Le 23, les Plaines

On est le 23 juin. La veille de la St-Jean-Baptiste. C’est pourtant ce soir que la capitale est prise d’assaut pour un mégaparty.

Imaginez une seconde la ville de Québec remplie de gens. Je veux dire très remplie. Des gens PARTOUT.

Vous voyez le portrait?

C’est plus que ça! Faut le voir pour le croire.

Et, au moment de me diriger vers le traditionnel point de ralliement, je m’interroge sur le pourquoi du comment.

Je vous reviens là-dessus.

23 juin 2007 at 7:54 1 commentaire

Poésir

Écrire le ressentir
Est non-possible
Car les mots de l’esprit
Ne sont émotions.

Pourtant, l’indicible pulsion
Fait se précipiter sur papier:
C’est en vain que l’on tente de mettre le doigt
Sur l’exploré.

Tout de même, on écrit.
On cherche,
On creuse ses méninges,
On biffe,
On repense,
On chiffonne,
On recommence.

Et pendant tout ce temps,
On ressent en décuplé.

18 juin 2007 at 5:04 4 commentaires

Lectures d’été

Au moment de vous écrire ces lignes, nous sommes dimanche matin. Je n’ai pas bien dormi, donc je vais vous soumettre la liste des livres que je dois lire cet été.

Quand je dis que je « dois » les lire, c’est surtout une manière de parlerd’écrire.

En effet, il est plutôt inconcevable que je vais réussir à tous les lire durant la période estivale, surtout en connaissant mon penchant à me laisser tenter par l’achat de livres à prix modiques. Mais, au moins, je me fixe le but d’en lire le plus possible.

Si je vous soumets cette liste, c’est pour savoir un peu de quels livres vous aimeriez avoir des commentaires. Je vais donc tenter de m’astreindre à lire ceux qui auront reçu une quelconque démonstration d’intérêt de votre part. Si personne ne commente, je lirai pour moi et vous aurez droit à quelques échos aléatoire.

Donc, voici la fameuse liste. Elle est composée de livres je n’ai jamais lu ou que j’ai déjà commencés mais abandonnés pour une raison ou une autre, ou que je relis pour le plaisir de la chose, de classiques, de romans obscurs, de théories, de fictions, de dramaturgie, de recueils de nouvelles, de poésie, bref, pas mal n’importe quoi. Par ailleurs, sachez que l’ordre n’a pas d’importance car j’ai fait une grosse pile et que je les nomme au fur et à mesure.

  • Le Saint-Élias, Jacques Ferron
  • Hommage à Michel Beaulieu, Collectif
  • Poèmes, Léopold Sédar Senghor
  • La guerre de la fin du monde, Mario Vargas Llosa
  • Les enfants du bonhomme dans la lune, Roch Carrier
  • La chambre à mourir, Maurice Henrie
  • L’ère du soupçon, Nathalie Sarraute
  • Leibniz et Spinoza, Georges Friedman
  • L’espoir, André Malraux
  • Fantastique île de Pâques, Francis Mazière
  • L’arbre à deux têtes, Claude Viel
  • Défense et illustration de la langue québécoise, Michèle Lalonde
  • L’insoumise, Marie-Claire Blais
  • Les belles-soeurs, Michel Tremblay
  • Le cercle de craie caucasien, Bertol Brecht
  • Éducation euopéenne, Romain Gary
  • La case de l’oncle Tom, Harriet Beecher Stowe
  • La trilogie des déserteurs (L’épouvantail, L’épidémie et Les rescapés), André Major
  • Caligula suivi de Le malentendu, Albert Camus
  • Plateforme, Michel Houllebecq
  • L’homme rapaillé, Gaston Miron
  • Le goût de l’autre, Guy Cloutier
  • La bête humaine, Émile Zola
  • Tous les noms, José Saramago
  • Quoi, déjà la nuit?, Paul Chanel Malenfant
  • La fortune des Rougon, Émile Zola
  • Le turbot, Günter Grass
  • Dieu ne joue pas aux dés, Henri Laborit
  • Faut être nègre pour faire ça, Chester Himes
  • Les pins parasols, Gilles Archambault
  • La généalogie de la morale, Friedrich Nietzsche
  • To kill a mockingbird, Harper Lee
  • La porte étroite, André Gide
  • Celui qui ne m’accompagnait pas, Maurice Blanchot
  • Patience dans l’azur, Hubert Reeves
  • Einstein et l’univers, Lincoln Barnett
  • Le drame de la vie, Valère Novarina
  • La douleur du dollar, Zoé Valdés
  • L’île au trésor, Robert Louis Stevenson
  • Le rouge et le noir, Stendhal
  • La vie en prose, Yolande Villemaire
  • Un taxi mauve, Michel Déon
  • Dune, Tome I, Frank Herbert (je dois trouver le tome II)
  • Le messie de Dune, Frank Herbert
  • Les bijoux indiscrets, Denis Diderot
  • Don Quichotte I et II, Miguel De Cervantès
  • Avant le Big Bang, Igor et Grichka Bogdanov
  • Ainsi parlait Zarathoustra, Friedrich Nietzsche
  • La lune et les deux montagnes, Pedro McGregor
  • Une banale histoire, Anton Tchekov
  • La steppe, Anton Tchekov
  • Entre la vie et la mort, Nathalie Sarraute

Je me doute que vous n’avez pas lu l’intégral de cette longue liste, mais faites-le moi savoir si un titre attire votre attention.

17 juin 2007 at 9:30 6 commentaires

Rouillé. Mais récupérable

Vous avez toutes les raisons de me faire la gueule.

Sachez que je n’hiberne pas, pas tout à fait. En fait, j’éberne.

J’éberne parce que c’est l’été. J’éberne aussi parce que j’essaie de reprendre un peu d’énergie.

Moi qui suis d’habitude une dynamo inépuisable commence à me dire que je n’en peux tout simplement plus. Ça fait longtemps que je le dis, que je suis fatigué, gna gnan, mais maintenant c’est pire que pire.

Pour que je dorme le vendredi soir au lieu de sortir, c’est qu’il y a un sérieux problème (ceux qui me connaissent bien pourront en témoigner). J’ai même de la difficulté à lire plus de deux livres par semaine, et encore, c’est seulement pcq ce sont des livres que je ne peux absolument pas laisser dormir sur mon bureau (celui qui me sert de pas-bibliothèque depuis mon accident de bibliothèque, un crash monumental de … bibliothèque).

Mais, mes vacances arrivent, ce qui va grandement aider. Je n’écris pas dernièrement mais ça va revenir.

J’avais promis une liste de livres à lire avec compte-rendu, ça va finir par arriver. Mariane, je vais publier l’histoire érotique. Mais je me laisse désirer. Ce sera pour un jour de panne d’inspiration!

Récemment, un ami m’a prêté Saga, roman dont était tiré une des dernières citations que j’ai partagé avec vous. Je vous l’avoue d’emblée, c’est mon coup de coeur de l’année. Cet ami me l’avait prêté en me disant que je devais ABSOLUMENT le lire sur le champ, que c’était trop bon, etc.

Etc.

Etc.

Il m’avait bien avertit qu’il me le prêtait car c’était un must. Mais je le croyais à moitié, et je pensais sincèrement lui revenir là-dessus en trouvant moult défaults. Par principe.

Et c’est avec stupeur que j’ai découvert un monstre. Un vrai.

C’est sérieusement le roman le plus captivant:

4 scénaristes prêts à accepter n’importe quel contrat, se font offrir d’écrire une télé série qui sera présentée à 4 heures du matin au budget quasi nul. Qui s’appellera Saga.

Un seul mot d’ordre; s’ils respectent le budget lilliputien, ils peuvent faire « n’importe quoi ».

Et ils le font.

Je vous recommande donc avec conviction ce roman de Tonino Benacquista, Saga.

Le pire c’est que je le dévorais même en marchant, ce que je ne fais que très rarement. Puis, alors qu’il me restait 30 pages à lire sur les 430, je l’ai oublié dans la voiture d’un ami. Bêtement. Et j’ai patienté 4 jours sans… (je sens tout votre désarroi présentement).

Bref, la merde.

Parlant de merde, je sais que c’est arrivé il y a déjà quelques temps de ça, mais est-ce que Vladimir Poutine est vraiment déçu de « n’avoir personne à qui parler depuis la mort du Mahatma Gandhi », c’est à dire, alors que Vladdi Boy n’avait que moins quatre ans? Je ne suis pas certain de l’avoir bien compris celle-là.

Puisqu’on parle politique, inventez une blague sur Sarko. Si elle est drôle, c’est cette blague que j’aurais écrit à cet endroit. Merci de votre indulgence.

Je crois que ça va être tout pour l’instant, alors que je me demande depuis un petit bout de temps comment conclure un texte d’aussi grande (!) qualité.

En vous avouant que je ne suis allé ni à la vente de livres, ni au marché de la poésie?

Ça manquerait de panache, je ne le ferai donc pas.

14 juin 2007 at 8:54 3 commentaires

Nothing Unusual

31 mai 2007 at 12:07 2 commentaires

Saga

« Je me souviens même d’avoir éprouvé une étrange inquiétude la première fois que je l’ai regardée. Je me suis dit que si par malheur elle n’était pas libre, je consacrerais ma vie entière à la débauche sans jamais me lier à personne. »

Tonino Benacquista, Saga

29 mai 2007 at 12:23 3 commentaires

L’espoir (pas celui de Malraux)

J’attendais l’autobus, comme tous les matins, au nouveau terminus Montmorency. Je fais ma petite affaire, je lis Huis clos de Jean-Sol Partre, quand je les vois.

À ma droite, un afro-américain de 6 pieds 3 pouces, lunettes d’aviateur sur les yeux, bandeau (dont je ne me souviens s’il était rouge ou bleu) autour de la tête, à la démarche trainante.

À ma gauche, une fille d’environ 5 pieds 3 pouces, aux cheveux roses, aux bas culottes volontairement (du moins, j’imagine) et allègrement troués, avec un t-shirt tout aussi défraîchi de Crass. Sans compter les caractéristiques bottes à cap d’acier.

Ces deux personnes, aux antipodes vestimentaires, marchaient plus ou moins vers le même point, c’est-à-dire, pas mal sur moi.

Ne voyant pas le lien entre les deux individus, je continue à lire, en notant que les deux ont un visage neutre (bien que je ne vois pas les yeux de l’homme en question).

Puis, à ma grande stupeur, alors qu’ils arrivent face à face, la fille se jette dans les bras du gars, et ils se mettent à s’embrasser comme si leur vie en dépendait.

À ce moment précis, je me suis souvenu à quel point je peux aimer la race humaine.

Du moins, des fois.

26 mai 2007 at 1:08 2 commentaires

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