les maux que nous avons
Plutôt que fuir vers d’autres dont nous ne savons rien?
Ainsi la conscience fait de nous tous des lâches,
Et ainsi la couleur première de la résolution
S’étiole au pâle éclat de la pensée,
Et les entreprises de grand essor et de conséquence
Se détournent de leurs cours
Et perdent le nom d’action. Mais silence,
La belle Ophélie! Nymphe, dans tes prières,
Souviens-toi de tous mes péchés.

Maintenant, vous pourrez dire que vous avez lu la tirade en entier (pour ceux qui n’ont pas encore eu l’opportunité de lire l’intégrale de la pièce).

Deuxième passage, c’est au tour de la citation humoristique:

« Le Roi: Eh bien, Hamlet, où est Polonius?

Hamlet: À souper.

Le Roi: À souper? Où?

Hamlet: Pas où il mange, mais où il est mangé. Certaine assemblée de vers politiques s’en prend à lui. Votre ver est votre seul empereur pour la bonne chère, nous engraissons toutes les autres créatures pour nous engraisser, et nous nous engraissons nous-mêmes pour les asticots. Roi gras et mendiant maigre ne font que varier le menu: deux plats pour une seule table. Tout est là. »

Quoi? Vous ne riez pas?

Bah, vous ne pourrez pas dire que je n’ai pas essayé!

Pour le dernier passage, je voulais vous faire part d’une chanson tellement libertine qu’elle a été bannie des représentations de la pièce très longtemps, vu son caractère scandaleux… jugez-en par vous-même:

Chanson

Demain, c’est la St-Valentin,
Debout dans le petit matin,
Et moi, vierge à ta fenêtre,
Qui ta valentine doit être.
Il se leva et se vêtit,
Ouvrit la porte de la chambre;
Entra la vierge, mais vierge,
Jamais elle n’en sortit.

(…)

Jésus et Sainte Charité,
Hélas! honte, que diable!
Les gars le font sans hésiter
Par Queue, ils sont blâmables.
« Avant de me trousser, dit-elle,
Tu promis d’être mon mari. »
(Il répond:) « C »est ce que j’aurais fait, ma belle,
Si tu n’étais pas venu dans mon lit. »

Comme quoi les moeurs peuvent évoluer, mais que, malheureusement, ce genre de situation est encore d’actualité.

À noter, l’utilisation de l’expression « Par Queue » renvoie directement à la notion de pénis, alors que la version originale se lit « By cock ».

Shocking! (Oh que c’est naïf comparé à Neige noire en plus). D’ailleurs, je dois vous mettre en garde, pour les âmes sensibles, ne lisez pas le roman d’Hubert Aquin dont je parlais précédemment. Sinon vous allez peut-être me taxer de monstre sanguignolant et dépravé. Vous êtes avertis…

 

 

 

 

7 février 2007 at 11:20 5 commentaires

Quelques updates

En attendant une de mes coutumières histoires rocambolesques (non mais il se prend pour qui ce gars?), je vous informe de petits trucs à propos des liens à droite, des blogs écrits par des amis, des connaissances ou des inconnus.

James, le seul et unique photographe officiel, a changé d’adresse, il est maintenant ici

Mon très très bon ami Chuck a un nouveau site. Je suis convaincu que vous avez tous aimé autant que moi son compte rendu du tour des États-Unis, et cette fois il récidive avec un blog plus personnel, mais ô combien divertissant. C’est ici

Aussi, l’ami d’un ami d’un ami (l’ami de Frank qui est le coloc, et ami, de Chuck), j’ai nommé Janic Naud. Allez lire son blog, mais, pour les francophones unilingues, sachez que son blog est anglo. Sérieusement, je vous encourage à aller lui dire un petit bonjour. Dorénavant, c’est à lui que je vais penser quand quelqu’un me dit être « clean ». Allez lire, vous comprendrez. (En passant, juste une remarque comme ça, ton site aurait eu encore plus de punch s’il s’était appelé « The answer is Naud », mais je suis un râleur né…). C’est ici

Dernier truc, et non le moindre, Adrie, lectrice assidue (et pourtant elle n’est pas nulle) de mon espace virtuel, fait un blog sur sa nouvelle vie en tant que française-maintenant-montréalaise. Ça vaut le détour, surtout qu’elle a un regard rafraîchissant sur des thèmes/événements que les québécois habitués à voir/subir ce sur quoi elle écrit ont tendance à oublier. C’est ici

6 février 2007 at 7:00 1 commentaire

Bonne fête Kyoto

Pour toutes les informations pertinentes et relatives à l’anniversaire du protocole de Kyoto pour lequel Gwen, entre autres, organise une belle fête, allez voir: http://bonnefetekyoto.wordpress.com/

5 février 2007 at 3:15 1 commentaire

La quête

On est samedi soir. Devant la station de métro Mont-Royal, il y a un flux constant d’agitation.

Les uns déambulent sur l’avenue du même nom, les autres entrent ou quittent la dite station.

Un vent mordant fouette les joues, ce qui rend l’expérience extérieure moins agréable, mais, comme tout le monde la sait, c’est tout à fait le propre du Québec au mois de février, donc, pas question de s’en plaindre. Le souligner est déjà limite…

Attendant un copain parti commander un café, je scrute mon Ipod à la recherche d’un groupe dont j’aurais envie d’écouter la musique.

Surgit une dame d’une cinquantaine d’année (ou d’une quarantaine avancée à tout le moins), accompagnée d’une jeune fille d’environ 13 ans, qui se plante devant moi et me tend un papier où, essentiellement, il est écrit qu’elle a deux jeunes enfants à nourrir et qu’elle a besoin d’aide.

J’avais bien quelques pièces sur moi, mais comme je suis étudiant et que je dois d’abord et avant tout m’assurer de survivre avec les quelques dollars dont je dispose pour le reste de la semaine, et, de plus, nourrir mes deux jeunes chattes, je lui fis comprendre que je ne pouvais l’aider, et ce, malgré les supplications de la jeune fille.

Le coeur gros, et sous le regard menaçant de la dame, ils continuèrent leur quête vers la prochaine personne.

La jeune fille interpellée s’arrêta, et, après avoir scruté l’écriteau, fouilla dans son sac pour en sortir une boîte de barres aux noix et aux fruits. J’ai trouvé le geste plutôt noble, mais il semble que ce n’est pas ce que tous en ont pensé.

En effet, la dame quêtant n’était vraiment pas contente (ça se voyait clairement dans son visage), et c’est tout juste si elle a gardée la boîte au lieu de la jeter par terre.

C’est à cet instant précis que j’ai cessé de me sentir mal. Si quelqu’un vous demande de l’argent pour nourrir sa famille, et que de recevoir de la nourriture ne peut la contenter, c’est que cette personne ne veut pas vraiment subvenir aux besoins physiologiques des siens.

Ce qui m’a le plus attristé dans cette histoire est définitivement l’utilisation de la petite fille pour tenter d’extorquer de l’argent aux passants. Si on lui enseigne à cet âge ce genre de morale, quelle genre d’adulte deviendra-t’elle?

5 février 2007 at 3:06 4 commentaires

Ironie du sort

La compagnie pour laquelle je travaille devra réduire ses effectifs d’environ 15%. La nouvelle a été annoncée aux employés de la boîte mercredi après-midi.

Pas besoin de vous dire que, depuis ce temps, l’ambiance est plutôt difficile (euphémisme).

Tout le monde émet ses hypothèses, y va de ses analyses, de son « qu’est-ce nous aurions pû (et/ou dû) faire pour ne pas en arriver à cette situation? », etc.

Et, comme nous sommes tout près de mille employés, ça fait beaucoup de spéculation et tout de même environ 150 postes à abolir.

Bref, pour parler français, c’est la merde.

Au moins, il y a un petit côté ironique à la chose.

Vous me direz que c’est un peu égoïste de ma part, ce qui est tout à fait vrai.

En fait, c’est que mon employeur veut réduire le nombre de travailleurs directement payés par la firme. Du coup, les seuls employés qui sont assurés de garder leur poste sont les travailleurs embauchés à contrat. De plus, comme 15% des employés seront mis à la porte mais que la productivité devra être au minimum égale à ce qu’elle est présentement, qui croyez-vous qui se retrouveront avec des responsabilités accrues?

Bingo!

Avec tout ça, les seuls employés qui ont un avenir assuré à court/moyen terme, avec cette compagnie, sont les employés temporaire.

Le diable est aux vaches, et pourtant, ça me sourit. Je vous laisse méditer là-dessus avec une citation que j’ai trouvé pertinente:

« L’ironie n’est jamais que parade, cuirasse plus ou moins efficace contre l’angoisse. » – Stanley Péan

1 février 2007 at 3:33 Laisser un commentaire

Beauté baroque

La fin de semaine dernière, on m’a offert Beauté baroque de Claude Gauvreau.

Mais, comme je n’ai pas le temps de le lire (à moins d’empiéter sur le temps alloué à mes lectures scolaires), je le prête à une amie, comme ça je suis certain de faire des lectures imposées.

Je suis plutôt fier de moi, et je vous reviens plus tard avec une histoire plus rocambolesque.

30 janvier 2007 at 6:21 Laisser un commentaire

MÉDIAS ABUSIFS

Lucide.

Oups, on ne peut pas utiliser ce mot.

Lucide Intéressant.

C’est ICI!

29 janvier 2007 at 12:00 Laisser un commentaire

Allo Stop

Le problème avec Allo Stop, c’est que même les conducteurs les plus erratiques peuvent proposer leurs services

28 janvier 2007 at 11:05 5 commentaires

La fameuse tag-pas-BBQ

J’ai trouvé très drôle de lire cinq choses que je ne savais pas sur une multitude de bloggeurs.

C’est maintenant mon tour d’entrer dans cette partie de tag-où-il-n’y-a-même-pas-de-bisous-qui-se-donnent. En passant, c’est elle qui m’a passé la tag.

Mais maintenant, je suis vraiment embêté sur ce que je pourrais bien vous révéler me concernant, surtout que je dois dévoiler cinq pans de mon existence… J’ai choisi de vous parler de littérature, si jamais vous vous posez la question.

5- La seule fois où j’ai lu du Balzac, je me suis attaqué au Père Goriot, mais je n’ai pu dépasser l’allée fleurie tellement j’ai trouvé les descriptions lourdes et fastidieuses. Pour ceux qui ne connaissent pas ce roman ou cet auteur (je ne sais trop sur quelle planète vous vivez si vous ne connaissez pas Balzac, mais c’est une toute autre question), disons que Balzac est très attaché à la description minutieuse de TOUS les détails et que la dite allée fleurie n’en finit plus de ne pas finir… et pourtant j’ai lu avec un vif intérêt plusieurs oeuvres de Jules Verne, qui lui-non-plus ne lésine pas sur les descriptions…

J’imagine qu’au moment de cette lecture je n’étais tout simplement pas dans le bon état d’esprit pour me frotter à ce monument de la littérature. Je vais y revenir, c’est certain. Mais pas tout de suite.

4- Je n’ai encore jamais lu de Victor Hugo (si ce n’est qu’un ou deux poèmes ici et là). C’est honteux pour un étudiant en littérature, j’en suis pleinement conscient…

3- Ayant toujours été un lecteur assidu, c’est au cégep que j’ai su que je devais absolument m’orienter vers la littérature (J’étudiais en sciences humaines, et aimait bien les cours séparément, mais n’y voyais pas le but…). LE déclic s’est fait après avoir lu Ravage de René Barjavel. C’est vraiment après avoir lu ce roman fantastique (dans tous les sens du terme) que j’ai su que je voulais devenir écrivain. Je vous le recommande fortement, tout comme sa suite (pseudo-suite en fait) Le voyageur imprudent.

2- Je suis vraiment vraiment mauvais perdant. Dans certains sports, cette caractéristique m’a valu d’être capitaine pour le feu qui me dévorait advenant un résultat négatif et le sentiment d’urgence que je communiquais, mais en littérature c’est moins évident.

En effet, dans une joute oratoire de fin de DEC, les élèves du programme de lettres du cégep que je fréquentais devaient écrire une lettre à un auteur des Amériques, un auteur de leur choix dont le parcours scolaire avait été marqué par l’étude et/ou la lecture .

Cette lettre était libre, alors qu’on pouvait écrire directement à l’auteur, incarner un personnage inventé par ce créateur, ou s’exprimer sous n’importe quelle forme ayant un lien avec l’écrivain en question.

J’ai choisi d’écrire une lettre à André Major, un des (sinon le) meilleurs écrivains québécois. Ayant longuement médité sur l’état de la littérature et de la société québécoise, j’avais choisi de faire un parallèle entre sa popularité et la littérature dans notre société.

Vient ma présentation.

Tout est impeccable, je déclame mon texte de cinq pages (simple interligne, caractères 12 times new roman) par coeur (ce qu’une seule autre personne fera), dans un décor dépouillé de toute artifice. Je suis la dernière personne à passer avant l’entracte.

Donc, je fais ma prestation, le rideau se ferme. Tout le monde est subjugué.

J’ai été littéralement envahi durant cet entracte, alors que mes professeurs sont tous venus me féliciter pour ce texte profond, et que plusieurs spectateurs inconnus m’ont avoués qu’ils liraient du Major dès qu’ils en auraient l’occasion.

Mais (il y a évidemment un mais, sinon je ne vous raconterais pas l’anecdote), la dernière personne à passer en scène proposa un texte humoristique sur Bill Waterson, l’auteur de Calvin et Hobbes. C’est vrai que le texte était drôle, que cette BD est vraiment intéressante, mais sérieusement entre faire réfléchir et faire rire, je trouve qu’il y a un monde.

C’est aussi ce que pensaient les autres élèves, mais, au contraire de ce que je pensais, les juges en ont décidés autrement, choisissant de faire primer l’humour sur la réflexion.

Donc, du coup, vint la remise des prix, où je remportai le deuxième prix, juste derrière ce texte humoristique…

Mauvais perdant vous dites? Deuxième c’est acceptable?

Pffffffffff!

Je n’ai pas encore digéré ce vol, et n’y arriverai probablement pas. Au moins, quand je fais face à une situation de défi, je suis capable de me motiver doublement avec cette anecdote qui me restera en travers de la gorge jusqu’à la fin de mes jours, alors que je me dis que je dois combattre l’adversité avec une ardeur incomparable pour l’emporter sur ce qui me fait obstacle.

Par contre, je suis maintenant incapable de lire Calvin et Hobbes sans ressentir un malaise.

(Je vous proposerai peut-être mon texte sur André Major, un jour, si vous insistez)

1- Je possède l’adresse de courriel personelle d’André Major, mais je suis trop gêné pour communiquer avec lui, et ce, même si la plupart des gens tentent de me convaincre qu’une telle attitude est totalement ridicule.

Pourtant, je ne me résous pas à lui envoyer mon texte même s’il m’a lui-même demandé de lui envoyer…

J’aimerais bien vous voir vivre une situation similaire face à Baudelaire ou Gauvreau… (pour moi c’est l’équivalent)

Voilà donc ma façon d’aborder cinq facettes de mon existence dont vous n’êtes pas nécessairement au courant.

À mon tour de passer la tag-pas-BBQ

Adrie, tu n’y échappe pas.

Gwen, c’est maintenant ma chance de t’obliger à répondre, gna gna.

Jimmy, tu penses que le gouvernement syrien te laissera répondre en toute impunité? Je te le souhaite sincèrement.

Nico et Mariane, je ne crois pas non plus que vous vous soyez fait avoir par cette vague. Tant pis pour vous, vous êtes maintenant condamnés à dévoiler à la face de la Terre entière cinq trucs dont nous sommes supposés ne pas être au courant.

26 janvier 2007 at 9:24 5 commentaires

Darwin!

Veuillez m’excuser, cette semaine je n’ai pas beaucoup de temps à consacrer à mon blog, puisque je suis débordé de lecture et de compte-rendus.

Mais, comme je pense à vous quand même, je vous propose un vidéo incroyable, une prestation « live » d’un artiste qui joue littéralement avec du sable sur un projecteur.

Un seul mot me vient à l’esprit: OUF!

24 janvier 2007 at 7:49 2 commentaires

Félix Poutré

Félix Poutré est une pièce de théâtre « écrite » en 1871 par Louis Fréchette. Je dis « écrite » parce qu’en fait, « l’auteur » a repris plus ou moins intégralement Échappé de la potence, souvenirs d’un prisonnier d’État en 1838, parue en 1862. Cette dernière publication avait été manuscrite par Félix Poutré lui-même. Il semblerait que la pratique du plagiat était monnaie courante en ces temps.

Félix Poutré est donc un l’histoire d’un patriote qui, lors de la rebéllion de 1838, se fait canarder par un traître et, devant la menace de faire incendier la maison de son père, se présente par lui-même à la police. Puis, pour éviter la potence, il simulera la folie.

Au passage, il en profitera pour devenir agressif avec (presque) tout le monde, et surtout, face aux représentants de la Reine. Comme il aura eu la brillante idée d’incarner le gouverneur, sa violence sera justifiée par le fait qu’il veut « remettre de l’ordre » face aux récalcitrants de Sa Majesté…

Dans la plus pure tradition d’exgération du jeu de la Commedia dell Arte, la pièce joue sur l’ambivalence entre rire gras et dénonciation sociale, dans ce cas-ci levant le voile sur la vision qu’avaient les patriotes de leurs actes face au soulèvement populaire tenté contre le pouvour des Anglais.

Cependant, l’histoire prouva que cette pièce, supposément inspirée d’un fait réel, était probablement une tentative, sinon de travestissement pur et simple, à tout le moins d’embellissement de la réalité. En effet, les archives auraient démontrées que le dit Félix Poutré n’aurait séjourné que treize jours en prison, soit beaucoup moins que ce qui est mis en scène dans la pièce, et, surtout, d’une durée qui ne peut avoir permis la mise en place d’un stratagème de folie aussi élaboré tel que décrit dans la pièce. Les historiens le soupçonnent donc d’avoir été un simple informateur de la police, se qui enlève quand même beaucoup de prestige quand on y pense.

Reste que c’est une pièce divertissante, agréable car il y en a relativement peu qui ont survécu à cette époque du Québec, et qui, dans son propos, montre un pan de notre culture qui est souvent enseigné trop rapidement (quand il est enseigné) dans nos institutions scolaires.

Pour plus de détails, voyez cette analyse approfondie.

Pour lire l’intégrale de la pièce, vous pouvez la télécharger ici.

22 janvier 2007 at 8:44 1 commentaire

L’histoire du petit suisse

Je lis quelques blogs avec plus ou moins d’assiduité. Au travers mes nombreuses lectures obligatoires et le reste de mon temps passé au travail, je trouve toujours quelques minutes pour aller lire les récentes contributions à certains sites de prédilection.

Récemment, j’ai fait une découverte double: un blog intéressant, assorti d’une blogeuse extrêmement sympathique.

Et le mot sympathique est judicieux.

En effet, elle, qui ne me connait pas directement, ni même par personne interposée, m’offre de me prêter quelques livres qu’elle a dans sa bibliothèque, que je présume fournie, et ce, même si c’est une cousine d’outre-mer et qu’elle tient à ces livres comme à la prunelle de ses yeux (que je vais d’ailleurs m’abstenir de commenter, mis à part le fait qu’ils sont forts jolis, et que vous pouvez contempler sur l’en-tête de son site).

De plus, cette gente dame a même consacrée un post complet pour répondre à une de mes interrogations au lieu de seulement y consacrer un commentaire explicatif comme je m’y attendais.

Et donc, moi qui adore être surpris, vous encourage à aller lire Business mum, puisqu’elle a une belle plume (on devrait commencer à dire beau clavier pour les blogeurs, non?) et que son écriture est des plus rafraîchissante.

Pour ce qui est de mes lectures, je vous reviens tantôt avec un petit texte sur une des premières pièces de théâtre du répertoire québécois: Félix Poutré de Louis Fréchette

21 janvier 2007 at 9:49 1 commentaire

Le 17 février, pour vrai

Ça y est, les détails préliminaires sont ici

Il semble donc que je suis en conflit d’horaire avec le vernissage d’une amie qui se passe le 16 février au soir, à Québec.

Vive la vie!

19 janvier 2007 at 2:26 1 commentaire

La fin des illusions

Moi qui croyait être plutôt apte à répondre rapidement aux questions et stimulis, doit maintenant me faire à l’idée que ce n’est pas parce que je suis talentueux, ni intelligent, mais bien parce que je suis gaucher…

Voyez le pourquoi du comment ici

De toute façon, comme l’a dit un grand joueur d’échecs, l’important n’est pas de penser rapidement, mais bien de réfléchir profondément…

18 janvier 2007 at 7:14 Laisser un commentaire

Le moi et le ça

« Il est remarquable que plus un homme restreint son agressivité envers l’extérieur, plus il devient sévère, donc agressif, dans son idéal du moi. »

-Sigmund Freud, Les relations de dépendance du moi dans Essais de psychanalyse, Petite bibliothèque Payot, Paris, 1981, page 299 (théorie originalement publiée en 1923)

Donc, si on contrôle bien notre agressivité, on est plus exigeant envers soi-même…

…euh… c’est même pas vrai…

16 janvier 2007 at 7:36 2 commentaires

Petite demande

Comme vous le savez, j’ai une longue liste de lectures devant moi, et comme je ne possède pas tous les titres, je me propose de vous exposer quels livres je cherche, et comme ça, si jamais vous en possédez un ou plusieurs, et que vous êtes en mesure de me le(s) prêter, je vous serais éternellement reconnaissant.

BATAILLE, Georges: Histoire de l’oeil

DOSTOÏEVSKI, Fiodor: Notes d’un souterrain

MAUPASSANT, Guy De: Contes fantastiques

L’ISLE-ADAM, Villiers De: Contes Cruels

L’INCARNATION, Marie De: Autobiographie

LACOMBE, Patrice: La terre paternelle

Pour l’instant, ce sont les titres que je n’arrive pas à trouver en livres usagés, mais j’imagine que je vais continuer à vous casser les oreilles avec mes demandes incessantes au fur et à mesure que le session va avancer. Au moins, vous êtes averti d’avance.

14 janvier 2007 at 1:33 11 commentaires

Une rumeur entendue

Il y a une rumeur qui dit que nous devrions garder notre journée du 17 février prochain libre, puisque c’est la date qui symbolise l’entrée en vigueur du Protocole de Kyoto, et que, semblerait-il, certaines personnes ont en tête d’organiser quelque chose à cet effet.

Sachez seulement que samedi le 17 février vous êtes conviés à un événement.

Plus de détails éventuellement.

Faites-le moi savoir si vous voulez vous impliquer.

14 janvier 2007 at 1:26 3 commentaires

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